jeudi 9 janvier 2020

Bonne Année 2020 !


Il est temps aujourd'hui de venir écrire quelques lignes. Mon stylo n'avait plus d'encre ... La vie n'est qu'un éternel recommencement, alors comme chaque début d'année, c'est le moment de vous présenter mes vœux. Je vais donc vous souhaiter en premier lieu, une excellente santé qui vous permettra de vous rendre au bord de l'eau afin d'y exercer notre belle passion. Je vous souhaite d'y prendre de bien jolis poissons. Une météo clémente serait parfaite. Et par dessous tout, d'être entouré de bons amis.

Pour ma part, j'espère avancer dans la formation du jeune padawan ... 

Étrange ma photo cette année mais c'est un des rares poissons capturé. Certains y trouveront peut être un semblant de symbole du Yin et du Yang ...
Encore une fois, je vous souhaite une bonne et heureuse année 2020 !

A la revoyotte ...

mercredi 6 novembre 2019

Reprendre le fil ...


Il est temps de reprendre le fil de ce blog. Bien des choses se sont passées depuis mon absence sur les pages de Blogger. Les années passent et je me rends compte que je pratique de moins en moins cette pêche qui pourtant était chère à mon cœur. A cela, plusieurs raisons à commencer par l’état de nos rivières. Trois années de sécheresse d’affilé c’est beaucoup trop pour le milieu aquatique déjà bien appauvri par les pollutions d’origine Industrielle, domestique ou encore en relation avec les pratiques agricole. Mais soyez rassurés, on nous fait acheter et manger du bio à tour de bras. Petite parenthèse sur le Bio, j’aimerai bien que l’on m’explique comment on produit une culture Bio sur une terre exploitée pendant des années avec des tas de produits ? Tout va bien dans le meilleur des mondes …

Aujourd’hui, je pêche donc autrement mais beaucoup moins souvent que par le passé. Depuis mon départ du club mouche d’Epinal, je vois les choses autrement. Je pêche tout simplement pour moi. Ceci dit, je ne regrette absolument pas cette période de ma vie. J’ai appris beaucoup, j’ai donné de mon temps, j’ai partagé. Ce que j’ai fait, je l’ai fait avec plaisir, personne ne m’obligeait. Cette aventure fait partie du passé et je ne reviendrai pas dessus. J’ai passé de très bons moments que je ne renierai jamais, je ne suis pas du genre à cracher dans la soupe.

Jean-Marc en pleine bataille !
Le déclic est arrivé à la fin de l’été dernier  après une partie de pêche avec mon maître à pêcher, Jean-Marc Somaré. Ce jour-là, à l’écouter me raconter des histoires, à le voir pêcher, je me suis remis à croire à la transmission du savoir ou du moins du partage de ma petite expérience. J’ai donc décidé de transmettre encore une fois, une dernière fois. Aujourd’hui, je regarde vers l’avenir avec un objectif précis, former un dernier padawan. Un jeune apprenti qui saura rester fidèle, qui ne retournera pas sa veste au gré du vent. Pas comme certains l’ont fait, comme de simple consommateurs. C’était pourtant écrit dans la saga mais je ne l’ai pas vu venir.  Là encore, je ne referai pas l’histoire. Chacun écrira la sienne désormais …

Donc, si je reprends dans l’ordre les trois derniers épisodes ; Le réveil de la force ; les derniers Jedi ; prochainement sortira le dernier opus de la saga avec l’ascension de Skywalker. Compte tenu que ce jeune apprenti  a déjà fait ses premières armes, j’ai donc le titre de mon prochain article ; « le dernier padawan ».

A la revoyotte et que la force soit avec vous !

mercredi 9 janvier 2019

Assemblée générale AAPPMA EPINAL


Comme chaque année, le troisième samedi de Janvier est consacré à l'assemblée générale de l'AAPPMA d’Épinal. Depuis quelques années, cette assemblée se déroule dans les villages autour de la capitale des images afin d'aller à la rencontre de ses adhérents.

Je trouve cette initiative très intéressante au regard du nom porté par l'AAPPMA. En effet, son véritable nom est bien AAPPMA Épinal et Environs !

Cette année, la réunion aura lieu sur la commune de Chavelot. Dans cette commune naîtra bientôt une micro centrale, une de plus, ceci n'est pas fait pour me réjouir. Elle sera installée au niveau de la prise d'eau du canal de la B.T.T au niveau du barrage de l'eau blanche.

J'espère que la rivière n'aura pas à souffrir de cette énième installation sur son cours. L'électricité verte, j'aimerai bien y croire mais pour avoir vu les ravages provoqué par ce genre d'installation j'ai des doutes. De toute façon, nous verrons bien, nous n'avons pas le choix.


Les râleurs des réseaux sociaux et du bord de l'eau oseront-ils assister à cette assemblée ? Il y a en pourtant qui osent critiquer mais ne se mouillent jamais ... Prenez votre courage à deux mains et soyez les bienvenus pour discuter de façon cordiale.

A la revoyotte ...

mardi 1 janvier 2019

Bonnée Année 2019 !

Pas un mot, un article, une photo ! Cela changera t-il en 2019 ? Une année de plus pour rien sur le blog en 2018 ...
En attendant, je vous souhaite Santé et Bonheur en ce premier jour de l'an 2019. Ceci vous servira d'ingrédients de base afin de passer une bonne année.

Une petite vue depuis la terrasse avec la forêt givrée
2018 fut une année particulière d'un point de vue personnel. Celle qui vient de débuter promet de grands chambardements également. Quoi qu'il arrive, je trainerai mes guêtres au bord de l'eau. Ce sera pour moi l'occasion de croiser certains lecteurs. Je me ferai une joie de vous revoir.

J'espère juste que les conditions hydrologique seront plus favorable pour nos desseins. Pêcher oui, mais pas à n'importe quel prix, n'en déplaise à certain !

A la revoyotte ...


lundi 1 janvier 2018

Bonne Année 2018 !


Une année s'est achevée avec toujours aussi peu de communication sur le blog. Le temps fait son œuvre, les occupations sont parfois différentes. L'année 2017, n'a pas dérogé à la règle. Il s'est en passé des choses, principalement la rénovation de mon appartement, la pêche a été relayée au second plan voir même plus loin.

En attendant, comme le veut la tradition, je vous souhaitent le meilleur pour cette nouvelle année ! Profitez sans en abuser de notre si belle nature qui souffre de la bêtise humaine encore bien trop souvent.

Les temps changent, l'année qui débute sera t-elle celle du renouveau ? Seul l'avenir nous le dira ...

A la revoyotte



vendredi 27 janvier 2017

Les cormorans Vosgiens ont droit d’asile …


Bienvenue dans les Vosges aux volatiles noirs au bec crochu ! La sentence est tombée, l’arrêté préfectoral de régulation sur trois années dans le département a été suspendu. Comme c’est étrange, mais au fait, d’où vient-elle cette suspension ? Une association, bien connue, qui protège les volatiles n’en serait-elle pas la cause ? Et bien … Oui !

Une fois de plus, amis pêcheurs, nous nous sommes fait rouler dans la farine. Cette association réclame sans cesse sur des tas de sujets et obtient souvent gain de cause.  Ce qui est malheureux dans cette histoire, à mon sens, c’est que nous sommes plusieurs milliers de pêcheurs dans notre beau département et que personne n’a rien vu venir, moi y compris. Mais une bande de « teigneux escrologistes » savent bien comment s’y prendre. Il serait peut-être temps que nous prenions conscience de nos lacunes et que nous commencions à défendre le peu qu’il reste si nous voulons encore pêcher dans quelques années. Ne serait-il pas temps de mettre une veille sur les actions entreprises par cette association dès lors que cela nous concerne ? 

Un petit retour en arrière s’impose afin d’appréhender le propos du jour. Dans le cadre de l’arrêté de régulation du grand cormoran, le public pouvait faire part de ses observations durant la période du 15 novembre au 09 décembre 2016. Personnellement,  je n’étais pas au courant comme beaucoup d’entre nous. J’en veux pour preuve le nombre de contributions reçues. Douze contributions dont une seule favorable à la régulation ! Je vous laisse deviner de qui proviennent les onze autres contributions. Je vous invite à lire la synthèse des observations ci-dessous.



Suite à cette consultation, l’arrêté préfectoral pouvait voir le jour. Ce dernier porte le numéro 959/2016/DDT daté 20 Décembre 2016. Vous pouvez le retrouver ci-dessous. Titre 1, article 1, 600 oiseaux par année pendant trois ans pouvaient être tirés sur le département plus 50 oiseaux supplémentaires si nécessaire. Je ne vais pas faire le détail de l’arrêté. Le plus simple est de le lire ci-dessous. Oui, je sais encore de la lecture ...




Suite à la parution de l’arrêté, les protecteurs de l’oiseau de malheur se sont évidemment insurgés. Rapidement, ils se sont empressés de saisir le tribunal administratif de Nancy. Deux recours en référé furent déposés, le premier pour une suspension urgente de l’arrêté et le second pour carrément annuler l’arrêté qu’ils jugent « illégal et abusif » ! En lisant la presse locale, on comprend bien la position des protecteurs. Les pauvres oiseaux noirs, à l’agonie compte tenu des conditions hivernales difficiles ne mangent pas plus de poissons que les carnassiers et autres salmonidés.


J’aimerais bien savoir comment ferait un brochet pour manger environ 300 grammes de poissons par jour et le digérer pour recommencer le lendemain dans une eau à 3 ou 4 degrés ? Je ne parle que du brochet mais imaginez cela avec une truite ou encore une perche compte tenu de leur propre poids !
Le tribunal a donc instruit le dossier et voilà, la sentence est tombée. Heureusement, les défenseurs des cormorans, ont été déboutés sur certaines de leurs demandes. Ils ont même eu le toupet de demander des dommages et intérêts !!!
Encore un peu de lecture, ça vous dis ? Allez, voilà l’ordonnance du tribunal administratif ci-dessous.





En faisant le point vite fait, il est vrai que le cormoran est une espèce qui a toujours résidé dans le département et qu’il est tout à fait normal de lui laisser la part belle. Restons sérieux un instant, les Phalacrocoracidae font partie de la famille des oiseaux de mer. Il n’y a pas un problème là ? Le cormoran, n’a rien à faire sur nos terres, un point c’est tout !

Actuellement la Moselle est gelée sur un grand linéaire donc, au centre-ville d’Épinal, les cormorans se gavent sur le parcours no-kill. Le dortoir est tout prêt, quelques centaines de mètres à faire seulement. Je peux vous dire que la table est bonne. J’ai observé leur manège pendant quelques minutes, c’est triste à en pleurer. A moins que je ne me trompe et qu’au final ces magnifiques oiseaux au plumage sombre ne viennent à la rivière que pour se baigner …



Les voilà qui passent au-dessus de la Moselle au niveau du champ de mars d’Épinal. Ils effectuent quelques passages en descendant un peu plus bas à chaque fois, jusqu’au moment où ils plongent !

lundi 9 janvier 2017

Assemblée Générale de l'AAPPMA d'Epinal


L'A.A.P.P.M.A d’Épinal organise son assemblée générale le 21 Janvier 2017. Le rendez vous est fixé à la salle polyvalente de JEUXEY. Attention de ne pas se rendre au lieu habituel, ça serait ballot ...

L'assemblée générale, par principe est peu fréquentée, c'est une erreur de la part des pêcheurs. En achetant votre carte de pêche, vous êtes membre de droit. Sur plus de 1000 adhérents, combien seront nous une fois de plus ?

Au bord de l'eau, c'est toujours le même discours : T'as vu, ils font jamais rien à l'AAPPMA. Ou encore: Ils ont fait ça, on est pas courant ! J'en passe est des meilleurs ...

C'est bien regrettable, chaque pêcheur devrait se sentir concerné et au moins assister à l'assemblée de son AAPPMA. Alors n'hésitez plus et rendez vous le 21 janvier prochain.

Dernière petite chose, les AAPPMA sont gérés par des bénévoles. Il est bien difficile et souvent ingrat de réaliser se qu'ils font. Vous avez du temps libre et souhaitez participer ? Alors faîtes vous connaître auprès de votre association.

 

dimanche 1 janvier 2017

Bonne année 2017 !


Le coté obscur de mon ombre plane toujours sur la toile, je viens perpétuer la tradition et vous souhaiter la bonne année. Je vous souhaite ainsi le meilleur en terme de santé mais aussi et bien sûr au bord de l'eau. Des poissons magnifiques et grand comme ça ...

Je souhaite aussi que la météo arrête de nous jouer de sales tours afin de retrouver un certain équilibre pour nos pauvres rivières qui souffrent !

L'année passée fut une nouvelle fois catastrophique en terme d'écriture, cela changera t-il en 2017 ?


A la revoyotte ...


jeudi 7 juillet 2016

Le retour de Darkvaders


Quatre articles depuis le 10 juillet 2014, cela fait quand même très peu pour faire vivre un blog ! J’aurais pourtant bien des choses à vous raconter mais le temps me manque. Au sujet du temps, justement, avec la sécheresse, l’année dernière fut une belle catastrophe pour la pêche dans ma région. Je me suis abstenu sur presque toute la saison. Cette année, c’est l’inverse, que d’eau jusqu’ici! Je pense n’avoir jamais vu les rivières vosgiennes aussi hautes pendant une si longue période. Autant vous dire que la pêche en rivière s’est réduite à une seule sortie : l’ouverture du parcours « no-kill d’Épinal » correspondant à l’ouverture de l’ombre commun.

Ci-dessous un petit graphique qui en dira bien plus que des mots pour résumer la situation hydrologique de la Moselle sur Épinal depuis une année. On pourra également constater que la sécheresse de 2015 fut plus étalée sur l’arrière-saison que les précédentes datant de 1976 et 2003 ! 


Revenons sur le sujet de ce billet concernant le retour de Darkvaders. L’automne dernier, grâce à mes amis Laurette et Yves, j’ai fait l’acquisition d’un nouveau jouet. A savoir un caméscope « Waterproof » de marque JVC modèle Everio. Pour le moment, je n’ai pas eu l’occasion de filmer sous l’eau mais cela ne saurait tarder. J’ai tout de même filmé quelques séquences notamment sur de la pêche au Brochet au Streamer. Ce n’est pas facile de filmer et de pêcher en même temps. Vous pourrez le constater dans le montage que j’ai réalisé et visible ci-dessous. Le brochet à la mouche est une technique qui me passionne mais souvent je rentre déçu. Je trouve ce poisson bien capricieux à capturer et je joue souvent de malchance. Quoi qu’il en soit dans cette vidéo, vous allez apercevoir un très beau poisson que j’estime à un peu plus du mètre. Il va me balader un moment et il vous sera sans doute difficile de supporter les soubresauts et tremblements de la caméra mais le jeu en vaut la chandelle. Je ne vais pas vous dévoiler la totalité de la vidéo, visionnez là et vous saurez …


Maintenant que vous avez vu la vidéo, si vous aviez l’habitude de suivre les aventures de Darkvaders par le passé, vous aurez constaté que le générique de présentation a changé. Je me sers désormais d’un nouveau logiciel de montage qui est plus axé vidéo que le précédent. L’apprentissage sera long mais je suis content de ce premier montage. Je me suis amusé pour réaliser ce montage avec ce titre évocateur : la guerre des brochets ! D’autres suivront sans doute. Je tiens une nouvelle fois à remercier Laurette et Yves pour le logiciel et les conseils qu’ils m’ont donnés.

Avant de partir, un petit mot pour vous mes lecteurs. Certains d’entre vous m’ont fait savoir que mon silence leur a semblé long. J’ai encore en tête les paroles d’un pêcheur croisé au réservoir de la Moselotte le jour de la fermeture. Alors voilà, Darkvaders est de retour !  Serait-il en train de renaître de ses cendres, tel le Phoenix ?

A la revoyotte …

vendredi 1 janvier 2016

Bonne année 2016


L'année 2015 est morte, il était temps ! Ce fut une année difficile sur de nombreux points, je ne vais pas refaire l'actualité, d'autres s'en chargent. Coté pêche, l'eau a manqué trop tôt dans la saison donc les sessions pêche ont été réduite à peau de chagrin ...

Je n'ai pas tenu mes engagements et vous m'en voyez désolé, j'aurais aimer publier un peu plus sur le blog mais je n'en ai rien fait. Cette année je remonterai peut-être le temps si j'en trouve, justement ...

Voilà, 2016 est arrivé et avec lui le temps des bonnes résolutions. J'ai décidé de ne rien changer dans mes façons de faire et cela me convient bien !


Chers amis lecteurs, je vous souhaite une belle année 2016 avec je l'espère de l'eau et des poissons tous plus jolis les uns que les autres ...

A la revoyotte ...

vendredi 30 octobre 2015

Brocante Pêche à Epinal


Lors du prochain Salon de la pêche d’Épinal, les 28 et 29 Novembre 2015, le club mouche "la Phrygane Spinalienne" organisateur de l'événement tiendra à nouveau le stand "Brocante". Lors des quatre dernières éditions, ce stand existait déjà. Devant le succès de ce dernier, l'opération est reconduite pour la huitième édition du salon des pêcheurs.


Retrouver les éléments nécessaire sur la page spécialement dédiée pour cette brocante. Cliquez ici 
Téléchargez les trois documents et préparez vos affaires ! Le 8° Salon des pêcheurs, c'est dans un mois désormais ...

A la revoyotte !







samedi 24 octobre 2015

Premier frimas automnal


Voilà bien longtemps que je n'avais pas raconté mes aventures sur le blog. Je ne vous oublie pas mes chers lecteurs donc aujourd'hui je m'en vais vous raconter ma dernière sortie sur ma si chère Moselle réalisée avec quelques membres du club mouche "la phrygane spinalienne".
Depuis le temps que nous rêvions de pouvoir faire cette sortie en arrière saison sur la moyenne Moselle, elle a enfin eu lieu. En effet, deux années de suite, elle fut annulée à cause du niveau d’eau trop élevé.Raisonnablement, je m’attendais à voir plus de monde sur cette sortie car au final nous n’étions que quatre au rendez-vous le matin. En début d’après midi nous sommes passés à cinq membres. Il est vrai que la météo était peu engageante, il faisait plutôt froid. Le niveau de la rivière extrêmement bas combiné au vent de nord-est depuis plusieurs jours avait sans aucun doute refroidi les ardeurs de certains adhérents.

C’est donc à quatre que la partie de pêche a débuté vers les étangs fédéraux de Nomexy et plus précisément juste derrière le « N°1 ». A peine arrivé au bord de la rivière, sans rentrer dans l’eau, je constate qu’un rond vient de se produire juste devant moi. J’informe mes trois comparses qui se tiennent juste derrière moi. Est-ce un Ombre ou un Hotu ? Gloups, un nouveau rond au même endroit puis un autre quelques secondes plus tard. C’est sûr, c’est bien "thymallus thymallus" qui vient crever la surface pour ramasser quelques mouches pour le moment invisibles à nos yeux.

Je demande qui veut l’attaquer mais chacun me laisse la priorité car il est vrai que je suis le mieux placé. Quelques faux lancers et deux dérives plus tard, le poisson se fait piéger par mon artificielle, la synthétique sur un hameçon de 18, taille courante pour les mouches à cette saison sur la Moselle. La matinée démarre plutôt bien mais je n’aime pas trop quand cela commence de la sorte. Après avoir traversé, nous allons tenter notre chance avec plus ou moins de succès. Ceci dit, tout le monde va réussir à prendre quelques poissons mais aucun de taille supérieure à 30 centimètres.


En fin de matinée, nous descendons la rivière de quelques centaines de mètres. Après le grand plat, je trouve une toute petite zone avec une grosse activité. Des poissons gobent de partout. J’ai beau m’escrimer et changer de mouche, les dérives sont compliquées et les poissons vraiment sélectifs. Je réussirai à en prendre seulement trois, alors qu’ils étaient beaucoup plus, et pas un avec la même imitation. Juste avant d’aller déjeuner, j’ai vu les mouches sombres et microscopiques dont les ombres se goinfraient. Il m’aurait fallu un hameçon de 42 pour avoir la bonne taille !

Le repas fut pris sur place au niveau des tables et une fois de plus les discussions allaient bon train. Un Ch’ti canon ? Qui veut du pâté ? Tu as gouté mon fromage ? Le dessert aussi fut partagé. Cette fois c’était Francine qui avait préparé une tarte à la poire et chocolat qui a remporté un franc succès. Une fois les ventres bien remplis, il fallait se remettre en selle.  Nous décidions de changer de secteur et de se diriger en amont de la déchetterie de Nomexy à la Héronnière.

C’est en arrivant sur place que Dominique nous a rejoints. Il avait aperçu nos voitures sur la route entre la voie ferrée et le canal. A quelques secondes près, il ne nous voyait pas passer et nous aurait sans doute cherchés un moment … Cela faisait un moment que je ne m’étais pas rendu sur le secteur. Quelle fut ma surprise de découvrir que l’endroit était devenu impossible à  accéder comme auparavant. Il a fallu parcourir un long bout de chemin à pied afin d’accéder aux meilleurs spots de pêche.

A peine arrivé, une éclosion de petit baétis se déroulait. Je me suis presque pincé afin de savoir si je ne rêvais pas. La cadence du défilé des petits voiliers est vite devenue infernale. Pour autant, la rivière ne s’est pas mise à bouillonner comme j’avais pu le voir par le passé. (Cela commence à dater) Il se produisait un gobage de temps en temps et il a fallu vraiment s’appliquer afin de réussir quelques captures. Aucun dragage ne fut toléré pas les "Thymallins" et autres poissons. 


En effet, lors de cette après- midi, nous avons capturé des ablettes, des chevesnes, des vandoises en plus de quelques ombres. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pêché autant d’espèces dans une même journée : j’ai apprécié ! Peu à peu, moins d’éphémères défilaient sur la surface et les gobages disparurent. La température baissait : il était temps de rejoindre les voitures.

Visiblement, chacun des participants a apprécié le fait de voir une si grosse éclosion. Encore un peu et on se serait cru sur le vieux Rhin à la belle époque. Un brin de soleil aurait également apporté un peu de couleur dans ce paysage un peu trop gris pour faire de belles photos.

Seul ombre au tableau, si je peux dire, sur cet autre secteur aucun poisson dépassant les 30 Cm ne fut capturé. C’est plutôt étrange ... Autre constat fait en cours de matinée, cette mousse blanche visible que de l'eau est un peu brassée par le moindre courant. Ce n'est pas signe d'une grande qualité d'eau, ceci explique peut-être en partie la baisse du nombre de thymmalidés ...

A la revoyotte !

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année 2015 !


En ce premier jour de l'an 2015, je vous présente tous mes vœux. J'espère que 2015 sera une bonne année halieutique. Je vais essayer de faire renaître de ses cendres le blog que j'ai un peu laissé à l'abandon en 2014. C'est ce que j'ai déjà fait hier en créant une nouvelle page pour le huitième salon des pêcheurs d’Épinal ou j'espère vous voir toujours aussi nombreux et même encore plus !


A la revoyotte ...

jeudi 10 juillet 2014

Week-end chez tonton la pêche


Au mois de mai dernier, je sais cela date un peu … J’avais la joie de recevoir, pour quelques jours, mon petit neveu âgé de 10 ans. Ce dernier, lorsqu’il était plus petit m’appelait « tonton la pêche ». Cela faisait longtemps que nous avions décidé d’organiser un petit séjour chez moi mais à chaque fois, cela tombait à l’eau, si je puis dire. Encore cette année, pour les grandes vacances, pas moyen de se voir. Le long week-end du 8 mai étant la seule possibilité: c’est à ce moment que Tobias est venu à la maison accompagné de Mamie.

Au départ je voulais lui faire découvrir la pêche de la carpe au coup en carpodrome mais cela fut impossible en raison de l’organisation d’un concours sur le lieu choisi. La solution de repli était de pêcher en étang des poissons un peu plus petits. L’ami Marc COLLINET, moniteur guide de pêche s’est chargé de toute la préparation pour cette après-midi de pêche au coup. Le matin, nous sommes allés récupérer une station Rive qui allait bientôt devenir mienne et un peu de barda. ( Et oui! je retourne parfois à mes premières amours. Il faut dire que j’en ai passé du temps au bord du canal de Marne au Rhin les fesses vissées sur mon panier. )

En tout début d’après-midi nous retrouvâmes Marc à l’étang. Ce fut une totale découverte pour Tobias qui pêche de temps en temps mais pas de cette façon. Pour cette première partie de pêche, nous allions pêcher à la grande canne à déboîter. Marc, l’expert, assistait Tobias si bien que rapidement, les premiers "poissonnets" tombèrent au fond de la bourriche. Plus tard, quelques tanches nous donnèrent du fil à retordre et cela nous amusa beaucoup. L’après-midi passa à une vitesse folle et je peux dire sans me tromper que Tobias s’est éclaté.


Le lendemain matin, nous sommes allés donner un coup de main aux membres du club mouche, la Phrygane spinalienne, qui s’employaient à nettoyer le parcours no-kill d’Epinal. Ceci dans le but de sensibiliser mon neveu un peu plus à l’environnement. Profiter de la pêche en achetant une carte, c’est bien mais respecter l’environnement, c’est mieux. ( Je profite de cette petite phrase pour dire qu’à mon sens chaque pêcheur devrait consacrer une journée de travail à l’AAPPMA dont il dépend en achetant sa carte. Ceci serait à mon sens une réelle avancée vers la prise de conscience qu’il faut préserver les rivières et autres plans d’eau. Cela permettrait peut-être d’éviter certains comportements inacceptables, comme par exemple ceux qui laissent leurs déchets sur place après une partie de pêche …)

L’après-midi, nouveau rendez-vous à l’étang avec Marc pour découvrir la pêche aux leurres des carnassiers. Que de merveilles dans les boîtes, même moi j’en prends plein les yeux à chaque fois. Après quelques explications, nous étions à pied d’œuvre. Malgré une belle technique pour une première fois, aucun carnassier n’est venu taper sur les leurres. Quel dommage! j’aurais tant aimé voir Tobias aux prises avec un brochet. Un jour peut être…
Pendant ces trois jours, Tobias a également fabriqué ses premières mouches artificielles sous l’œil bienveillant de « tonton la pêche » et Mamie qui jouait au reporter photographe. Ce fut une expérience différente pour moi qui ait l’habitude d’expliquer le montage des mouches à des adultes. Mon gaillard faisant preuve d’une concentration extraordinaire: le résultat fut excellent. L’expérience ayant plu à Tobias, elle fut renouvelée.

Dans la continuité, j’aurais aimé lui faire découvrir la pêche à la mouche mais ce n’était pas la bonne occasion. J’espère pouvoir faire cela prochainement depuis une barque au réservoir de la Moselotte. Il est vrai que depuis une embarcation, il n’est pas utile de savoir lancer bien loin pour prendre quelques poissons. Affaire à suivre …

Au moment de se dire au revoir, j’avais un peu « les goldens » car j’avais passé quelques jours vraiment formidables. Derrière la carapace, il y a un être humain. Merci à toi Maman d'être venu avec Tobias. En plus des souvenirs à jamais dans ma mémoire, il me reste le dessin représentant un " poisson chat mangeur de mouches " ! (MIAOUUUUU)


Avant de terminer cet article, je voudrais remercier Marc pour sa générosité et sa gentillesse car c’est aussi en grande partie grâce à lui que nous avons passé ces bons moments. 

MERCI et à la revoyotte …

jeudi 24 avril 2014

Difficile gestion


Aujourd’hui, pas de poisson ni de belle  image. Je souhaite apporter une réponse à un anonyme qui avait laissé un commentaire au sujet de "la réglementation de 2014". La lisibilité des commentaires n’étant pas optimale, je préfère carrément y consacrer un article.

Commentaire de l’anonyme :

Serait-il envisageable de faire une pétition pour la protection de l'ombre et l'absurdité de ce retour en arrière ?

Il faudrait aussi en faire une pour stopper tous les rejets d'égouts ou d'industrie dans la Moselle (a Épinal par exemple au niveau de l’hôtel ibis, ou encore vers la ZI de Chavelot où un industriel relâche une eau d'une couleur plus que dégueulasse et en toute impunité). L'ombre est un poisson fragile, très sensible à la pollution, et c'est par pour rien qu'il est considéré par les scientifiques comme un bio-indicateur de la qualité de l'eau.

C'est désespérant que les politiques ne comprennent pas l'intérêt de préserver les rivières (et trop de pêcheur aussi, ce qui se comprend encore moins). La pêche de loisir est pour beaucoup de pays un ressource économique très importante et c'est vrai seulement parce qu’ils ont donné une grande importance à leur milieu aquatique avec des règles strictes.

Je pense qu'en France, le système d'AAPPMA n'est pas efficace. Il nous faut une gestion plus harmonieuse et global de nos cours d'eau avec une vrai autorité compétente qui s'appuie sur des études scientifiques et non pas sur le désir des pêcheurs (et surtout des viandards). Une gestion à la patchwork n'a jamais été efficace.


Ma réponse :

Quand on connait l’investissement des pêcheurs et le poids des pétitions, ce serait gaspiller de l’énergie pour rien. Il suffit de voir ce qui s’est passé sur le Doubs, la Loue, la Bienne, pour en être convaincu.De plus,  cette mesure a été prise à titre expérimental pour une année. La période sélectionnée n’est pas la plus propice pour pêcher l’ombre donc il vaut mieux être patient pour le moment.

Concernant les pollutions, il y a en effet des rejets. Maintenant, sans mesure précise et juste avec notre simple regard de pêcheur cela peut choquer. Il faut tout de même savoir que les entreprises sont surveillées et ne peuvent rejeter en toute impunité, tout et n’importe quoi. Je suis convaincu qu’il y a un impact sur la rivière mais comment faire autrement ?  Personnellement, j’ai déjà œuvré pour faire stopper quelques rejets sur d'Épinal. La commune est réactive mais cela peut prendre de gros délais car il y a un coût financier et des études à faire. Le rejet en face l’hôtel Ibis est répertorié depuis un moment. Le problème n’est pas permanent d’où la difficulté de trouver son origine.
En accord avec le Maire d'Épinal, je compte faire le point des rejets sur la ville prochainement et les transmettre afin d’essayer d’en supprimer quelques-uns. Nous avons un Maire qui essaye de faire un maximum et prend en compte nos requêtes. C’est loin d’être le cas partout et pour cela je le remercie publiquement.


Au sujet des AAPPMA, il y a sans doute beaucoup à dire. L’efficacité de ces dernières est souvent liée à la participation des pêcheurs. Pour faire simple, sur une AAPPMA d'environ deux mille adhérents, comment seul un conseil d’administration pourrait tout gérer tout en  sachant qu’ils sont limités à 15 membres ? L’investissement des pêcheurs est quasi nul.  Il suffit de voir la moyenne d’âge des conseils d'administration pour se rendre compte que les jeunes ne s’investissent pas. En revanche les critiques et les donneurs de leçons sont très actifs sur les réseaux sociaux …

Je suis invité aux réunions de conseil de mon AAPPMA et je peux témoigner qu’ils abattent du boulot. Mais pour autant ils ne sont pas aidés par l’administration d’une manière générale. Un des problèmes récurrents à mon sens est que, de plus en plus, l’état se dégage de nombreuses responsabilités et compte sur le bénévolat. Un simple exemple: la garderie. Où est l’époque du CSP et des "gardes fédéraux" ? Les gardes-pêche particuliers, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier qu’ils sont limités dans leurs actions et que surtout nombre d’entre eux travaillent. Ils ne peuvent pas remplacer des professionnels qui pourraient être sur le terrain tous les jours …

Je finirai ce sujet  en invitant les pêcheurs à se sentir concernés par la vie de leur AAPPMA et pour les plus concernés d’entre eux de demander à entrer dans les conseils d'administration afin d’apporter leurs idées.



J’ai essayé de répondre en étant le plus objectif possible mais il y a sans doute encore beaucoup à dire.
A la revoyotte …

mercredi 23 avril 2014

Visite de l'ami Helvète


Il y a déjà quelques années, bientôt dix ans, je rencontrais un personnage haut en couleur.  Sans faire durer le suspense plus longtemps, il s’agit de mon ami helvète, Daniel. J’ai déjà eu l’occasion de relater sur le blog quelques-unes de nos aventures. En cherchant un peu, vous les trouverez sans doute. Cette fois, Daniel m’avait passé un courriel pour m’expliquer qu’il souhaitait faire un petit séjour dans ma région vers le quinze avril. Après quelques échanges de courriels, j’ai réussi à me libérer un créneau sur une journée. A cette saison, il est bien difficile de trouver un bout de rivière où la pêche est possible sans déranger les ombres en pleine période de reproduction ou tout juste sorti du frai. Je ne fais pas partie de cette population de pêcheur qui se permet tout et n’importe quoi et qui plus tard dans la saison viendra se plaindre …

Ce seize avril, le "jeune padawan", Seb, est de la partie également. Une fois la rivière choisie, il ne nous reste plus qu’à trouver un ou deux poissons disponible. La rivière est très basse, très claire et le fond déjà colmaté ! Il n’y a pas d’éclosion, quelques truites sont visibles mais impossible à pêcher. Le vent du nord et aussi nord-est par moment ne favorise pas nos desseins. Au bilan, le matin, les trois comparses que nous sommes sont capots. Ce n’est pas un problème, le temps passé ensemble nous procure déjà une immense joie. Durant la matinée, je ferai un cliché bien sympathique que je suis heureux de vous présenter ci-dessous. Une toute petite truite de l’année qui, je l’espère, deviendra grande si elle ne croise pas un de ces "viandards" sur la longue route qui la mènera jusqu’à la reproduction …


Les truites se reproduisent sur certains secteurs : il s’agit de véritables sanctuaires qu’il faut absolument protéger. Voilà en partie pourquoi je ne dis plus grand-chose sur les endroits que je fréquente. Pendant une période, je pensais pouvoir partager: je me suis trompé ! Il y a trop de pêcheurs malhonnêtes pour donner les bons plans.
Dans l’après-midi, sur un secteur à l’abri du vent, la partie de pêche a vraiment commencé. Quelques timides gobages s’offraient à nos yeux. Je vais garder en souvenir le premier poisson possible à pêcher que nous avons laissé à notre ami helvète. Un gobage régulier se produisait sur un amorti de courant. L’approche de Daniel fut tellement parfaite que lors du posé de réglage, sur la droite de la truite en poste, une autre truite a sauté sur l’artificielle. Surpris, le ferrage de Daniel fut bien trop appuyé et la casse inévitable. Quelques minutes plus tard, la belle gobeuse de l’amorti prenait la pose avant de retourner à l’élément liquide.


Durant presque tout l’après-midi, nous avons eu la chance de trouver quelques poissons en poste. Aussi bien sur les courants que contre des roches ou encore le long des souches. Il a fallu par moment sortir toute notre science pour parvenir au but ultime: capturer une truite. Le vent ne nous a pas quittés un seul instant et cela nous a valu une situation plutôt amusante. Sur les vingt derniers mètres de rivière qu’il restait  à pêcher, c’était au tour de Sébastien de tenter sa chance. Malheureusement, sa mouche sèche s’est fichée dans une branche. Les poissons tant convoités continuaient à se saisir des derniers éphémères qui dérivaient. Il aurait été dommage de déranger tout ce petit monde bien à table et surtout de ne pas les tenter. Nous avons demandé à Sébastien de ne pas bouger. Il a juste relevé sa canne afin que nous puissions à notre tour essayer de capturer une belle. En deux temps, trois mouvements, Daniel et moi avons réussi à prendre chacun une truite ! Cela nous laissera à tous les trois un bon souvenir même s’il aurait été préférable que le jeune "padawan" capture un de ces poissons. N’est pas le roi de la branche qui veut …

Je reverrai mon ami Daniel dès ce week-end car le club mouche la phrygane de Fribourg fête ses vingt années d’existence au réservoir de la Moselotte et je suis cordialement invité pour le repas du soir. Nous partagerons donc la partie de pêche une fois de plus avec grand plaisir.

A la revoyotte …

mercredi 26 mars 2014

L'appel de la rivière


Ces temps-ci, il me manque quelque chose dans la vie. Comme chacun le sait, quand je suis trop longtemps sans pêcher, je tourne en rond et trouve la vie monotone. La pêche en première catégorie est ouverte depuis déjà dix-neuf jours et je n’ai toujours pas tenu la moindre canne à mouche au creux de ma main. En réalité, cela fait même un mois sans pouvoir pêcher. Pire que cela, je n’ai même pas participé à deux sorties prévues avec le club mouche "La Phrygane Spinalienne". La première au réservoir de "Socourt" le 15 mars dernier, inscrite au calendrier des sorties mensuelles. La seconde au "Domaine de Sommedieue" sortie organisée en récompense du travail fourni lors du 7° salon des pêcheurs d’Épinal. Croyez moi, ce fut un véritable crève-cœur de ne pouvoir participer à ces deux événements.

Tout ceci a une explication. En effet, j’ai été contraint de me faire opérer du canal carpien (pas banal pour un pêcheur) au niveau de la main droite. Cette opération s’est déroulée le douze mars dernier et je dois bien avouer qu’il était temps. Les quelques sorties effectuées cet hiver en réservoir furent de véritables calvaires. Maintenant, chaque jour qui passe me rapproche de la guérison. Je suis impatient d’en découdre à nouveau avec mes copines à nageoires ! Impatient à tel point que depuis une semaine, je rôde au bord de l’eau tout en trépignant.

Hier, l’appel de la rivière m’a emporté un peu plus loin de la maison que les jours précédents en compagnie de Sébastien. J’espérais voir quelques truites sur des fonds propres, malheureusement ce ne fut pas le cas. C’est un problème récurrent en début de saison, une algue verte prolifère due sans aucun doute à une belle pollution insidieuse. Une fois que l’eau se réchauffe un peu, cette algue meurt et le fond de la rivière retrouve un semblant de propreté pour une courte période avant le développement d’une autre algue qui prolifère dans une eau plus chaude …

Lors de cette balade d’hier, les truites étaient nombreuses à s’alimenter. Visiblement il y avait quelques insectes sur l’eau avec notamment la présence de toutes petites perles. Plus que des discours, le montage vidéo ci-dessous vous permettra de voir quelques gobages.


J’espère que ces quelques images vous auront plu. Pour que l’histoire continue, pensez à relâcher vos prises. Cette fois pour nous, avec le padawan « JarJar Seb », ce fut carrément du No-Catch ! Mais vous pouvez être sûr que bientôt, j’aurais l’occasion de vous présenter les belles gobeuses …

A la revoyotte …

lundi 3 mars 2014

Renouveau et désolation !


Aujourd’hui 2 mars, il flottait dans l’air comme un avant-goût de printemps sur Épinal et environs. Ceci a eu pour effet de me faire sortir un instant et prendre l’air. Armé de mon appareil photo je me suis rendu au bord de la rivière. Je n’avais pas de but précis, si ce n’est d’aller jeter un œil sur une tête de courant afin d’apercevoir si des gobages s’y produiraient. L’objectif fut rapidement atteint, le soleil réchauffant l’atmosphère, quelques insectes éclosent et quelques poissons profitèrent de l’aubaine.

Plus tard, j’aperçus un pêcheur qui une fois son bas de ligne refait s’est permis de jeter son emballage à même le sol. Je n’ai pu m’empêcher d’aller le trouver afin de lui en faire la remarque. Il l’a plutôt bien pris et a ramassé son déchet. Fin de l’histoire.

Plus tard, j’eus la chance d’observer une truite en maraude. Elle était intéressée par des alevins. Je l’ai regardée faire son circuit à plusieurs reprises quand elle est enfin passée à table. A la faveur d’un bel ensoleillement, j’ai réussi à tourner une petite séquence que vous visionnerez dans le montage ci-dessous.


Au cours de ma balade, j’ai aussi pris deux clichés bien moins jolis. En effet, deux vélos sont au milieu de la rivière. J’essayerai de les enlever ou les faire enlever très prochainement. Une rivière qui passe en ville, c’est si joli. Je ne comprends pas l’attitude des gens qui ne la respectent pas ! A Épinal comme ailleurs, la rivière sert de dépotoir et c’est fort dommageable. Il suffirait de presque rien pour que le tableau soit idyllique.

D’ici quelques jours, une partie de la rivière va subir les assauts de pêcheurs plus où moins respectueux et c'est bien ce qui me chagrine! Fini la quiétude des poissons observés aujourd’hui. Quand le grand débarquement aura eu lieu et que chacun aura fait le plein de son congélateur, la rivière redeviendra moins fréquentée.

Alors, peut-être que je sortirai la canne à mouche pour aller rôder …

lundi 17 février 2014

Malédiction ?


Voilà un début de d’année bien compliqué. En effet, à chaque fois que je me rends sur un lieu de pêche, il y fait un temps de chien ! J’en veux pour preuve, mes dernières sorties de l’année 2013 mais aussi celles effectuées jusqu’ici. Rien que pour 2014, je me suis rendu trois fois au réservoir de la Moselotte et à chaque fois je suis rentré trempé.

Déjà l’année dernière, c’était la même rengaine. Lors de mon séjour ardéchois, pluie et neige à la fin du mois de mai. En juillet, en Franche-Comté, même combat, alors que je dormais à la belle étoile, il a fallu que je me réfugie sous une tente en catastrophe. Quelques jours plus tard sur une autre rivière, il a tellement plu que l’eau est devenue toute brune donc impossible à pêcher. Un de mes padawans, "Jarjar Seb" se souviendra de cette fin de séjour, où nous sommes restés sous une gloriette pendant de nombreuses heures à regarder la pluie tomber alors qu'un héron nous narguait.

J’ai comme l’impression que du côté obscur de la force quelqu’un possède une poupée vaudou à mon effigie et la trempe dans la flotte à chaque fois que je me rends sur un coin de pêche !

Malgré tout, voici ci-dessous quelques images de ce début d’année plus qu’humide. J’espère que la roue va enfin tourner. Quand je vois le beau soleil d’aujourd’hui, je me demande ce que je faisais au bureau …



A la revoyotte …

jeudi 6 février 2014

Mouche sèche en eaux rapide


Aujourd’hui, un peu de lecture. L’ami Christophe m’avait prêté un livre il y a déjà un long moment et je n’avais pas trouvé le temps de le lire. Voilà qui est chose faîte. Il s’agit d’un livre paru aux éditions AMPHORA, écrit par Monsieur Jean-Pierre COMBY en 1985. Son nom, "Mouche sèche en eaux rapides". Je dois dire que je ne regrette pas de l’avoir lu. Ce livre est composé de plusieurs chapitres énumérés ci-dessous :

-    Pour situer l’action
-    La truite d’eaux rapides
-    La technique
-    Le matériel
-    Les artificielles
-    Au bord de l’eau
-    Pour conclure

Certains chapitres sont certes un peu passés de mode comme par exemple ceux sur le matériel ou les mouches artificielles. Depuis ces années, les évolutions ont été nombreuses dans ces deux domaines. Mais tout de même, il y a matière à réfléchir en parcourant ces pages.

Ce livre est une formidable bible pour celui qui souhaiterai aborder des eaux rapides. Il renferme de nombreux croquis et autres photographies expliquant la tenue des poissons ainsi que la façon de les aborder. En le parcourant, c’est un peu comme si je pêchais avec l’auteur.


Le dernier chapitre me laisse encore sans voix. L’auteur parle de protéger pour pêcher, pour rappel nous sommes en 1985. J’ai adoré ce passage car tout est dit, on retrouve les phénomènes actuels comme si personne n’en avait pris conscience ! Les maux suivants y sont décrits :

-    Pollution domestique et agricole
-    Les micro-centrales
-    Les curages
-    Les drainages
-    Les alevinages

Je ne rentre pas plus dans le détails mais vous constaterez de vous-même que les soucis sont toujours les mêmes aujourd’hui. Juste une petite précision sur la partie alevinage. L’auteur explique que le fait d’immerger des poissons "artificiels" que l’on nomme plus souvent "surdensitaire", nuit gravement aux populations autochtones. Ces poissons consomment une très grande partie de la nourriture mais aussi la ponte des truites "sauvage". Il préconise l’utilisation de boîtes Vibert ou d’alevins à résorption de vésicule.

Il termine son ouvrage par cette phrase : "Tout pêcheur doit être conscient de la fragilité de son loisir. Ne prélever que le strict nécessaire pour sa consommation familiale est une preuve de responsabilité et de bon sens."

Après ce chapitre final, une seule chose me vient à l'esprit, nous sommes loin d'une gestion convenable pour le milieu aquatique ... Y a t-il vraiment une réelle prise de conscience de la fragilité de ces milieux ? Permettez-moi d'en douter. Des efforts sont fait, certes, mais cela n'est pas suffisant !