mardi 7 août 2012

Une truite fario combattante


Dans le dernier article, je vous parlais d’une belle truite que je traque depuis quelques séances. La dernière fois que je l'avais croisée, j’étais arrivé trop tard et l’ombre m’avait empêché de la localiser précisément. Jeudi dernier, lors d’une après-midi de récupération, la bagarre a enfin eu lieu. Tout débute la veille au soir lorsque mon padawan me dit : "On devrait aller en premier voir si la grosse truite est là, ensuite il sera temps d’aller voir ailleurs." Il est vrai que le soleil pose pas mal de souci sur ce poste en fin de journée, celui-ci étant dans notre dos. Juste avant treize heures, nous arrivons au parking. Le temps n’est pas spécialement au beau fixe, le soleil est caché par un voile nuageux. Il est  temps de s’équiper, de monter les cannes et refaire les pointes de bas de ligne. Je décide de refaire la pointe de mon bas de ligne avec du fluorocarbone. Pour information, j’utilise le "Rio Fluoroflex plus". En chemin vers la gravière, je me demande si la luminosité sera suffisante et surtout si le joli poisson sera présent à cette heure avancée ?

Juste avant d’arriver sur le poste, mon padawan va poser sa sèche sur un petit courant et capturer une première truite. C’est rassurant de savoir qu’il y a des poissons actifs. Après ce premier poisson, nous pouvons monter plus en amont. Nous arrivons sur la droite de la gravière et par l’arrière. Bizarrement, dans peu d’eau, il n’y a pas une truite. Habituellement, en fin d’après midi, il y en a au moins six ou sept qui tournent à la recherche de leur pitance …
J’ai bien peur que nous soyons venus pour rien. Dans les quelques centimètres d’eau, nous avançons au ralenti afin de ne pas faire de vagues. Après quelques mètres, quelques poissons sont visibles dans plus d’eau. A un moment, trois truites semblent même se disputer le casse-croûte ! Elles tournent sur à peine deux mètres carrés et se font un peu la chasse par moment …
Mon padawan qui se trouve légèrement en retrait sur ma gauche, observe également le manège des truites. Tout à coup, un poil en amont, à la faveur d’un petit rayon de soleil, j’aperçois celle pour qui nous sommes venus. J’attends d’être sûr de mon coup pour la pêcher. Je sais, par expérience, que cette truite est maligne. Elle bouge régulièrement vers l’amont et revient aussitôt en place. Parfois, elle nymphe en redescendant. Je vois, là, une belle possibilité de la tenter. Je l’avais déjà vu faire au cours d’une autre sortie. La truite monte vers l’amont. Je lance la toute petite nymphe non lestée.

Elle tombe parfaitement en parachute à une bonne dizaine de mètres de nous. Mentalement, je suis la course de la nymphe: je l'imagine en train de descendre vers le fond. Voilà la truite qui descend, elle arrive légèrement sur le coté. Elle accélère doucement mais sûrement en direction de ce qu’elle a vu. Dans l’élan, elle ouvre une large gueule, puis la referme. Je ferre ! Elle est pendue ! Sébastien ne comprend pas ce que je viens de ferrer. Il pensait que je pêchais les trois truites qui tournaient devant nous. Le combat s’engage et ma canne Orvis Zéro Gravity encaisse le premier rush tout en puissance de la bête. Le bas de ligne tient bon lui aussi. Je suis confiant, la truite n’a ni réussi à se réfugier dans les branches ni à monter dans les trous plus en amont. C’est seulement à cet instant que Sébastien réalise que c’est avec "la grosse" que je suis en train de livrer le combat. La lumière ne lui permettait de voir ce que je pêchais. Après les premiers rushs, il peut enfin récupérer l’appareil qui se trouve dans une de mes poches. La truite semble se fatiguer un peu. Et pourtant, vous allez voir dans la vidéo ci-dessous qu’elle avait encore de la ressource. Je suis super heureux quand cette truite arrive dans l’épuisette. Sur la vidéo, pas de musique pour une fois, juste la réalité du moment.



Cette truite a rapidement rejoint son élément après quelques photos. Aussitôt, je me souviens des propos d’un "papy pêcheur" aperçu dernièrement : "Il y a des truites ici, mais trop de moucheurs. Ils prennent les truites puis les relâchent ! Après, nous, on n'arrive plus à les prendre …"
J’ai cru défaillir en entendant ses propos, puis en regardant son montage, je me disais finalement que les truites ne risquaient pas grand-chose. Un gros buldo, un fil d’au moins vingt centièmes en bas de ligne, un gros hameçon de dix avec un gros plomb à moins de dix centimètres et une teigne comme appât. Sur un coup d’eau, je veux bien que cela fonctionne, mais là …
Cette belle truite que nous avons mesurée à l’aide du mètre en bois, offert par l’ami JM51 en octobre dernier, accusait un bon quarante-sept centimètres. Je pense que ce poisson est sauvé pour cette année. N’en déplaise à notre papy pêcheur !

Après cette belle truite, il était bien difficile de se remotiver. Nous avons quitté la gravière pour monter de quelques dizaines de mètres afin que mon padawan puisse pêcher un peu en sèche et moi toujours à vue. Rien de bien terrible, si ce n’est quelques refus sur des poissons hyper méfiants. Bref, nous décidons de retourner à la voiture quand en chemin, Sébastien m’arrête et me dit :

    "Tu la vois celle-là ?
-    Heuuu, non !
-    Mais si, regarde, dans le tas de bois. Regarde la belle !
-    Ah oui! Ça y est, je la vois!
-    Tu es en nymphe, vas-y !…"

En effet, une superbe truite est à la recherche de nymphes. Elle tourne autour d’un enchevêtrement de bois sur le fond. D’un coup, elle disparaît ! Je passe la canne entre le feuillage des arbres, je prends la nymphe entre mes doigts et j’attends. Moins d’une minute plus tard, je vois la truite qui revient dans le tas de bois. Elle ramasse une nymphe et monte un peu vers nous. Je tente le coup et lâche la nymphe (arbalète). Je pense être un peu court mais finalement tout se passe bien. J’anime doucement la nymphe qui remonte légèrement. La truite accélère et semble chercher d’où provient ce mouvement. Elle avance encore un peu, j’anime à nouveau. La truite qui n’est plus qu’à quelques dizaines de centimètres, accélère encore et finalement enfourne la nymphe !
Cette fois, mon padawan n’a pas perdu une miette de la scène. Il a bien vu le blanc de la gueule de la truite et le ferrage juste après. Il est déjà descendu vers l’eau pour épuiser le poisson. Cela ne va pas se faire sans mal car la truite est de belle taille. Elle impose sa force en début de combat et compte bien rentrer dans le tas de bois. Elle n’y arrivera pas, j’aurai rapidement le dessus. Le moment le plus difficile sera de changer de main pour passer devant un arbre, la truite va en profiter pour tirer plus fort. Au final, elle se rendra après un passage à coté de l’épuisette durant lequel mon padawan aura transpiré plus que moi !


Le reste de la journée sera anecdotique. Quelques autres poissons seront pris mais ces deux-là aurontt marqué l’après midi. Avant de finir ce billet, je voudrais remercier Sébastien car cet après-midi là, si nous sommes allés sur ce morceau de rivière, à ce moment précis, c’est un peu grâce à lui. Sans lui, je n’aurais peut-être pas réussi ces deux fabuleux coups de ligne. Alors, merci padawan.
A la revoyotte …

dimanche 29 juillet 2012

La magie du coup du soir


Cela faisait un bon moment que je n’avais pas effectué un coup du soir. La semaine dernière, j’avais une journée de récupération. Avec mon padawan, Seb le couvreur, nous avions décidé de passer la journée sur la haute Moselle. Je me faisais une joie de pouvoir pêcher à vue car le soleil était au rendez-vous. Seulement j’allais vite déchanter : les truites allaient se montrer tatillonnes ! Dès le début de la partie de pêche, vers neuf heures trente, il y avait un truc qui ne collait pas. Sur le premier secteur, c’était comme si la rivière s’était vidée de ses habitantes !

Sur le deuxième secteur prospecté, quelques belles truites sont bien présentes mais elles ne s’alimentent pas. A cet endroit de la rivière, le soleil est mal orienté. À chaque tentative de lancer, les truites voient l’ombre de la soie ou du bas de ligne projeté sur la rivière et c’est la fuite assurée. Bizarrement, même en pêchant dans l’ombre, les poissons viennent voir les nymphes extra-légères mais se refusent à croquer dedans. Il va falloir que je sorte toute ma "science" pour réussir à leurrer deux poissons durant cette matinée. Même sans prendre grand-chose, le spectacle valut le détour: nous aurons observé de nombreux poissons. Bien après l’heure de midi, il était temps de rejoindre la voiture afin de prendre un casse-croûte bien mérité.

L’après midi, légèrement plus en amont, les poissons sont toujours aussi récalcitrants. Toutefois, un gobage retient toute notre attention. Une truite gobe devant des renouées du japon, le long d’un mur. Des arbres gênent le lancer arrière mais le coup reste jouable. Malgré mon insistance (car je sais qu’il est capable de le faire!) mon padawan n’ose pas tenter le coup ! Donc je vais m’y coller. La mouche passe bien à la deuxième dérive mais rien ne se passe. Je vais faire plusieurs tentatives sans succès. En fait, je pêche à contre temps: le poisson monte ou trop tôt, ou trop tard. Une fois dans le bon timing, à priori l’artificielle ne convient pas ! Je vais enfin trouver le salut avec une éphémère à ailes possédant un corps orange. Ça sera d’ailleurs la mouche "sèche" qui restera liée à mon bas de ligne jusqu’à la fin.


Plus tard, je souhaite me rendre sur un autre secteur où j’ai découvert une belle truite dernièrement. Pour le moment, elle refuse tout ce que je lui présente mais je ne désespère pas de la prendre à la nymphe à vue. Ce ne sera pas pour cette fois car l’ombre est déjà bien avancée sur le poste de la bête. Je ne pourrais pas la tenter. Qu’à cela ne tienne, nous allons attendre un long moment avant de voir apparaître les premiers gobages en amont d’un gros pool. Il faut faire un long déplacement dans l’eau au risque de faire fuir tous les poissons. A ce jeu de quitte ou double, nous allons perdre ! Il va falloir rester calme un long moment avant de voir de timides gobages réapparaître. C'est à partir de ce moment-là que la pêche va devenir magique ce soir-là. Le premier poisson est situé sous des branches. Le coup semble difficile au départ mais finalement, après un moment d’observation, je me rends compte que le courant va porter la mouche directement dans la gueule du poisson. A la première dérive, la truite n’a pas d’autre choix que de se saisir de l’artificielle. Après une belle bagarre, j’échoue la bête dans l’épuisette et la relâche illico. Une autre est toujours en poste à quelques mètres, juste en amont, devant une roche. Encore une fois, à la première dérive, je tombe juste. La truite gobe la mouche : je ferre mais je dépique aussitôt !

Dix mètres plus haut, deux autres poissons sont attablés. Cette fois, ils sont en pleine eau, sans obstacle. Mon padawan a remballé depuis longtemps son matériel: Dommage. Je me dis qu’il serait bête de ne pas les tenter. Le plus difficile était de se déplacer sans faire de bruit. Une fois à portée de tir, la première truite est toujours en poste. Une fois de plus, à la première dérive, elle monte s’emparer de mon éphémère. A peine ai-je relâché cette fario que la deuxième gobe quelques mètres en amont. A ce moment là, Sébastien me demande de lui donner l’appareil photo numérique. En principe, cela me met la pression mais là, ce soir, je suis intouchable. La preuve avec la vidéo ci-dessous.


La qualité n'est pas terrible mais on essayera de mieux faire à l'avenir. A priori, quelques réglages s'imposent. Encore une fois, au premier posé, la truite prend avec violence la mouche. Durant le combat, elle va nous gratifier de deux magnifiques chandelles sans toutefois réussir à se défaire du piège. Après ce dernier combat, quelques poissons gobent encore plus haut. Je me raisonne à me dire que pour aujourd’hui, il faut savoir s’arrêter. Il nous reste un gros kilomètre à parcourir pour rejoindre la voiture avant la nuit. Cela nous laissera le temps de savourer encore un peu les instants magiques vécus ce soir. Vivement la prochaine fois et à la revoyotte …

jeudi 26 juillet 2012

Test de soies synthétiques


Aujourd'hui parlons un peu des soies synthétiques pour la pêche à la mouche. Depuis quelques années, j'ai l'impression d'être un grand consommateur de soies, notamment les TT de chez Lee Wulff et les Sylk 444 de chez Cortland . Il est vrai que je pêche de façon très régulière mais tout de même. L'usure de certaines soies me semble assez prématurée. Est-ce la qualité des soies qui laisse vraiment à désirer ou alors est-ce la qualité des nos eaux de nos rivières qui agresse les soies ? La dernière en date était une Lee Wulff Triangle Taper flottante de couleur Ivoire en N°5 qui s'est usée en trente sorties de pêche seulement. Depuis, je teste deux nouveaux modèles : une Orvis et une Scientific Anglers.

Le premier modèle est une des dernières nées de la firme Orvis: référence HYDROS 3D fly line flottante N°5. Le revêtement peut paraître assez surprennant de prime abord. La surface de la soie n'est pas lisse: elle est plutôt en relief d'où son nom je suppose. Cet aspect particulier contribue sans doute à offrir une surface de contact moins importante avec l'eau donc par ce simple fait, une flottabilité plus élevée. Ce qui semble le plus étrange, c'est le bruit provoqué par le passage de la soie dans les anneaux de la canne mais au final on s'y habitue. Cela ressemble à s'y méprendre au frottement d'une soie qui aurait fait un passage dans un bac à sable ! J'ai relié à cette soie un bas de ligne classique pour la pêche à la nymphe à vue. Les posés sont discrets en comparaison avec le modèle précédent. Pour le moment, cette soie convient parfaitement bien à ma canne Orvis Zéro Gravity Hélios en 9 pieds soie de 5. Petit point supplémentaire, l'emballage de cette soie est réalisé en carton recyclé donc un peu plus respectueux de l'environnement. Bien vu ! Pour ceux qui souhaiteraient en faire l’acquisition, je me la suis procurée chez Jérémy de "Pêche 2001" en Belgique.


Le deuxième modèle que je teste en ce moment est différent. Il s'agit du modèle Mastery VPT (Versatile Présentation Taper) de chez Scientific Anglers en soie de 5 également. J'ai utilisé ce dernier sur le parcours No-kill d'Epinal et la Marne. La soie est bicolore. La pointe vert olive, le fuseau de lancer orange et le running line à nouveau vert olive. Le changement de couleur permet sans doute aux débutants de mieux visualiser le moment où la soie charge la canne. La soie parait bien plus grosse sur le fuseau  par rapport à l'Orvis 3D mais pour autant, la pointe compense bien et au final les posés restent discrets sous réserve de ne pas trop plaquer. Cette soie m'a été fournie par le magasin "Cast-Again" de l'ami Sébastien que je remercie au passage pour ses conseils. Par la même occasion je me suis procuré le produit pour entretenir les soies de la même marque afin de peut-être prolonger leur durée de vie. Petite précision, sur les deux modèles il y a une boucle qui permet de relier le bas de ligne par un système boucle dans boucle. Je le supprime car je trouve que cela alourdi la pointe et transmet mal l'énergie. Je relie mon bas de ligne à la soie par un nœud Albright.

Quitte à faire des tests, je me suis amusé à modifier de façon plutôt drastique mon bas de ligne. J'ai supprimé tous les brins intermédiaires finissant par cinq. (quarante-cinq - trente-cinq - vingt-cinq)

En résumé, voilà la formule que j'utilise sur cette soie :

Le bas de ligne jusqu'au 20/100 est composé de maxima chaméléon recuit à raison d'une minute pour 10 centièmes.

Diamètre 50/100 longueur 70 centimètres
Diamètre 40/100 longueur 70 centimètres
Diamètre 30/100 longueur 70 centimètres
Diamètre 20/100 longueur 70 centimètres plus une "perfect loop"

Le fil du porte pointe et de la pointe est constitué de Rio powerflex
Porte pointe diamètre 15.2/100 longueur 60 centimètres
Pointe diamètre 12.7 ou 10.2/100 de 1.20 mètre à 3 mètres.

Pour les bons lanceurs, il est possible de rajouter du 17.8/100 dans les mêmes proportions afin de rallonger encore un peu le bas de ligne.

Ce bas de ligne se pose d'un seul tenant; même avec un léger vent. Il a déjà séduit quelques padawans ... Il ne vous reste plus qu'à faire vos propres essais et vous m'en direz des nouvelles, ou pas !

A la revoyotte ...

lundi 2 juillet 2012

Sortie mensuelle du club mouche d’Épinal sur la Bruche


Samedi 16 juin, sept heures, départ pour l’Alsace où nous attendent Charles et ses joyeux drilles pour une partie de pêche endiablée sur la Bruche. Un accueil bien sympathique avec les traditionnels Bretzels nous attendait. Par petits groupes et accompagnés par les membres du club Baetis Rhodani, nous avons découvert la Bruche sur les lots de l’EDW. Les truites de taille démesurée nous attendaient et ont réservé de grosses surprises à ceux qui pêchaient trop fin ! Pour ma part, lors de la prise d’une riquette, un monstre a surgi de nulle part pour essayer de la croquer mais en vain. Le midi, un super moment de convivialité et d’échanges a eu lieu autour du casse croûte dans un petit coin bien agréable en bordure de la rivière.

Un bon moment autour du casse-croûte. Crédit photos: Lauryves
L’après midi, les petits groupes se sont à nouveau répartis sur le cours de la rivière avec même, pour certains, la visite d’une passe à poissons. La pêche a été plutôt difficile mais peu importe, c’est plutôt l’ambiance qu’il faut retenir. Même le coup du soir, tenté par les deux "Seb padawan" et moi-même n’a pas tenu toutes ses promesses. La faute à une dépression qui pointait son nez. Cependant quelques thymallus et autres farios ont eu le loisir de goûter au fer de nos hameçons.

Encore merci à Charles et son équipe pour son dévouement et l’organisation de notre venue. Merci aussi à Claude pour les infos juste avant notre venue. La sortie a visiblement bien plu. Donc je pense pouvoir dire que nous reviendrons faire un petit pèlerinage sur vos terres ! A la revoyotte ...

vendredi 29 juin 2012

Repérage sur la Marne


Du 09 au 11 juin dernier, accompagné de Michel et de mon padawan, je suis allé faire un repérage dans le département voisin en vue de la sortie estivale prévue avec le club mouche "la Phrygane Spinalienne" en juillet prochain. La rivière choisie cette année sera la Marne sur les lots de l’URNE (Union Réciprocitaire du Grand Est). Ne connaissant pas bien les lieux, deux amis rencontrés virtuellement sur le site de gobages  puis en chair et en os l’automne dernier, nous ont accompagné pendant deux journées afin de nous montrer certains accès et parcours de pêche. Le samedi matin c’était Jean-Marc, alias JM51, qui nous accompagnait et nous faisait découvrir la rivière. Le niveau était encore un peu haut mais cela nous a vraiment plu au point de définir que c’était sur les secteurs parcourus qu’aurait lieu la sortie estivale. La pêche ne fut pas extraordinaire mais là n’était pas le but. Toutefois au coup du soir nous avons passé un moment bien sympa avec quelques ombres qui sont venus se saisir de sèches bien présentées. Nous avons même effectué un doublé d’ombres !


Le lendemain, c’était au tour d’Emmanuel, alias Thymallus10, de nous faire découvrir un autre tronçon de la rivière en compagnie de Mathias. Là encore, nous avons traqué un grand bout de rivière et avons vu de bien jolis poissons, notamment le matin avant onze heures. Ensuite la pêche a été un peu plus délicate mais nous avons passé un bon moment. Plus en soirée, sur un autre secteur, les ombres se mettaient enfin à table pour mes deux comparses. Moi, pendant ce temps là, je m’étais fatigué à pêcher une zone où finalement il n’y avait que des hotus ! Après une petite dose de "motivex", je me décidai à faire une bordure enrochée et au final, derrière un léger courant, j’ai aperçu un minuscule gobage. Après trois tentatives avortées par une mauvaise présentation, j’ai vu ma phrygane en cul de bécasse disparaitre, comme aspirée. Ferrage: Yesss ! Pendue ! Une truite avait bel et bien gobé mon artificielle et se débattait telle une diablesse à un tel point que je la croyais plus grosse. Il faut dire que le courant était assez puissant compte tenu que la rivière avait toujours au moins vingt centimètres de trop.


Le Lundi, cette fois nous étions seuls. Le mauvais temps était de la partie. La nuit avait été humide. Une infiltration d’eau dans la tente avait mouillé toutes nos affaires. Les belles averses du matin avec de l’eau bien froide n’ont pas favorisé nos desseins mais peu importe. Nous avons tout de même touché quelques riquettes afin de nous consoler. Depuis, sur le trio, nous sommes deux à trainer une bonne crève …

Encore un grand merci à Jean-Marc et Manu pour leur gentillesse et leur disponibilité. je n’oublie pas Brice, alias Loops qui n’était dans la région à cette date mais qui a malgré tout contribué à me donner des réponses sur les secteurs à prospecter.

Voilà! Maintenant que le repérage est fait, il ne reste plus qu’à attendre la sortie estivale du 14 Juillet en espérant trouver une rivière en ordre afin de pouvoir profiter un peu plus de ses habitants ...

A la revoyotte

mardi 26 juin 2012

Début de saison sur la Moselle


Nous arrivons presque à la fin juin et la saison est déjà bien entamée. Je n’ai pas trouvé le temps d’écrire durant ce début de saison mais j’ai tout de même quelques belles séquences à vous montrer. Cette année, pour la première fois depuis fort longtemps, j’avais décidé de prendre des congés pendant la bonne période, du moins ce qui semblait l’être. C’était sans compter sur la poisse légendaire qui me poursuit depuis plusieurs années. Comme les cousins bretons, dès lors que je suis en congé, le ciel me tombe sur la tête !

Malgré tout je ne suis pas à plaindre. J’ai réussi à tirer mon épingle du jeu à plusieurs reprises et j’ai même réussi à pêcher quelques fois à la nymphe à vue. Avec mon Padawan, Séb le couvreur, nous avons passé de bons moments. Il y a même de quoi monter un bêtisier …
Il y a eu quelques frayeurs aussi, je pense notamment au jour où je me suis retrouvé la tête la première dans l’eau glacée après une spectaculaire chute. Désarroi aussi face à certains poissons qui nous ont joué de mauvais tours. Certains de ces derniers sont même devenus des objectifs pour le reste de la saison. J’espère pouvoir franchir la barre des cinquante centimètres sur la Moselle. J’en ai touché et j’en ai vu, il ne reste plus qu’à les prendre.


Le matériel a été mis à rude épreuve pendant ce début de saison. Si je dois faire le point, il y a déjà des dégâts. A commencer par la paire de lunettes polarisante qui s’est opacifiée mais heureusement mon revendeur me l’a changée. Mon waders respirant de chez Décathlon en cinq couches commence à prendre l’eau au niveau des coutures. Pour finir, la soie toute neuve montée sur le moulinet dès la première sortie est déjà hors service après une trentaine de sorties, elle est toute craquelée. J’avoue être surpris par l’usure plutôt rapide de cette soie qui était une Triangle Taper de chez LeeWulff en taille 5. Quand j’entends certains me dire que leur soie dure depuis plusieurs saisons, je reste méfiant et j’aimerais qu’ils me disent combien de fois ils pêchent dans l’année.

J’attends avec impatience d’essayer deux nouveaux modèles de soies, une Scientific Anglers et une Orvis. On verra bien ce que cela va donner. Cela fait déjà un bon nombre de modèles que je passe à l’essai et j’avoue ne rien trouver de suffisamment robuste pour une utilisation intensive. Et je dirais même qu’avec le temps, les soies deviennent de moins en moins résistantes. Et pourtant à voir les magazines, on nous rebat sans cesses les oreilles avec de grandes prouesses technologiques, des soies qui flottent plus haut, auto-lubrifiantes, qui permettent de lancer encore plus loin, j’en passe et des meilleures …

Désormais, il reste quelques belles parties de pêche à réaliser, même si je ne vais pas être autant disponible pour aller traîner au bord de l’eau. De cette façon, j’écrirai peut-être un peu plus car de toutes façons, j’ai plein de choses à vous montrer. Donc, à la revoyotte !

mercredi 23 mai 2012

Une belle grosse truite


Après un long de moment de silence sur le blog, voici enfin quelques nouvelles. Avec la météo des jours derniers les premières éclosions ont eu lieu et les truites en profitaient pour se gaver de nombreux insectes. Cela faisait vraiment longtemps que je n'avais pas bénéficié de conditions optimales à tel point que je suis surpris de la quantité de truites de taille supérieure à quarante centimètres. La plus belle de toutes est sans aucun doute celle présentée ci-dessous avoisinant les quarante six centimètres. C'est un poisson repéré l'an dernier par l'ami Christophe, moniteur guide de pêche. Celui-ci m'avait prévenu :" Attention! Sur ce secteur sans aucun signe particulier présentant les caractéristiques pour accueillir un gros poisson, j'ai vu une grosse truite" Ce jour-là, des March Brown se laissaient dériver au grè des courants et déjà quelques poissons s'étaient laissés glisser dans les mailles de l'épuisette. Au moment où cette truite s'est emparé de l'artificielle, une gerbe d'eau a jailli. J'ai tout de suite compris que la taille de l'adversaire était plus élevée.

Le combat a été assez bref mais intense, il a tout de même fallu que je descende au milieu du courant pour la mener à l'épuisette. Une semaine plus tard, exactement au même endroit, un tout petit rond en surface m'indiquait la présence d'un poisson à table. J'ai fait monter ce poisson sur une émergente d'Ecdyonurus: il a fait un gobage monstrueux. Sébastien, qui se trouvait à une quinzaine de mètres a entendu l'explosion à la surface de l'eau. "lui qui est sourd comme un pot, c'est vous dire !" Mais cette fois, le combat n'a pas eu lieu: j'ai visiblement ferré un peu trop tôt. Qu'à cela ne tienne, je sais qu'il est là, tôt ou tard, il finira par revenir poser pour la photo car je suis presque sûr que c'est le même poisson!


Il m'est aussi arrivé quelques mésaventures pendant ces quelques jours de pêche avec notamment un plongeon dans l'eau glacée, tête la première, en passant par des ronces. Vous aurez l'occasion de voir ma bobine dans un futur montage que je mettrai en ligne. Deux jours plus tard, j'effectuais un deuxième plongeon en remettant le dernier poisson de la journée à l'eau. Une glissade sur une plaque de terre glaise et plouf, je me suis à nouveau retrouvé dans l'eau ! Cette dernière chute est heureusement moins grave que la première. Avec deux bains en trois jours, ça suffit pour un bon moment ... A la revoyotte !