samedi 24 octobre 2015

Premier frimas automnal


Voilà bien longtemps que je n'avais pas raconté mes aventures sur le blog. Je ne vous oublie pas mes chers lecteurs donc aujourd'hui je m'en vais vous raconter ma dernière sortie sur ma si chère Moselle réalisée avec quelques membres du club mouche "la phrygane spinalienne".
Depuis le temps que nous rêvions de pouvoir faire cette sortie en arrière saison sur la moyenne Moselle, elle a enfin eu lieu. En effet, deux années de suite, elle fut annulée à cause du niveau d’eau trop élevé.Raisonnablement, je m’attendais à voir plus de monde sur cette sortie car au final nous n’étions que quatre au rendez-vous le matin. En début d’après midi nous sommes passés à cinq membres. Il est vrai que la météo était peu engageante, il faisait plutôt froid. Le niveau de la rivière extrêmement bas combiné au vent de nord-est depuis plusieurs jours avait sans aucun doute refroidi les ardeurs de certains adhérents.

C’est donc à quatre que la partie de pêche a débuté vers les étangs fédéraux de Nomexy et plus précisément juste derrière le « N°1 ». A peine arrivé au bord de la rivière, sans rentrer dans l’eau, je constate qu’un rond vient de se produire juste devant moi. J’informe mes trois comparses qui se tiennent juste derrière moi. Est-ce un Ombre ou un Hotu ? Gloups, un nouveau rond au même endroit puis un autre quelques secondes plus tard. C’est sûr, c’est bien "thymallus thymallus" qui vient crever la surface pour ramasser quelques mouches pour le moment invisibles à nos yeux.

Je demande qui veut l’attaquer mais chacun me laisse la priorité car il est vrai que je suis le mieux placé. Quelques faux lancers et deux dérives plus tard, le poisson se fait piéger par mon artificielle, la synthétique sur un hameçon de 18, taille courante pour les mouches à cette saison sur la Moselle. La matinée démarre plutôt bien mais je n’aime pas trop quand cela commence de la sorte. Après avoir traversé, nous allons tenter notre chance avec plus ou moins de succès. Ceci dit, tout le monde va réussir à prendre quelques poissons mais aucun de taille supérieure à 30 centimètres.


En fin de matinée, nous descendons la rivière de quelques centaines de mètres. Après le grand plat, je trouve une toute petite zone avec une grosse activité. Des poissons gobent de partout. J’ai beau m’escrimer et changer de mouche, les dérives sont compliquées et les poissons vraiment sélectifs. Je réussirai à en prendre seulement trois, alors qu’ils étaient beaucoup plus, et pas un avec la même imitation. Juste avant d’aller déjeuner, j’ai vu les mouches sombres et microscopiques dont les ombres se goinfraient. Il m’aurait fallu un hameçon de 42 pour avoir la bonne taille !

Le repas fut pris sur place au niveau des tables et une fois de plus les discussions allaient bon train. Un Ch’ti canon ? Qui veut du pâté ? Tu as gouté mon fromage ? Le dessert aussi fut partagé. Cette fois c’était Francine qui avait préparé une tarte à la poire et chocolat qui a remporté un franc succès. Une fois les ventres bien remplis, il fallait se remettre en selle.  Nous décidions de changer de secteur et de se diriger en amont de la déchetterie de Nomexy à la Héronnière.

C’est en arrivant sur place que Dominique nous a rejoints. Il avait aperçu nos voitures sur la route entre la voie ferrée et le canal. A quelques secondes près, il ne nous voyait pas passer et nous aurait sans doute cherchés un moment … Cela faisait un moment que je ne m’étais pas rendu sur le secteur. Quelle fut ma surprise de découvrir que l’endroit était devenu impossible à  accéder comme auparavant. Il a fallu parcourir un long bout de chemin à pied afin d’accéder aux meilleurs spots de pêche.

A peine arrivé, une éclosion de petit baétis se déroulait. Je me suis presque pincé afin de savoir si je ne rêvais pas. La cadence du défilé des petits voiliers est vite devenue infernale. Pour autant, la rivière ne s’est pas mise à bouillonner comme j’avais pu le voir par le passé. (Cela commence à dater) Il se produisait un gobage de temps en temps et il a fallu vraiment s’appliquer afin de réussir quelques captures. Aucun dragage ne fut toléré pas les "Thymallins" et autres poissons. 


En effet, lors de cette après- midi, nous avons capturé des ablettes, des chevesnes, des vandoises en plus de quelques ombres. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pêché autant d’espèces dans une même journée : j’ai apprécié ! Peu à peu, moins d’éphémères défilaient sur la surface et les gobages disparurent. La température baissait : il était temps de rejoindre les voitures.

Visiblement, chacun des participants a apprécié le fait de voir une si grosse éclosion. Encore un peu et on se serait cru sur le vieux Rhin à la belle époque. Un brin de soleil aurait également apporté un peu de couleur dans ce paysage un peu trop gris pour faire de belles photos.

Seul ombre au tableau, si je peux dire, sur cet autre secteur aucun poisson dépassant les 30 Cm ne fut capturé. C’est plutôt étrange ... Autre constat fait en cours de matinée, cette mousse blanche visible que de l'eau est un peu brassée par le moindre courant. Ce n'est pas signe d'une grande qualité d'eau, ceci explique peut-être en partie la baisse du nombre de thymmalidés ...

A la revoyotte !

4 commentaires:

Bruno Aime a dit…

T'es pas près de voir ça entre Arches et Eloyes...

Emmanuel Bedel a dit…

De voir quoi Bruno ? La mousse ou une grosse éclosion ? Perso, j'ai déjà vu les deux ... La mousse, il y en a plein "à la jetée" ... Et au moindre courant plus en aval.

@ + Manu

JM51 a dit…

Bien sympa de te relire Manu!
Même constat chez nous, notamment pour les secteurs de 2ème cat, difficile de trouver des ombres qui passent les 34cm...

Emmanuel Bedel a dit…

Merci Jean-Marc, c'est gentil. C'est tout de même étrange, comme si les plus gros poissons attendent dans un trou que l'eau remonte.

C'est du moins ce que j'espère et pas qu'il soient crevés pendant cette période de sécheresse et d'eau chaude ...

J'en ai tout de même vu pas mal de crevé plus en amont donc en bas ...