vendredi 31 mai 2013

Séjour de pêche dans l’Ardèche - Première partie


Après plusieurs voyages de pêche aux carnassiers sur l’île d’Irlande, j’avais besoin de voir autre chose. Il faut aussi dire que mon premier « padawan », Dominique, ne peut plus se servir de son arme et par conséquent, il est difficile de former une autre équipe de joyeux drilles. L’année dernière, je n’ai pas effectué de séjour pêche mis à part l’excursion chez mes amis helvètes. J’avoue que cela m’a terriblement manqué. Cette année, j’ai décidé avec mon ami Michel, d’effectuer un séjour de pêche dans le département de l’Ardèche. Depuis le mois de janvier la décision était prise de nous rendre à Mazan l’Abbaye. Cette destination, n’a pas été choisie au hasard, bien au contraire. L’année de la sécheresse, en 2003, nous avions effectué un séjour avec le club mouche d' Épinal sur les terres d’adoption du regretté Jean-Louis POIROT, avec lequel  nous avions passé de très bons moments. La région m’avait bien plu, alors pourquoi ne pas y retourner ? Lors des salons que nous organisons avec le club mouche d' Épinal, Pascal VERNIER, nancéien d’origine qui s’est expatrié dans la région proche du mont Gerbier, vient nous présenter son savoir-faire. Je m’étais promis qu’un jour je ferai un séjour dans les environs. C’est désormais chose faîte avec ce séjour à l’auberge de la Grolle. Nous allons faire un petit retour sur ce périple de 5 jours.


Tout commence le Dimanche dix-neuf mai avec le rendez-vous chez Michel. Le temps de charger la voiture, de boire un café et nous voilà partis pour quelques heures de route. Direction, Besançon, puis l’autoroute jusqu’à Saint-Étienne où nous ferons la pause de midi. Ensuite, il nous faut prendre la direction du Puy en Velay et ensuite bifurquer pour rejoindre Mazan l’Abbaye et l'Auberge de "la grolle". Quelques kilomètres avant notre arrivée, on s’aperçoit que la neige est tombée il y a peu ! En réalité, le vendredi soir et le samedi la pluie et la neige étaient tombées en abondance. Cet épisode a eu pour effet d’augmenter les débits des "rau ou riau" (appellation des ruisseaux) et des rivières. Peu après notre arrivée à l’auberge de la grolle, Pascal se proposait de nous faire visiter quelques endroits sympathiques où nous pourrions exercer nos talents durant notre séjour. Que de virages dans cette contrée ! A tel point qu’au retour de notre visite, j’ai été malade comme un chien. La bière dégustée à notre arrivée a été régurgitée sur la route devant l’auberge. J’imagine encore la tête d’un touriste se posant la question avant d'entrer à l’auberge !  Heureusement, compte tenu des conditions météo, personne ne se promenait sur la route. Durant le repas du soir, j’ai eu droit à un petit sobriquet : Vomito. Les fans de la bande dessinée "Titeuf " comprendront.

Le lundi matin après une bonne nuit, nous avons pris le petit-déjeuner à huit heures comme chaque jour en compagnie des patrons et des hôtes présents. Ensuite, direction la première rivière. Notre choix s’était porté sur la Padelle en aval de (Sagnes et Goudoulet). J’avais bien senti qu’il ne faisait pas très chaud mais quelle surprise quand j’ai découvert que mes chaussures étaient recouvertes de givre. Elles étaient pourtant stockées dans le coffre de la voiture ! La température avait sans doute bien chuté pendant la nuit. Pour bien démarrer le séjour, j’avais oublié la veste de pluie dans la chambre. Dommage, elle m’aurait bien servi compte tenu du vent que nous allions subir une grande partie de la journée. Coté pêche, nous étions un peu perdus. Je dois avouer que je ne m’attendais pas à ce genre de profil, plutôt tourmenté.


Il a fallu réfléchir un peu et se résoudre à pêcher les postes les plus marqués en l’absence totale de gobages. Après un long moment, c‘est Michel qui a ouvert le bal en pratiquant la pêche en noyée. J’ai eu bien du mal à prendre mon premier poisson qui plus est, de petite taille. Nous avons rapidement déduit que sur cette rivière, nous ne prendrions pas de poissons gigantesques. Peu importe, toutes les truites capturées sont nées dans la rivière, donc des vrais poissons et ça c’est vraiment bien. Après le casse-croûte du midi, préparé par Jocelyne chaque matin, nous avons insisté sur ce secteur. Sur un plat, quelques truites commençaient à se nourrir en surface. Je me préparais à les pêcher quand des promeneurs sont arrivés en lançant le traditionnel : "ça mord ?" La route surplombant la rivière, les truites ont eu tôt fait de se réfugier sous les cailloux. Après une attente de plus de trente minutes, elles ne sont pas ressorties. Nous allions décidé de quitter le secteur pour nous rendre sur le parcours no-kill de la Loire entre Sainte-Eulalie et Riautord, quelques kilomètres plus en aval.

Sur un grand "plat", des gobages claquaient à la surface à un rythme effréné. Le vent semblait souffler un peu moins fort à mesure que le temps passait. Nous allons nous éclater pendant seulement quelques minutes devant ce spectacle tout en commençant à pêcher et enregistrer quelques prises. Cela faisait du bien de pouvoir enfin pêcher sur des poissons à table. La température chutant, les gobages devenaient sporadiques. Malgré cela, nous réussirons encore quelques captures. De quoi nous regonfler à bloc pour le lendemain !

Retour à l’auberge tout juste pour l’apéro, où chaque soir nous découvrions les nouveaux hôtes. L’apéro consistait à un kir à la châtaigne et le grignotage des gâteaux fabrication maison de Jocelyne. C’était bien sympa de découvrir chaque soir où presque des nouvelles têtes. Nous avons échangé sur des tas de sujets avec de bien belles parties de rigolade. Il était marrant de voir la bobine des gens en nous trouvant aussi passionnés et de pouvoir rester dehors avec des températures aussi basses des journées durant. Nombreux sont ceux qui s’attendaient à nous voir arriver avec des truites dans un panier ! Le seul panier à présenter était nos l’appareil photos numérique.


Mardi, fort de l’expérience de la veille, nous avons décidé de pêcher à nouveau le parcours no-kill et ses environs toute la journée. La température bien basse n’a pas permis de revoir les gobages de la veille. Mais sur des postes bien marqués nous avons tout de même enregistré quelques prises. En milieu d’après-midi Pascal nous a rejoints comme tous les jours suivants d’ailleurs. Ce dernier nous a clairement expliqué que nous trouverions plus de poissons "disponibles" sur les secteurs agités que sur les zones calmes. L’après-midi fut tout de même assez calme. Michel a toutefois enregistré plus de touches en pêchant, tantôt en nymphe, tantôt en noyée. Pour ma part, je rêvais sans cesse de gobages sur mes sèches … Le vent était incessant et assez fort durant toute la journée et brisait tous mes espoirs. Quand je pense que j’avais regardé la météo avant de partir et que j’avais vu des températures autour de 18 degrés. Foutaise, durant toute la semaine, sauf le jeudi après-midi, nous n’avons pas dépassé les dix degrés en journée.

Mercredi matin, où va-t-on ? Lecture de la carte après le petit déjeuner, frugal comme d’habitude. Compte tenu de l’orientation du vent assez soutenu, nous décidions de retourner sur la Padelle. La rivière avait déjà changé de visage par rapport à notre première visite du lundi. Le niveau avait baissé et les postes étaient plus nombreux pour essayer de poser des sèches. Je dis bien essayer car le vent etait très violent. Il fallait même attendre et lancer entre les rafales ! De temps en temps, quelques "Rhodani" dérivaient à la surface.


En fin de matinée, alors que le vent réduisait un peu, j'allais apercevoir un gobage. Cela me redonnait un peu d’espoir et rapidement la truite gobeuse se retrouvait piégée. Certes ce n’était pas un monstre mais cela m’importe peu, une montée, c’est une montée ! Sur le même secteur, j'allais enregistrer quelques prises supplémentaires. Michel quant à lui, capturera aussi quelques poissons pendant cette matinée. L’après-midi, nous allions voir Pascal exercer son talent. A peine la mouche posée sur l’eau que déjà une truite venait s’en saisir ! C’est qu’elles sont sacrément bien dressées les bestioles, elles ne connaissent que leur maître. Nous en reparlerons plus loin d’ailleurs. Après une grosse demi-heure à discuter et pêcher, c’était à mon tour d’attaquer un poisson. Je me positionnais à genoux afin de rester discret et au bout de deux faux lancers … Plouf, je me retrouvais au jus ! Voilà le premier bain de l’année.

C’est bien mouillé que la partie de pêche se finira mais j’irai jusqu’au bout même si l’ami Michel insistait pour que l’on rentre plus tôt. C’est ainsi que se termine la première partie de nos aventures sur les terres Ardéchoises. A suivre …

mardi 14 mai 2013

La pêche et les saints de glace


Décidément nous vivons une drôle saison de pêche. J’ai bien peu de chose à vous raconter concernant mes différentes sorties en rivière. Cette année ne restera pas gravée dans les annales, du moins pour ce qui concerne le début de saison. Dernièrement, entre quelques jours de congés et les divers jours fériés, j’ai eu beau tenter l’aventure à plusieurs reprises mais sans grand succès. J’ai tout juste réussi quelques truites de-ci de-là, mais rien d’extravagant ! Si je compare avec le début de saison de l’année dernière, c’est le jour et la nuit.
Je me pose de grandes questions concernant l’avenir de la Moselle sur sa partie supérieure. (En amont de Remiremont) Le niveau est resté plus que correct jusqu’ici. Nous avons même essuyé quelques crues notables et pour autant la rivière est déjà entièrement colmatée par endroit. C'est à n’y rien comprendre ! La jolie frayère que j’ai fréquentée assidûment à cause d’un joli poisson que j’avais réussi à capturer après bien des déconvenues est méconnaissable.  (Film de cette capture) Aujourd’hui l’endroit est tout vert, pas un seul caillou n’est visible. Des algues filamenteuses ont recouvert tout le fond de la rivière. Bizarrement très peu de champs bordent la Moselle sur ce secteur. L’année passée, en août, l’eau sentait la lessive. Avec l’ami Christophe, en fin d’année, nous avions même trouvé une station d’épuration fendue et rafistolée qui par conséquent laissait échapper des eaux usées directement dans la rivière (voir l'article). Comment ne pas imaginer que la cause du colmatage de la rivière n’est pas une résultante de cette anomalie ? Je ne vous cache pas que l’envie d’aller traquer sur la rivière ne me fait pas plus envie que cela. De toute façon, les truites sont bien moins nombreuses que par le passé et si rien n’est fait, je crains le pire pour l’avenir !

Une jolie truite en sursis !
Pour en revenir au titre de ce billet, les températures des jours précédents semblaient annoncer le réveil de la rivière. Mais les trois fameux saints de glace, Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais, pointaient le bout de leur nez. La pression atmosphérique a chuté considérablement en même temps que la température.

Malgré tout, le samedi, premier saint de glace, j’ai décidé de tenter ma chance une fois de plus et avec bien du mal, j‘ai réussi à tromper la méfiance d'une truite qui gobait sur une bordure. Le soir venu, je rentrais avec le moral dans les chaussettes. Il ne me restait que le dimanche pour essayer de me refaire. Je n’avais pas envie de reprendre le chemin de la rivière et je pensais traquer un peu le brochet au streamer pour changer un peu. Peut-être que la chance finirait-elle par sourire ? Je me remémorais ma dernière expérience qui s’était soldée par un pseudo échec. A la dernière tentative avec Michel, cinq suivis dont quatre attaques, mais pas une seule capture.

Cette fois, c’est avec François que nous allions tenter l’aventure. Rendez-vous juste après le repas de midi et direction d'un étang. Avant d’aller plus loin dans ce récit, vous devez savoir que mardi dernier, François et Michel s’étaient rendus sur cette pièce d’eau et qu’ils avaient touché sur la journée pas moins de vingt-cinq brochets ! Autant vous dire que j'avais l'eau à la bouche. J’avais apporté le "float tube" afin de prospecter correctement. Finalement nous avons trouvé une barque suffisamment grande pour nous accueillir tous les deux. Je me voyais déjà ferrer des "pikes" toute l’après-midi avec mes streamers faits de poils et de matériaux synthétiques. Au final rien de tout cela ne s’est produit. Il a fallu batailler comme un damné pour réussir à prendre un poisson. J’avais débuté la partie de pêche avec une soie intermédiaire transparente. J’ai essayé différents streamers, du rose, du chartreux, du blanc et bien d'autres coloris, des plus ou moins volumineux. Pas une seule touche, pas un suivi, le néant !

François, pendant ce temps-là était logé à la même enseigne même en pêchant aux leurres. Aucune activité pendant une grosse partie de l’après-midi. Puis quelques rotengles ont commencé à se manifester. Afin d’avoir une idée sur l’activité des brochets, décision fut prise de capturer un poisson blanc afin de pêcher au vif. François qui avait apporté tout un fagot de canne se chargea de pêcher de la sorte. Le gros flotteur resta uniquement animé par le rotangle pendant presque une heure. Soudainement, le bouchon s’enfonça, et moins de cinq secondes plus tard ce fut le ferrage. Le vif était armé d’un gros hameçon simple sur le dos ce qui induisit un ferrage quasi instantané. Ce fut un premier poisson qui allait se rendre non sans lutter à un point que nous estimions sa taille bien supérieure à celle effective ! A ce moment je me dis que ça allait démarrer.

Mais non, toujours pas d’attaque sur mes streamers. François reprit un petit rotengle, l’accrocha par le dos, et quelques minutes plus tard, le flotteur plongea à nouveau ! Un brochet d’environ soixante centimètres se rendit , lui aussi après une belle lutte. Le scénario allait se reproduire à quatre reprises. J’aime autant vous dire que pendant ce temps-là, je gambergeais. A un moment, nous parlions même de me faire exorciser car ce n’était pas possible de ne pas avoir une seule touche.

Compte tenu de la topographie du secteur, je décidai de passer sur une soie flottante. Ceci me permit de lancer un peu plus loin et de mieux taper la bordure. Un rassemblement de poissons blanc avait attiré mon attention. J’avais même aperçu un semblant de chasse mais sans en être véritablement sûr. En insistant sur le secteur, alors que je voyais mon streamer à moins d’un mètre de la bordure, un éclair jaillit de dessous les branches. Dans le quart de seconde une grosse attaque eut lieu. J’étais prêt, et j’ai ferré de façon très appuyée. Le pauvre brochet a du se demander ce qui se passait. Après un court instant, il reprit ses esprits et mena un combat bien sympathique. Au final, c’est un poisson d’un peu plus de soixante-dix centimètres qui est reparti rejoindre ses congénères. Bon sang que cela a fait du bien d’avoir une vraie attaque ! Cela m'a tout de même un peu réchauffé car pour information, j'ai enduré le waders néoprène et la veste de pluie pendant toute la partie de pêche sans avoir plus chaud que cela.


Force est de constater que ce dimanche après-midi, les poissons ne semblaient vouloir attaquer que sur du naturel. J'avoue que c'est assez déstabilisant de savoir qu'en pêchant autrement il y a moyen de faire des touches. Mais, que voulez vous, cela ne m'amuse plus de pêcher le brochet à autre chose qu'à la mouche. Il va falloir réfléchir pour créer des streamers qui fonctionnent un peu mieux, car finalement, c'est peut-être là que j'ai tout faux ? Si je pêche à nouveau ce plan d'eau, je vais également réviser la taille de mes bestioles car la majorité présente sur ce dernier semble mesurer moins de 10 centimètres. Que dire de l'animation, j'ai pourtant essayé bien des variantes. Comment reproduire la nage d'un vrai poisson ? Vous voyez, je l'avais déjà écrit par le passé sur le blog mais je dois avoir un problème avec ce poisson ! En plus de la poisse qui me caractérise, cela commence à faire beaucoup. Allez maintenant il faut songer à notre séjour sur les terres Ardéchoises avec Michel.

A la revoyotte ...

jeudi 25 avril 2013

Les truites fario d'Epinal - Dernière partie


Aujourd’hui, voilà le dernier volet concernant  la saga des truites d’Epinal. Ce Mercredi soir, de toutes petites truites sont venues grossir les rangs de celles déjà réintroduites.  Elles ont été disséminées en partie sur le parcours no-kill d'Épinal. Suite à la réception d’un petit coup de téléphone, je suis allé donner un coup de main à Jean-Claude afin de les répartir sur les secteurs porteurs.  Ces petites truites sont magnifiques, ll faut dire que les « parents » ont été soigneusement sélectionnés.


Le comportement de ces poissons est déjà instinctif. En effet en les relâchant, nous avons observé que les truites se cachaient dans la foulée sous les cailloux ou dans les herbes mais aussi à l’abri du courant. Il faut dire que le transport dans les cuves de la camionnette de l’AAPPMA avait du quelque peu les perturber.


Maintenant, fini l’eau pure, il va falloir que ces nombreux poissons apprennent à vivre dans une rivière avec une eau de bien moins bonne qualité. Quoiqu’il en soit, il y a déjà des résidentes donc cela ne devrait pas poser de problèmes.  Il faudra aussi qu’elles évitent les pièges tendus par certains viandards qui n’hésitent pas à venir tremper le fil sur le parcours. J’en veux pour preuve le personnage que j’ai viré, manu militari, ce matin qui pêchait au lancé ! A savoir que le parcours n’est même pas ouvert et que c’est exclusivement réservé à la pêche à la mouche. Merci à « Momo » pour le coup de fil …



Il ne reste simplement qu’à espérer qu’il n’y aura pas de crue sur Épinal ces temps-ci. Il est annoncé un peu de pluie pour les jours prochains. Ces petites truites ont un petit mois pour trouver leur place avant que le parcours n'ouvre pour la saison 2013. Pour mémoire, l'ouverture aura lieu le Samedi 18 mai 2013. Je vous invite à lire le règlement sur le site du club mouche d’Épinal. (Règlement du parcours no-kill d’Epinal)

Pour information, le club mouche et la ville d’Épinal procédera à un nettoyage du parcours le vendredi 10 mai 2013. Amis moucheurs, vous pouvez vous joindre à nous et participer si le cœur vous en dit. Vous pouvez prendre contact sur cette page par l’intermédiaire du formulaire de contact ou encore sur le site du club mouche d’Épinal.

A la revoyotte

mardi 23 avril 2013

Quand cela ne veut pas ...


Tout est dans le titre, quand cela ne veut, cela ne veut pas !!! Depuis la fin de l’année dernière, c’est la catastrophe concernant les sorties pêche avec le club ainsi qu’à titre personnel. En effet, je vais faire un petit retour en arrière jusqu’en novembre 2012. Ce mois-là, une sortie était programmée au réservoir de Boismont, chez Yannick. La température extrêmement basse et l’absence de vent a rendu la pêche très délicate. En décembre la sortie au brochet sur la Moselle a été annulée pour cause de niveau trop élevé. En février, rendez-vous au réservoir de la Moselotte, un froid extrême nous attendait. La glace dans les anneaux empêchait le bon déroulement des opérations de lancer. Les poissons étaient quasi absents. Pour autant d’après le directeur de la base, quelques jours plus tôt, la pêche était bonne.

En mars, rendez-vous au réservoir de Sommedieue. Un rafraîchissement brutal la veille de notre venue a réduit nos espoirs à peau de chagrin. Un vent à décorner les bœufs et un vent du nord a fait baisser l’activité des poissons de façon drastique. Quelques poissons sont venus croquer nos mouches mais pas de quoi laisser un souvenir impérissable comme l’année précédente.


A la mi-avril, j’avais posé une semaine de congé en prévision du début d’activité sur la rivière. Quelques jours plus tôt un réchauffement et une vague pluvieuse est encore venu gâcher la fête. Résultat, une crue a eu lieu. Puis, grosse montée des températures en deux jours. La neige, encore présente sur les sommets Vosgiens, a continué à fondre. Ceci a eu pour effet de ne pas faire baisser le niveau d’eau. En fin de semaine la rivière semblait malgré tout vouloir se réveiller malgré un vent du nord persistant.

Le samedi 20 avril, la sortie mensuelle du club était programmée sur l’Ornain vers Ligny en Barrois. Une fois de plus la poisse était avec nous. Grosse baisse des températures, le thermomètre affichait avec bien du mal, huit degrés le matin et onze l’après-midi ! Le vent du nord a soufflé toute la journée, la rivière était trop haute de presque quarante centimètres. Autant dire que les espoirs de capture dans ces conditions étaient plutôt illusoires. Au total à dix pêcheurs, un seul poisson a été capturé ! Pour autant, l’après-midi, il y avait quelques éphémères qui défilaient sans pour autant attirer la curiosité des truites.


Cette semaine je reprends le travail, et devinez quoi ? Les températures deviennent clémentes, la neige a disparu, il n’y a plus de vent et le niveau d’eau est correct. Certains amis, comme Cyril, commence même à prendre de bien jolis poissons, pendant que j’enrage derrière mon bureau …

Je me dis que le week-end prochain, je vais enfin pouvoir assouvir ma passion. Eh bien, c’est sans compter sur la météo annoncée. Effectivement, toute cette semaine va être magnifique et à partir de vendredi, changement brutal. De la pluie et une grosse chute des températures est prévue pour le week-end !
Je commence à croire que je suis maudit par les dieux de la pêche … Il va falloir que les choses changent car depuis novembre dernier cela commence vraiment par faire long ! Les amis soyez sympa faîtes quelques incantations pour qu’à nouveau je puisse m’éclater avec mon passe-temps favori.

A la revoyotte …

lundi 15 avril 2013

Les truites d'Epinal - Partie 2


Aujourd'hui reprenons le cours de l'histoire des truites de l'AAPPMA d’Épinal. Lors du précédent article, les œufs venaient d'être fécondés et disposés dans les clayettes puis mis dans l'obscurité. Ci-dessous nous allons observer les œufs après 250 degrés jours. On voit très bien que l’œuf est embryonné. Le petit point noir à l’intérieur de ce dernier est le signe révélateur. Nous pouvons également constater qu'un léger dépôt s'est formé à la surface de l’œuf. Ce dépôt agit un peu comme un protecteur et n'est pas dangereux pour le futur alevin.

Œufs de truites à 250 degrés jours
Dans l'image suivante, nous observons que les oeufs commencent à éclore. Une petite queue sort de ce qu'il reste de l’œuf, à ce stade nous sommes à 330 degrès jours. C'est donc la naissance des futures truites que l'on dénomme à ce stade des alevins avec vésicules.

Les alevins se nourrissent de cette vésicule dans un premier temps. Plus tard ils se transformeront de manière définitive en petits poissons. Deux possibilités s'offrent, soit attendre la transformation complète de l'alevin, soit l'introduire dans le milieu naturel lorsqu'il reste encore un peu de vésicule à résorber. Cette deuxième solution semble la plus appropriée.  En effet avant la résorption complète, l'alevin peut commencer à se nourrir seul et devient autonome. Il arrivera mieux à survivre dans cette jungle qu'est le ruisseau ou la rivière.

Vésicules à 350 degrés jours
L'AAPPMA d’Épinal a fait le choix de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier cette année, si je puis dire ! Grâce au contrôle journalier de l'état d'avancement des œufs, certains ont été placées dans des "boîtes Vibert" quelques jours avant leur éclosion. Les boîtes ont été placée sur des secteurs où la présence de quelques truites subsistent encore sur la Moselle. L'objectif de cette nouvelle façon de faire est d'essayer de booster la population de truites sur la Moselle. Depuis de nombreuses années les efforts étaient portés sur ses affluents et le constat est mitigé sur certains d'entre eux. Il est inutile de perdre de l'énergie à vouloir "installer" une population là où elle n'est pas viable. Pendant ce temps, sur les ruisseaux porteurs des alevins ont été déposés avec délicatesse. Désormais il faut laisser le temps faire son œuvre et peut être que nous retrouverons certaines de ces truites ...

Alevins disséminés dans un ruisseau à 440 degrés jours soit trente sept jours après l'éclosion
Ce programme est prévu pendant, au moins, trois années afin d'obtenir un minimum de résultat. L'affaire est donc à suivre. J'ai bon espoir que cela fonctionne car nous avons réussi à stabiliser une population d'ombre commun sur la Moselle, donc pourquoi pas les truites sur des secteurs bien ciblés. Autre source d'espoir, l'exemple du parcours no-kill d’Épinal, où depuis que nous ne relâchons plus de truites arc en ciel, les petites truites Fario colonisent à nouveau ce dernier.

Le but de l'écloserie d'Epinal n'est pas de vouloir produire des quantités industrielles et de déverser des truites n'importe où. C'est un simple soutien sur des secteurs très localisés. Reste à espérer que les pêcheurs se montreront respectueux de ces petites truites si toutefois ils en rencontrent lors de leurs pérégrinations halieutiques sur la fabuleuse Moselle !

A la revoyotte ...

lundi 8 avril 2013

Début de saison calamiteux


Les saisons de pêche se suivent et ne se ressemblent pas ! Je m'étais habitué aux printemps précoces et aux belles parties de pêche dès la fin du mois de mars. Cette année, retour à la réalité avec un début de saison plus que froid.

Hier, je m'étais programmé une sortie en petite rivière histoire d'étrenner une nouvelle canne de 7 pieds 4 pour soie de 4 et ce fut un fiasco complet. La météo annoncée, du soleil, m'avait fait sortir de la torpeur hivernale. Arrivé sur place en fin de matinée, c'est un froid glacial et le vent de nord-est qui m'accueillait. Pas un insecte n'était sorti donc aucune activité ne venait troubler la quiétude de la rivière. Le niveau d'eau m'a semblé étrangement bas compte tenu de la saison et de l'hiver que nous avons subi. La neige est tombée en suffisance tout l'hiver depuis novembre jusqu'à fin mars. J'entends dire que les nappes phréatiques sont pleines, j'avoue avoir du mal à y croire car si c'était vraiment le cas, il y aurait de l'eau dans les rivières. Actuellement, on se croirait sur des niveaux de début juillet ! Pour autant il faut bien savoir que la végétation est encore en léthargie ce qui ne laisse rien présager de bon, en effet dès lors que les arbres vont commencer à sortir leurs feuilles, ils vont avoir besoin de beaucoup d'eau.


En début d'après midi, le soleil tentait une percée avec bien du mal. Et avec l'ami Michel nous avons prospecté encore un long moment sans rien apercevoir. Seules les jonquilles donnaient un air bucolique au paysage. A partir de seize heures, le soleil arrivait enfin et aussitôt quelques éphémères et perles noires s'extirpaient de l'onde. Dans mon esprit cela présageait enfin le début de la partie de pêche mais c'était sans compter sur les promeneurs du dimanche qui eux aussi, voyant le soleil, avaient décidé de prendre l'air afin de faire la cueillette des jolies fleurs jaunes.

A cet instant, toutes les conditions étaient réunies pour empêcher toute capture, comble de tout, sur un poste prometteur où j'étais posté en retrait, un gamin est venu jeter des morceaux de bois dans l'eau. Bilan de cette journée, un gobage aperçu et pas moyen de lancer sur la zone. Concernant la canne de 7 pieds 4, il va sans doute me falloir quelques heures de pratique et surtout de meilleures conditions pour en tirer toute la quintessence. Merci à guillaume pour le travail réalisé.


Un sacré chantier en arrière plan, les castors se font les dents sur de très gros arbres ! Il ne reste qu'à espérer que celui-ci ne tombe pas dans la rivière car elle ne sera pas capable de l'évacuer. Pour conclure, vivement des jours meilleurs, il y en a marre de ce vent du nord, nord-est et de ce froid glacial. J'espère que le temps va enfin changer comme l'a annoncé la météo et que la saison va enfin véritablement commencer ...

jeudi 4 avril 2013

La Phrygane Spinalienne fait peau neuve


Vous devez me trouver hyper silencieux sur le blog depuis un long moment ? Ne vous inquiétez pas, je vais revenir en force très bientôt avec plein de choses à vous raconter. Pour le moment je suis assez occupé: d'une part avec la préparation du 7eme Salon des pêcheurs d’Épinal, et d'autre part avec la refonte complète du site Internet du club mouche.

Aussi je vous invite à venir découvrir ce dernier dès à présent sur sa toute nouvelle adresse : 


Nous avons décidé d'acheter un nom de domaine afin d'être plus visible sur "la toile". Nous serons ainsi bien plus visibles par les Internautes. Par ailleurs, cela va nous permettre de faciliter la communication pour les salons des pêcheurs.


Je vous souhaite une agréable visite sur ce tout nouveau site et n'hésitez pas à commenter afin de donner vos impressions.

A la revoyotte ...


PS : Merci à François pour sa collaboration à la réalisation et sa patience car je suis loin de tout maîtriser ...