lundi 26 septembre 2011

6° Salon des Pêcheurs d’Épinal


Une nouvelle page vient d'être créée sur le Blog et concerne exclusivement le 6° salon des pêcheurs d’Épinal du mois de novembre 2011. Vous trouverez le lien juste sur le bandeau supérieur ou encore ci-dessous :



Voici le publireportage concernant le salon dont l'entrée est gratuite !

Le dynamique club de pêche à la mouche « La Phrygane Spinalienne », organise à l’Espace Cours d’Epinal situé en plein coeur de la cité, les samedi 19 novembre (de 10 à 19 h.) et dimanche 20 novembre 2011 (de 10 à 18 heures), son « 6e Salon des Pêcheurs » où pour la seconde fois, toutes les techniques de pêches seront représentées afin que tous les pêcheurs, fort nombreux dans la région Est, aient grand plaisir à se retrouver dans une atmosphère très conviviale.

Des animations seront assurées, tout au long de ces deux journées, sur les différents stands des clubs locaux et notamment par « La Phrygane », club « mouche » suisse de Fribourg, l’association « Carnassiers de Lorraine », la « Compagnie des guides de pêche des Vosges » sur les berges du très proche parcours no-kill géré par le club. Des exposants venus de France, mais aussi de Suisse, Belgique, République Tchèque seront présents et proposeront aux visiteurs une large gamme de ce qui se fait de mieux actuellement en matière de matériel de pêche.

Plusieurs collectionneurs de matériel ancien tiendront table ouverte pour exposer quelques trésors aux passionnés. Une brocante « pêche » sera installée sur place, permettant ainsi de trouver du matériel d’occasion à prix raisonnable. Et nul ne doute que les disciples de Saint-Pierre seront nombreux à être intéressés par ce sujet.

Bref, un rendez-vous très convivial entre pêcheurs à ne manquer sous aucun prétexte !

Restauration sur place. Entrée Gratuite. Fléchage au centre de l’agglomération.

vendredi 23 septembre 2011

Fermeture 2011 en première catégorie


Le Samedi 17 Septembre 2011, la phrygane spinalienne organisait sa sortie mensuelle sur la rivière Moselle, histoire de rendre visite une dernière fois aux habitants des eaux de la première catégorie piscicole. Le rassemblement avait lieu au niveau du pont de Jarménil vers neuf heures. Un vent tournoyant nous accueillait et refroidissait méchamment l’atmosphère si bien que la petite laine était de rigueur. Quelques nuages menaçaient au loin si bien que certains d’entre nous avaient même sorti la veste de pluie au cas où.

Compte tenu des éléments, je m’attendais à nous voir souffrir pour capturer le moindre poisson mais rien de tout cela au final. Dés les premières minutes un gros gobage sur mon artificielle en plein courant venait crever la surface et ainsi récompenser une dérive parfaite. Un ombre commun s’était saisi de ma petite éphémère au corps brun avec une aile en cul de canard plutôt claire et au tag rose. Ce poisson avait quand même une drôle de bobine car tout tordu, il avait sans doute eu un souci à un moment de sa vie. Plus que des mots, une photo sera bien plus explicative.


Plus en amont des équipes se sont formées sur les divers courants et chacun s’emploie à faire monter les ombres en surface sur des éphémères voir des phryganes avec plus ou moins de réussite. Au bilan de la matinée presque tout le monde à eu la chance de toucher au moins un poisson, le bilan est plutôt positif à l’heure de midi. C’est sur la commune d’Archettes que nous passerons le temps du casse croûte au niveau de Bazimprè.

L’après midi, nous retournerons sur les mêmes secteurs que le matin et à peine la partie de pêche débutée, une petite pluie fine viens se mêler à la fête. J’adore ces moments là, le vent est moins soutenu et les dérives bien plus précises, posté sur le même courant que le matin, Sébastien "le pareur " en rive droite et moi en rive gauche les prises se succèdent les unes aux autres. Le moment de folie va durer pendant plus d’une demi-heure et de très beaux poissons seront mis dans les épuisettes. Pendant ce temps là, les autres membres du club en profitent aussi et prospectent les zones plus en aval. Vers la fin d’après midi, tout est plus calme comme si la saison était déjà finie et que les poissons ne voulaient plus jouer avec nous. Un peu plus tard, nous constaterons que le niveau d’eau est brusquement descendu de plus de cinq centimètres ce qui a sans aucun doute changé la donne. La vitesse de courant est augmentée, la pression différente ce qui a pour but ultime de caler les poissons.


Pour finir, j’aurais bien aimé toucher une truite fario aux alentours du pont de Jarménil mais rien à faire, aucune activité de surface et c’est presque résigné que j’allais abandonner la partie quand soudain, au loin sous le pont, un rond à la surface de l’eau me fait sortir de ma torpeur ! Je sors de l’eau et me déplace sur la berge pour me placer bien en amont. J’arrive doucement, je prépare ma sèche, vérifie le bas de ligne, ok, tout est parfait. Je me prépare à lancer quand le poisson se manifeste à nouveau, super, cela me permet de le localiser très précisément. J’effectue mes faux lancers pour atteindre la bonne distance, le posé est parfait bien en amont du poisson, la dérive se déroule parfaitement quand je vois ma mouche sèche disparaitre au milieu d’un gobage appuyé. Je ferre, c’est pendu ! Le poisson tourne sur lui-même, je le vois, il est superbe, c’est encore un thymallus. Je n’arrive pas à le brider, sans risquer de casser, je cours dans l’eau pour aller vers lui. Le poisson arrête de tourner, je le bride un peu plus quand soudain, plus rien ! Je pousse un cri de désespoir d’avoir perdu ce poisson qui aurait été le clou du spectacle car les amis du club remontaient le long du chemin en aval et assistaient à la scène.

C’est sur cette note que se terminera la saison sur la première catégorie pour mon compte personnel car le lendemain dimanche, je serais à l’aéroport de Mirecourt-Juvaincourt pour raison professionnelle ce qui me permettra d’assister au meeting aérien d’où je reviendrai impressionné par les démonstrations dynamique aussi bien de l’hélicoptère Tigre que des avions rafales et autres mirages sans oublier bien sûr la patrouille de France.

dimanche 11 septembre 2011

Deux jours sur la Loue, chez Sanso


Comme promis dans le précédant article, voici un petit retour sur la dernière grande virée de pêche à la mouche de cet été, un séjour de deux jours sur la Loue sur le parcours de la famille Sansonnens . C’est à trois joyeux drilles, Séb le couvreur, Séb le bikeur et moi même, que nous avons quitté les Vosges le vendredi en début de soirée après une dure semaine de labeur pendant que certains profitaient encore de leurs vacances. Deux heures trente plus tard, sur le chemin étroit et pentu qui mène à la grange Golgru, le grand Séb, mon padawan, se demandait bien où pouvait se trouver la rivière. Cela me fait toujours drôle aussi en arrivant sur place, une fois arrivé à la maison comtoise de la famille Sanso, la vision sur la rivière est magnifique. Une fois les salutations effectuées, il était temps d’aller préparer le campement avant que la nuit ne tombe. En moins d’une heure, tout était prêt, les deux tentes montées ainsi que notre coin cuisine. Avant de passer à table, nous avons regardé les gobages juste en amont du campement, cela faisait envie compte tenu du nombre de ronds à la surface de l’eau mais il était bien trop tard pour s’équiper et pêcher, la nuit commençait à tomber. De toutes façons, nous sommes là pour deux jours et nous ferons au moins un coup du soir, voir deux, autant rester patient et attendre le lendemain.

Nous avions décidé de ne pas trop nous embêter avec la cuisine sur ce séjour et nous avons eu la chance d’être gâté par une amie et la sœur de mon padawan qui nous avaient préparé des quiches lorraines ainsi que des gâteaux au chocolat, j’en profite pour les remercier au passage car nous nous sommes régalés. Le premier soir donc, un petit apéro sympa mais sans excès avec ensuite la dégustation d’une quiche lorraine. Nous avons bien évidement commencé à tirer des plans sur la comète en prévision de la journée du lendemain, il faut dire que la Loue a tellement souffert depuis deux ans que nous ne savons pas vraiment si les poissons seront au rendez vous. Ceci dit, j’avais lu quelques nouvelles rassurantes quelques jours auparavant sur le blog de Nicolas GERMAIN et donc nourrissais quelques espoirs. Il faut dire que la dernière fois où j’avais pêché la « Loue chez Sanso » c’était en juillet 2009 où la rivière commençait déjà à changer par rapport aux années précédentes, la présence d’algues, un colmatage du fond de la rivière mais aussi une baisse de la densité de poissons ne présageait rien de bon. Dans l’hiver suivant, la situation a empiré et de nombreux poissons sont morts, seuls les plus résistants ont survécu. Je ne ferai pas le procès ici de Pierre, Paul ou encore Jacques afin de savoir à qui la faute, où encore qui fait quoi. Bien assez de monde sur les forums de pêche et ailleurs a avancé des hypothèses pour ne pas en rajouter une couche ici, je dresserai juste un constat, au fur et à mesure de cet article.

Le samedi matin après un bon petit déjeuné, nous avons vu arriver un pêcheur supplémentaire qui se déplaçait juste pour une journée, Séb le pareur. Nous voilà au complet pour la première journée avec trois Sébastien dont deux ne connaissent absolument pas la rivière. Une fois chacun équipé de cuissardes car le waders n’est pas autorisé, ceci afin de préserver le parcours d’une trop forte pression de pêche, il était temps d’en découdre avec les poissons de la Loue. Pour mon compte personnel et mes trois camarades, nous avons décidé de ne pas pêcher les ombres communs car nous avons la chance de pêcher la Moselle qui en est bien pourvue. La seule chose qui nous intéressait, c’était les truites fario méditerranéennes, les fameuse zébrées. Au départ, nous avons traversé la Loue pour pêcher la rive opposée à notre campement mais au bout d’une heure de pêche, nous avons changé de secteur devant le peu de poisson aperçu mais aussi à cause de l’orientation du soleil, le soleil dans le dos n’est pas la meilleur option dés lors que l’on décide de pêcher à vue. C’est en rive droite que nous sommes redescendus pour pêcher le restant de la matinée, tout en bas du parcours. Aussitôt passé le gué, ont constate que de nombreuses plantes aquatiques, notamment de la renoncule, a envahi une bonne moitié du lit en rive droite. Le courant est ralenti, la bordure est impraticable ou presque, les roches et autres caches sont colmatées donc il apparait bien difficile de vouloir pêcher à la nymphe à vue dans ces conditions. Tout au long de la descente vers la fin du parcours, les poissons se feront rares et c’est au bout du champ que nous allons pouvoir attaquer convenablement les premières truites. J’en observe une juste devant une pierre qui nymphe de temps en temps, je décide de la tenter à l’arbalète et je la manque au ferrage. Je reste zen malgré tout et me reposte derrière l’arbuste qui me sert de protection pour ne pas être vu des poissons. Quelques minutes plus tard, une zébrée qui tournait jusqu’ici hors de portée se rapproche du piège que je lui tends, elle se place au même endroit que la précédente, j’arme l’arbalète, la nymphe ultra légère descend au ralenti dans la couche d’eau. D’un coup la belle avance de quelques centimètres et ouvre une large gueule, elle la referme et dans l’instant je ferre. Bizarrement, il ne se passe rien ! Je pense avoir dépiqué mais cela me semble étrange, je relance pour voir l’impact de la mouche sur l’eau, pas d’impact, j’ai cassé ! Je n’en crois pas mes yeux, la truite n’était pas de taille à faire rompre le fil sur un simple ferrage même à courte distance surtout que je ne pense pas avoir ferré comme un âne. En inspectant le bas de ligne, je me rends compte que je n’ai pas cassé au nœud de la mouche ni sur le raccord avec le porte pointe mais en plein milieu de la pointe qui mesurait presque trois mètres. Cette pointe n’avait quasi pas servi, moins de dix minutes effective de pêche, je n’ai pas le souvenir de l’avoir accrochée donc je pense raisonnablement que mon fluorocarbonne avait un défaut de fabrication. Cela me servira de leçon, désormais je vérifierai mon fil même au sortir de la bobine chose que je ne faisais pas de façon systématique jusqu’ici. Malgré cet incident de parcours, je restais zen, chose plutôt rare je dois bien l’avouer. Le temps de refaire une pointe que déjà une autre truite venait se poster mais plus en retrait de la roche, cette fois il allait falloir lancer en essayant de ne pas faire fuir la belle zébrée. La deuxième dérive fût la bonne et ma petite nymphe « buillon d’olive » se retrouvait dans le champ de vision de la truite qui n’a pas eu besoin de faire d’effort pour s’en saisir. Cette fois tout s’est déroulé normalement et la première zébrée du séjour tombait rapidement dans l’épuisette.


Pendant ce temps là, les trois Séb s’étaient eux aussi trouvés un ou deux poissons à attaquer mais avec moins de réussite. Ensuite nous sommes remontés gentiment vers le "camp de base" tout en pêchant le peu de poste possible. Au niveau du gué nous sommes passé en rive gauche, le soleil étant bien plus haut il devrait moins nous gêner. Malheureusement, même constat sur cette rive, la renoncule envahit les zones avec un courant moindre et de nombreuses caches sont obstruées. Quelques poissons se promènent de-ci de-là mais sans plus, rien à comparer avec les années précédentes où derrière chaque caillou un poisson était posté ! Nous avons pris le temps pour explorer cette zone afin que chacun puisse découvrir le parcours. Le peu de truites aperçues sur la rive gauche restaient tout de même très méfiantes, comme dans mes souvenirs. Séb le pareur et Séb le couvreur, qui n’avaient jamais arpenté les berges de "chez Sanso", étaient tout de même heureux d’apercevoir la robe des farouches zébrées, même si elles étaient impossibles à pêcher. Au cours du repas de midi où nous avons fait un barbecue accompagné de ses patates dans la braise, j’élaborai la stratégie pour l’après midi, nous allions reprendre la rive gauche mais cette fois vers l’amont. Pour tout dire c’est l’endroit que je préfère sur le parcours, peut-être parce que c’est justement là que j’ai pris ma première zébrée à la nymphe à vue avec l’ami Jean-Marc Somaré pour professeur ?

Toujours est-il que nous avons prospecté cette rive au ralenti, Comme le matin, le peu de truites aperçues semblaient peu enclines à vouloir prendre la mouche. Mais la situation allait se débloquer au fur et à mesure de l’après midi. Quelques zébrées vont tout de même tomber dans le filet de mon épuisette grâce à deux nymphes en particulier, "l’Absolute no refuse" noire et toujours la fameuse "buillon d’olive". La chaleur se fait pesante cette après midi là, réfugié à l’ombre avec Séb le couvreur nous observons le temps de fumer "la garo", Séb le bikeur qui s’agenouille, à priori il a du repérer une truite sur la bordure. Il lance sa nymphe à plusieurs reprises avec des gestes mesurés pour ne pas attirer l’attention du poisson. Tout à coup, il ferre et se projette en avant dans le talus, le poisson s’est emparé de sa nymphe. Je me saisi dans l’instant de mon appareil photo numérique, un baroudeur hors pair de marque Olympus, le 1030 SW, et je commence à filmer. La descente du talus est rocambolesque, le combat de Séb aussi. La truite est plutôt jolie, c’est la plus grosse capturée jusqu’ici mais le combat est loin d’être gagné, la belle se défend corps et âme. Je propose à Séb de l’aider tout en filmant car son épuisette semble bien petite par rapport à la taille du poisson. Après quelques péripéties, la truite va enfin entrer dans l’épuisette et cela sera un grand soulagement pour nous deux car à deux reprises elle a failli me passer entre les jambes, la diablesse ! Après une petite séance photo, la belle va rejoindre son élément sans trop demander son reste. Séb le pareur a entendu depuis sa cachette qu’il se passait quelque chose et nous a rejoints pour admirer cette splendide truite. A partir de ce moment, nous nous sommes dit tous les quatre que rien que pour ce poisson là, notre séjour valait la peine. Retrouvez le combat dans le post intitulé "Truite zébrée de la Loue chez Sanso à cademène"



Le reste de l’après midi deviendra anecdotique, remplissage de cuissarde pour l’un des poissons dépiqués pour d’autres et la chaleur qui nous assomme toujours. Petit passage par le camp de base histoire de boire une bière bien fraîche avant de se mettre en place pour le coup du soir. Je vais chercher le passage pour me mettre en poste sur une plateforme mais je ne vais pas le trouver. Ne voulant pas mouiller la dynamo, je chercherai un poste avec moins d’eau. Le coup du soir sera inexistant, la renoncule empêche toute dérive et de surcroît sur celles-ci se dépose de la mousse très dense chargée en alluvions divers et variés qui dés lors que l’on marche dessus, trouble l’eau de façon spectaculaire. C’est ainsi que s’achèvera cette première journée de pêche chez Sanso. Après un rapide repas, Séb le pareur doit reprendre la route en direction des Vosges, il va avoir de quoi se remémorer sa journée le long du retour. Pas un poisson n’est venu au fond de sa large épuisette mais il s’en est fallu de peu, la prochaine fois sera la bonne. Pour une première je pense qu’il s’est fait plaisir à voir autre chose et contrairement à la sortie sur la Bienne, cette fois il les a bien vu les truites zébrées.

Le lendemain matin, nous ne perdons pas de temps et c’est direction le bas du parcours comme la veille. Il y a moins de poissons visibles, malgré tout mon padawan va rester sur place un long moment, il est resté d’une patience extraordinaire. Séb le bikeur et moi avons des fourmis dans les jambes et nous allons bouger et ainsi remonter la bordure sans grand succès. Arrivé au gué, je vois qu’une retourne est encore à l’ombre et je décide de traverser. Séb en fait de même, des poissons se promènent en quête de nourriture dans la retourne, enfin on va pouvoir attaquer les choses sérieuses. Je repère un poisson depuis la berge haute, je descends le talus et me tiens à distance de la truite, je commence à la pêcher. Séb qui ne voit pas suffisamment l’impact de ma nymphe non plombé ne pourra pas me guider et c’est ballot car en réalité pendant presque dix minutes, je vais pêcher une herbe ! C’est en avançant un peu que je vais me rendre compte de mon erreur, il faut dire que cela me semblait étrange que ce poisson ne prenne pas la nymphe ou qu’il ne s’enfuie pas. La truite, tranquille était deux mètres plus loin camouflée sur le fond mais elle n’a pas voulu croquer l’offrande. Je restais sur ce secteur car quelques truites tournaient au loin et l’une d’elles finirait bien par entrer dans la retourne pour se goinfrer de diverses nymphes. J’avançais au ralenti dans cette zone, toujours à l’ombre, et de façon à ne pas faire la moindre vague pour ne pas alerter les truites. En voilà une qui maraude à porté de lancer, elle remonte le courant en nymphant, je lui dépose la nymphe sur son axe et s’est sans se faire prier qu’elle s’empare de mon "Absolute no refuse" à pleine gueule. Elle n’est pas énorme mais je suis content de moi, ma patience a fini par payer. Je continue à descendre la rivière au ralenti  car je vois plus en aval du mouvement  en surface. C’est là où je vais assister à un superbe spectacle, en fait une truite carnassière essaye de s’emparer de petits poissons blancs en surface. Elle se dissimule sur le fond pour attaquer de façon soudaine dés que les poissonnets sont regroupés, j’ai regardé pendant plus d’un quart d’heure ce jeu du chat et de la souris comme fasciné. Bien caché dans l’ombre d’un saule, la truite n’a jamais détecté ma présence à tel point qu’elle est passée à cinquante centimètres de mes cuissardes ! Au moment où je me suis décidé à la tenter avec une nymphe tête orange, j’ai vu cette carnassière réussir son coup et partir avec un poisson dans la gueule, elle a aussitôt disparu du secteur pour se délecter de son repas qu’elle avait au final bien mérité.  La matinée était déjà bien avancée quand Séb le bikeur m’a rejoint, et nous avons décidé de remonter tranquillement vers le camp de base toujours sur la rive gauche. Séb le couvreur, mon padawan, était resté tout en bas du parcours jusque là et nous retrouvait seulement. Juste au dessus du gué, quelques dizaines de mètres à peine, Dans une petite cuvette autour de roches, des truites sont en maraudes, nous descendons dans le talus de part et d’autre de la cuvette, les truites se cavent à mes pieds. La position est inconfortable mais cela ne va pas durer longtemps, déjà les truites sortent de leur cachette, un peu timidement dans un premier temps, comme pour inspecter si les intrus sont encore là. Elles retournent brièvement sous la roche mais ressortent moins d’une minute plus tard, la plus grasse des deux est légèrement sur ma droite, je tente une arbalète, au premier passage la nymphe est engloutie par la gourmande truite. Décidément, je suis en veine aujourd’hui, Séb est tout de même content même si pour le moment il n’a pas fait plier le carbone autrement que par les lancers … Nous allons continuer à tenter quelques truites en poste sur cette bordure jusqu’au moment du repas de midi. Il y a plus de poissons que la veille sur ce secteur et nous décidons que ce soir le coup du soir se fera là.

Après le repas du midi, encore un barbecue, nous repartons sur le haut du parcours comme la veille. Je suis certain qu’il y a encore des poissons à faire, cette fois je laisse un peu Séb le couvreur se débrouiller un peu tout seul maintenant qu’il connaît mieux le parcours. Sur les postes bien marqués en montant aucun poisson n’est présent, notamment sur la grosse retourne du virage après les échelles, c’est étrange. Un peu plus en amont nous allons enfin apercevoir quelques truites. Chacun de nous va en tenter plus d’une avec plus ou moins de réussite. Sur le même secteur que la veille où Séb le bikeur avait trompé la belle truite, j’aperçois une zébrée qui se gave littéralement de nymphe, elle n’est pas bien grosse mais faute de grives, on mange des merles. Je tente cette truite qui a un comportement de dingue, elle bourre sur ma nymphe à plusieurs reprises sans qu’a aucun moment je ne réussisse à la piquer ! Je me prépare à faire un nouveau lancer quand je vois une fario méditerranéenne de taille bien plus conséquente, entre quarante-cinq et cinquante qui remonte dans ma direction. Elle fait fuir la plus petite et se poste à sa place, le poste doit être bon ! Je me dis que c’est une aubaine pour moi, j’ai déjà tenté plusieurs dérives sur ce coup là donc ça va être du gâteau pour faire le geste parfait. En cours de lancer, voilà que la truite se déplace légèrement vers l’amont, j’ajuste le tir juste au raz d’une branche qui pendouille, la nymphe tombe pile poil, dérive parfaite, la truite avance  pour se saisir de la nymphe, je vois le blanc de la gueule et jubile d’avance, je ferre et vois la truite qui secoue la tête rageusement avant de s’enfuir hors de ma vue ! J’enrage, je viens de louper cette truite, je pense que le ferrage n’a pas été assez appuyé, c’était le plus gros poisson que j’avais attaqué sur ce séjour et je viens de laisser passer ma chance.

Il va me falloir un moment pour digérer cet échec et je décide d’aller voir où est la fin du parcours en amont. Jusqu’ici je ne l’avais jamais fait, à peine sur place j’entends crier au loin, on dirait bien la voix de "Séb le bikeur", il doit être pendu avec un beau poisson pour hurler de la sorte. Je repars en courant vers l’aval pour revenir dans le secteur où j’étais précédemment, sur la même gravière à un poste près, Séb venait de piquer une belle truite. J’arrivais en plein milieu du combat, la belle cette fois encore se débattait afin de se défaire de ce piège mais rien n’y fit. Cette fois, Séb a entièrement géré son duel en mettant la jolie zébrée dans sa propre épuisette qui semblait bien remplie, une fois la truite dedans !


Plus tard, je reviendrais sur la retourne en face des échelles, et après un long moment d’attente, je vais réussir le hold-up parfait en moins de cinq minutes deux zébrées vont faire la rencontre avec ma nymphe puis le fond de mon épuisette. Ensuite j’essaierais de retrouver mon padawan qui est toujours à la recherche de sa première truite et je vais le retrouver complètement dépité et pour cause. Il a bien eu le droit à la rencontre avec dame fario mais cette dernière a gagné le combat au moment de la descente dans le talus, le moulinet du padawan s’est emballé et la soie a foisonné provoquant la rupture du fil. Quel dommage, mais ce n’est pas la première fois qu’il se fait avoir de la sorte, déjà sur la Bienne en avril dernier il avait subit le même genre de mésaventure ! Comme s’il était utile de le rappeler, je dis une nouvelle fois sur ce blog qu’il me semble capital de posséder un moulinet en bon état de fonctionnement et avec un frein capable de maîtriser les pointes en dix centièmes sans risque de rupture ou d’emballement. L’heure est déjà bien avancée et il faut se remotiver pour le coup du soir, nous allons tous les trois sur l’endroit décidé ce matin même. Chacun se met en place, moi je me poste juste en amont de la grange Golgru tandis que mes deux comparses sont postés à une centaine de mètres au dessus. Le temps est en train de changer, il n’y a pas d’activité mis à part quelques ombres, les dérives sont quasi impossibles la aussi à cause de la renoncule aquatique. La brume arrive par vagues successives et je me dis que je vais tenter le tout pour le tout en me déplaçant juste en amont du camp de base toujours en rive gauche. A peine le temps de me mettre en place que la pluie arrive, la lumière baisse et finalement j’abandonne sans avoir fait de miracle au coup du soir.

C’est bien à l’abri que nous allons partager le repas du soir. La pluie ne va pas cesser de tomber toute la nuit à tel point que le lendemain, jour du 15 Août, la rivière a remonté de presque vingt centimètres. Seulement vers cinq heures du matin la pluie va s’arrêter, ce qui va nous permettre de dormir un peu au silence. Nous décidons d’attendre que les tentes sèchent un peu avant de replier et nous quitterons finalement la zone vers onze heures.

Si je devais tirer un bilan de ce séjour, il apparaît évident que le stock de truites à énormément baissé, je ne saurais pas donner un pourcentage mais c’est énorme. Je me souviens d’une époque pas si lointaine où derrière chaque caillou ou presque, une truite était à l’affût. Ce qui pourrait paraître rassurant c’est la présence de toutes petites truites sur presque tout le parcours. Pour autant que la rivière souffre d’un gros manque de poisson, j'ai rarement pris autant de poissons sur le parcours qu’en ces deux jours, pour cela deux hypothèses. Soit je me suis amélioré, il y a des chances, soit la pression de pêche est moindre et cela j’en suis presque sûr. Mais ce qui me dérange le plus c’est l’envahissement de la végétation et plus particulièrement de la renoncule, pourtant en ce milieu d’année les coups d’eau ont été nombreux, la rivière aurait dû être bien plus propre, du moins je le pense. D’autres algues très denses colmatent le fond par endroit et dès lors que l’on marche dessus cela libère de la matière en suspension, je n’avais pas le souvenir de cet état de fait par le passé. Cette magnifique rivière est en train de changer et j’espère simplement qu’il n’est pas trop tard. Avec la directive cadre sur l’eau qui induit un bon état écologique des eaux prévu pour 2015 cela devrait s’arranger du moins je l’espère !

Je suis tout de même content d’avoir passé un superbe week-end sur le parcours de chez Sanso et les trois Séb n’en pensent probablement pas moins. Deux ont découvert le parcours et un autre qui réussi à prendre deux splendides poissons, que demander de plus ? L’année prochaine nous retournerons sur la légendaire "Loue chez Sansonnens" pour voir l’évolution qui j’ose l’espérer sera dans le bon sens …


Message perso à mon padawan : la prochaine fois mets des bretelles à tes cuissardes cela t’évitera de tremper la dynamo !

samedi 20 août 2011

Truite zébrée de la Loue chez Sanso à cademène


S'il est une rivière et un endroit où j'aime allez au moins une fois dans l'année, c'est bien la Loue chez Sanso.
Malgré ce que l'on peut lire de-ci de-là sur la Loue et la pollution depuis 2010, il fallait que j'en ai le cœur net.

C'est donc le week-end du 15 Aout 2011 que je me suis rendu à la grange Golgru chez la famille Sansonnens avec trois Sébastien !
Pour vous donner une petite idée, il vous suffit de voir la vidéo ci dessous. Pour une fois, je n'ai pas mis de bande sonore en cours de montage. Tout est vrai, la cascade, l'émotion, j'en profite pour m'excuser pour les quelques noms d'oiseaux mais il faut dire que la jolie zébrée ne voulait pas entrer dans l'épuisette ! 
Un récit plus complet de ce week-end est à suivre prochainement sur le blog ...

jeudi 11 août 2011

Rigolade "à la limonade" !


Après le déluge des derniers jours, la rivière était impraticable ce dimanche matin du 07 Août 2011, à Rupt sur Moselle elle charriait même des feuilles. Une fois sur place, difficile de rebrousser chemin et se dire, on rentre sans pêcher, donc j'ai pris la décision de prendre la direction de Fresse sur Moselle pour passer la journée chez Alain. "Alalimonade", vous connaissez ?

C'est en compagnie de padawan, grand séb, que nous allons passer une journée mémorable à traquer les truites Arc en Ciel et les Saumons de Fontaines aussi bien en pêchant à la nymphe vue, au chironome ou encore en sèche avec un chiro suspender. (boule de polystyrène et bas nylon) Vu le stock de poissons sur les étangs, nous avons passé un bon moment à rigoler, un coup c'est un qui est pendu, un coup c'est l'autre, il faut dire aussi que les poissons sont rarement sollicités à la mouche donc cela a aussi contribué au succès de cette journée. Je ne saurais dire combien de truites ou de saumons de fontaine se sont retrouvés dans nos épuisettes mais le chiffre est tellement monstrueux que de toutes façon, on ne me croirait pas !!!

J'ai également tenté messire Esox Lucius au streamer plusieurs fois au cours de la journée. Je peux vous garantir qu'il y a des brochets énormes mais ils ne sont pas faciles. Comme vous allez le voir sur la vidéo, certains dépassent le mètre et même bien plus encore ... La clarté de l'eau où se situent les brochets vous permet de les voir et ce jour là, j'ai vu des poutres suivre mes streamers !



Pour ceux qu'une partie de pêche détente dans un cadre calme au cœur des Vosges tente, faîtes vous plaisir et venez pêcher "Alalimonade", d'autres étangs sont là pour contenter tout un chacun. Un grand merci à Alain pour cette magnifique journée !

vendredi 5 août 2011

La pêche et les réciprocités


Alors que la vente de cartes de pêche est en chute libre depuis plusieures années, cela se confirme d'après les premiers éléments de l'année en cours, il serait temps de se poser les bonnes questions. Pourquoi la pêche n'attire plus les foules ? Le manque de poissons, les sociétés de pêche trop nombreuses, la multiplication des loisirs, le prix de la carte de pêche, une réglementation parfois inadaptée plus sans doute un tas d'autres raisons. Pour faire un point sur notre département, les Vosges, il y a parfois des raisons de se décourager, prenons le cas de la réciprocité par exemple. Il n'existe pas moins de quatre groupements sur le département, le GPV (Groupement des Pêcheurs Vosgiens) regroupant les rivières de plaine et seul adhérent à l'URNE (Union Réciprocitaire du Grand Est), le GPRMV (Groupement Réciprocitaire du Massif Vosgien) , le GAP (Groupement d'Action Piscicole) et pour finir l'Entente Halieutique des trois vallées. Dans tout ce bric à brac il faut bien avouer qu'une vache ne retrouve pas son veau ! Si l'on y regarde d'encore plus près, sur la même rivière il y a plusieurs groupements et je ne parle même pas des sociétés de pêche qui ne veulent participer à aucune réciprocité et qui contribuent à morceler les parcours de pêche. Comble du comble, il semblerait même que des AAPPMA ne seraient pas sous le couvert de la fédération de pêche du département, ce qui semble invraisemblable.

Ce qui a tendance à m'agacer au plus au point c'est que certains pêcheurs et dirigeants ne veulent pas entrer dans un système réciprocitaire sous prétexte que d'autres vont venir piller "leurs rivières et leurs poissons" à leur place, mais ce qu'ils oublient de dire tous ces braves gens c'est que dès lors que la pêche en première catégorie est fermée, ils sont bien contents de venir pêcher à une canne sur le domaine public en deuxième catégorie pour casser du carnassier sans dépenser le moindre euro supplémentaire pour exercer le droit de pêche !

Il serait grand temps de faire changer les choses, des solutions existent, l'AAPPMA de Granges sur Vologne a tenté de protéger les habitants de la rivière avec un arrêté préfectoral à titre d'expérimentation et il semblerait que cela fonctionne. La protection des brochets sur les frayères en première catégorie sur la rivière Moselle a semble t-il porté ses fruits et dès lors que la rivière s’assagit, on y retrouve du fingerlin. Je le répète encore, des solutions existent, l'Ombre commun sur la Moyenne Moselle fait son retour grâce au soutien du GPV (alevinage d'ombrets) et à la protection qui va avec, pêche en No-Kill intégral. Si chaque AAPPMA arrêtait simplement de faire du nombrilisme et essayait de ne pas prendre la rivière pour une source intarissable, les choses évolueraient bien plus vite. Au lieu de ça, chacun reste dans son petit monde, ce temps est révolu, messieurs il faut vous réveiller sinon vous finirez par mourir ! Je le dis clairement, certaines AAPPMA n'ont plus leur place, les petites avec une vingtaine de membres notamment ou encore des linéaires dérisoire, il faudrait réduire le nombre de ces associations à un nombre raisonnable, actuellement il y en a plus de soixante dix dans le département des Vosges. A partir de ce constat comment faire pour voir naître une réciprocité au moins départementale dans un premier temps ? Mission impossible à mon avis. 

Les pêcheurs aussi ont leur propre part de responsabilité, combien parmi eux assistent aux assemblées générales ? En vérité quasi personne, il suffit de voir sur une grosse association comme celle d'Épinal avec deux milles sociétaires, quand il y a cinquante personnes, en retirant les gens du conseil d'administration, c'est le bout du monde ! Pour fréquenter plusieurs AAPPMA, et assister dans l'ensemble aux assemblées, ce constat est général. Partant de ce principe, il n'y a jamais de problèmes à résoudre et la routine s'installe. Par ce fait, aucune remise en cause des dirigeants, on continue à gérer de la même façon depuis des années sans se poser la moindre question.

J'ai posé la question d'une réciprocité élargie au sein du département il y a déjà deux ans, un président d'AAPPMA m'avait quasiment certifié que cela allait se faire l'année suivante ou celle d'après ... Aujourd'hui, rien ne s'est fait et chacun campe sur ses positions. Il est grand temps de mettre un coup de pied dans la fourmilière. A l'heure où j'entends parler de prochaine réciprocité nationale, avouez qu'il y a de quoi sourire. Aujourd'hui je considère notre département comme le fameux village gaulois qui résiste dans son camp retranché de la gaule à l'envahisseur Romain dans les aventures d'Astérix et Obélix. Certes notre région est bien en retard et l'on commence à se regrouper un peu, notamment au sein de l'URNE (Union Réciprocitaire du Nord Est) mais là encore, certains départements ne jouent pas le jeu et n'offrent rien de concret, pire encore j'en ai même vu offrir moins qu'à l'époque d'une réciprocité appelée URGE.

Ci dessous un montage vidéo réalisé par Hervé57 pour illustruer une sortie entre pêcheurs réciprocitaires de l'URNE.


Merci Hervé pour l'autorisation d'utiliser ton montage sur mon blog et bravo pour celui ci aussi !

Désormais, si vous voulez faire changer les choses, il faut que chaque pêcheur se sente responsable et prenne ses responsabilités. Allez aux assemblées, votez, exprimez vous, c'est votre droit ! Présentez vous dans les associations, investissez les conseils d'administration, apportez vos idées. Des idées nouvelles qui pourraient dissuader les viandards comme par exemple ne plus mettre de poissons surdensitaires dans les rivières. Petite remarque en passant, je l'ai déjà dit sur ce blog, depuis le temps que l'homme déverse des poissons dans les rivières, il ne devrait plus y avoir de place pour y mettre de l'eau, et pourtant, il n'en est rien. Laissez vivre les reproducteurs, comme par exemple instaurer une tranche de capture où il serait interdit de prélever le moindre poisson comme cela se fait en Irlande. Seulement 1 Kilo de brochet par jour, ce qui correspond à un poisson de moins de cinquante centimètres. Tous les autres doivent être remis à l'eau mis à part les poissons trophés, cela laisse rêveur mais pour être un fidèle de l'île d'émeraude, je peux vous garantir que cela fonctionne. Le temps de la pêche pour se nourrir est dépassé, la pêche devrait plus être considérée comme un sport ou l'adversaire devrait être respecté. Mais les habitudes ont la vie dure et l'on trouve encore beaucoup trop de viandards sur des rivières qui ne peuvent plus fournir la ressource.Comme dirait un président d'AAPPMA que je connais bien, à partir du moment où tu supprimes le père et la mère, il est évident que les espèces puissent disparaître. D'autres idées peuvent être mises en avant, ce n'est pas Christophe qui me contredira, imposer un quota sur l'année avec un système de bagues comme pour le saumon permettrait là aussi de sauvegarder quelques espèces. En plus cela faciliterai le contrôle des pêcheurs par les gardes pêche particuliers et consorts et éviterait les sempiternels voyages à la voiture que tout le monde a observé au moins une fois.

Pour en revenir à une réciprocité départementale en elle même, il est évident que chacun des pêcheurs du département ne va pas traverser ce dernier tous les jours pour allez taquiner la truite ou d'autres espèces. Tout au plus au début certains viendront découvrir de nouveaux horizons mais l'éloignement et surtout une protection drastique des populations de poissons fera sans doute le reste, le pêcheur dans sa grande majorité va se cantonner à pêcher chez lui. Des réunions ont eu lieu mais pour le moment, silence radio, alors je pose la question ouvertement, à quand une vraie réciprocité sur le département des Vosges ? Je reviens à nouveau sur l'URNE, quand un département n'offre que son canal qui de toute façon est dans le domaine public, de qui se moque-t'on ? Dire qu'un département fait partie de l'URNE c'est bien joli tout ça mais il faudrait que tous les lots soient dedans et c'est loin d'être le cas. Nous n'en sommes probablement qu'au début de cette réciprocité mais il va falloir passer une vitesse supérieure maintenant sans quoi à quoi cela servirait-il de continuer ? Sinon encore une fois essayer de faire les poches aux pêcheurs ?

Mon vœu le plus cher serait qu'une vraie réciprocité nationale voit le jour mais là je crois qu'il va falloir encore attendre un peu car il est clair que des résistants subsistent ici et là, il y a encore six départements qui ne sont entrés dans aucun groupe réciprocitaire et deux qui font leur sauce ensemble. Alors, Messieurs les présidents de fédération de pêche je pense que c'est à vous de faire prendre la mayonnaise et de faire que déjà au sein de vos départements l'entente soit établie, seulement ensuite nous pourrons enfin parler de réciprocité nationale.

mardi 2 août 2011

Vent du nord sur la Moselle


Samedi une session pêche à la mouche était prévue avec deux Gob’nautes de la communauté du grand Nord-est, plus précisément de la région de Metz, Hervé et Cyril ainsi que Séb le couvreur, mon padawan.
Le lieu choisi était la Moselle aux environs d'Épinal où le rendez vous était fixé à huit heures. Le vent considéré comme l'ennemi public numéro un était déjà bien présent et de surcroit mal orienté, vent de Nord, Nord-est, autant dire que la partie s'annonçait mal.

En aval du "pont canal" de Golbey, sur les plats des vagues remontaient le courant, la force du vent empêchait les lancers vers l'aval et nuisait considérablement à la présentation. Les ombres tant recherchés ne se sont pas montrés enclins à prendre nos mouches dans ces conditions et nous nous sommes résolus à pêcher la zone de courant, un peu trop rapide à mon goût vu la hauteur d'eau, où quelques poissons se sont laissés prendre aux pièges tendus. Sèches et nymphes ont permis de capturer quelques spirlins, vandoises, chevesnes et de tout petits ombrets de l'année. Sur un poste très marqué je me suis fait aspirer une phrygane en chevreuil par une splendide truite, j'étais déjà aux anges et exultai mais la belle a fini par se décrocher, j'enrageai !


Après la pause casse croûte, nous avons tenté le secteur en amont sans plus de réussite, le vent était même plus fort qu'au cours de la matinée et vers dix sept heures nos amis mosellans s'en sont retournés dans leurs pénates. Ce fût malgré tout encore un bon moment passé ensemble et gageons qu'à l'automne prochain la rivière nous livrera ses trésors.

Juste après le départ de nos amis, nous avons tenté encore un autre secteur connu pour abriter de jolis spécimen, le courant tirait fort, bien trop fort et même avec un vent amoindri du fait que la rivière est orientée différemment, uniquement les petits ombres se sont emparés de nos mouches sèches. Le seul de taille convenable, je l'ai une fois de plus dépiqué, à ma décharge il s'est mis à tourner dans le courant donc avec la force de ce dernier, deux alternatives étaient possible, la casse ou le décrochage ...

Au fil des parties de pêche je bascule du coté obscur de la force, le fougueux jedi du début de saison n'est plus que l'ombre de lui même !