mardi 14 mai 2013

La pêche et les saints de glace


Décidément nous vivons une drôle saison de pêche. J’ai bien peu de chose à vous raconter concernant mes différentes sorties en rivière. Cette année ne restera pas gravée dans les annales, du moins pour ce qui concerne le début de saison. Dernièrement, entre quelques jours de congés et les divers jours fériés, j’ai eu beau tenter l’aventure à plusieurs reprises mais sans grand succès. J’ai tout juste réussi quelques truites de-ci de-là, mais rien d’extravagant ! Si je compare avec le début de saison de l’année dernière, c’est le jour et la nuit.
Je me pose de grandes questions concernant l’avenir de la Moselle sur sa partie supérieure. (En amont de Remiremont) Le niveau est resté plus que correct jusqu’ici. Nous avons même essuyé quelques crues notables et pour autant la rivière est déjà entièrement colmatée par endroit. C'est à n’y rien comprendre ! La jolie frayère que j’ai fréquentée assidûment à cause d’un joli poisson que j’avais réussi à capturer après bien des déconvenues est méconnaissable.  (Film de cette capture) Aujourd’hui l’endroit est tout vert, pas un seul caillou n’est visible. Des algues filamenteuses ont recouvert tout le fond de la rivière. Bizarrement très peu de champs bordent la Moselle sur ce secteur. L’année passée, en août, l’eau sentait la lessive. Avec l’ami Christophe, en fin d’année, nous avions même trouvé une station d’épuration fendue et rafistolée qui par conséquent laissait échapper des eaux usées directement dans la rivière (voir l'article). Comment ne pas imaginer que la cause du colmatage de la rivière n’est pas une résultante de cette anomalie ? Je ne vous cache pas que l’envie d’aller traquer sur la rivière ne me fait pas plus envie que cela. De toute façon, les truites sont bien moins nombreuses que par le passé et si rien n’est fait, je crains le pire pour l’avenir !

Une jolie truite en sursis !
Pour en revenir au titre de ce billet, les températures des jours précédents semblaient annoncer le réveil de la rivière. Mais les trois fameux saints de glace, Saint Mamert, Saint Pancrace et Saint Servais, pointaient le bout de leur nez. La pression atmosphérique a chuté considérablement en même temps que la température.

Malgré tout, le samedi, premier saint de glace, j’ai décidé de tenter ma chance une fois de plus et avec bien du mal, j‘ai réussi à tromper la méfiance d'une truite qui gobait sur une bordure. Le soir venu, je rentrais avec le moral dans les chaussettes. Il ne me restait que le dimanche pour essayer de me refaire. Je n’avais pas envie de reprendre le chemin de la rivière et je pensais traquer un peu le brochet au streamer pour changer un peu. Peut-être que la chance finirait-elle par sourire ? Je me remémorais ma dernière expérience qui s’était soldée par un pseudo échec. A la dernière tentative avec Michel, cinq suivis dont quatre attaques, mais pas une seule capture.

Cette fois, c’est avec François que nous allions tenter l’aventure. Rendez-vous juste après le repas de midi et direction d'un étang. Avant d’aller plus loin dans ce récit, vous devez savoir que mardi dernier, François et Michel s’étaient rendus sur cette pièce d’eau et qu’ils avaient touché sur la journée pas moins de vingt-cinq brochets ! Autant vous dire que j'avais l'eau à la bouche. J’avais apporté le "float tube" afin de prospecter correctement. Finalement nous avons trouvé une barque suffisamment grande pour nous accueillir tous les deux. Je me voyais déjà ferrer des "pikes" toute l’après-midi avec mes streamers faits de poils et de matériaux synthétiques. Au final rien de tout cela ne s’est produit. Il a fallu batailler comme un damné pour réussir à prendre un poisson. J’avais débuté la partie de pêche avec une soie intermédiaire transparente. J’ai essayé différents streamers, du rose, du chartreux, du blanc et bien d'autres coloris, des plus ou moins volumineux. Pas une seule touche, pas un suivi, le néant !

François, pendant ce temps-là était logé à la même enseigne même en pêchant aux leurres. Aucune activité pendant une grosse partie de l’après-midi. Puis quelques rotengles ont commencé à se manifester. Afin d’avoir une idée sur l’activité des brochets, décision fut prise de capturer un poisson blanc afin de pêcher au vif. François qui avait apporté tout un fagot de canne se chargea de pêcher de la sorte. Le gros flotteur resta uniquement animé par le rotangle pendant presque une heure. Soudainement, le bouchon s’enfonça, et moins de cinq secondes plus tard ce fut le ferrage. Le vif était armé d’un gros hameçon simple sur le dos ce qui induisit un ferrage quasi instantané. Ce fut un premier poisson qui allait se rendre non sans lutter à un point que nous estimions sa taille bien supérieure à celle effective ! A ce moment je me dis que ça allait démarrer.

Mais non, toujours pas d’attaque sur mes streamers. François reprit un petit rotengle, l’accrocha par le dos, et quelques minutes plus tard, le flotteur plongea à nouveau ! Un brochet d’environ soixante centimètres se rendit , lui aussi après une belle lutte. Le scénario allait se reproduire à quatre reprises. J’aime autant vous dire que pendant ce temps-là, je gambergeais. A un moment, nous parlions même de me faire exorciser car ce n’était pas possible de ne pas avoir une seule touche.

Compte tenu de la topographie du secteur, je décidai de passer sur une soie flottante. Ceci me permit de lancer un peu plus loin et de mieux taper la bordure. Un rassemblement de poissons blanc avait attiré mon attention. J’avais même aperçu un semblant de chasse mais sans en être véritablement sûr. En insistant sur le secteur, alors que je voyais mon streamer à moins d’un mètre de la bordure, un éclair jaillit de dessous les branches. Dans le quart de seconde une grosse attaque eut lieu. J’étais prêt, et j’ai ferré de façon très appuyée. Le pauvre brochet a du se demander ce qui se passait. Après un court instant, il reprit ses esprits et mena un combat bien sympathique. Au final, c’est un poisson d’un peu plus de soixante-dix centimètres qui est reparti rejoindre ses congénères. Bon sang que cela a fait du bien d’avoir une vraie attaque ! Cela m'a tout de même un peu réchauffé car pour information, j'ai enduré le waders néoprène et la veste de pluie pendant toute la partie de pêche sans avoir plus chaud que cela.


Force est de constater que ce dimanche après-midi, les poissons ne semblaient vouloir attaquer que sur du naturel. J'avoue que c'est assez déstabilisant de savoir qu'en pêchant autrement il y a moyen de faire des touches. Mais, que voulez vous, cela ne m'amuse plus de pêcher le brochet à autre chose qu'à la mouche. Il va falloir réfléchir pour créer des streamers qui fonctionnent un peu mieux, car finalement, c'est peut-être là que j'ai tout faux ? Si je pêche à nouveau ce plan d'eau, je vais également réviser la taille de mes bestioles car la majorité présente sur ce dernier semble mesurer moins de 10 centimètres. Que dire de l'animation, j'ai pourtant essayé bien des variantes. Comment reproduire la nage d'un vrai poisson ? Vous voyez, je l'avais déjà écrit par le passé sur le blog mais je dois avoir un problème avec ce poisson ! En plus de la poisse qui me caractérise, cela commence à faire beaucoup. Allez maintenant il faut songer à notre séjour sur les terres Ardéchoises avec Michel.

A la revoyotte ...

jeudi 25 avril 2013

Les truites fario d'Epinal - Dernière partie


Aujourd’hui, voilà le dernier volet concernant  la saga des truites d’Epinal. Ce Mercredi soir, de toutes petites truites sont venues grossir les rangs de celles déjà réintroduites.  Elles ont été disséminées en partie sur le parcours no-kill d'Épinal. Suite à la réception d’un petit coup de téléphone, je suis allé donner un coup de main à Jean-Claude afin de les répartir sur les secteurs porteurs.  Ces petites truites sont magnifiques, ll faut dire que les « parents » ont été soigneusement sélectionnés.


Le comportement de ces poissons est déjà instinctif. En effet en les relâchant, nous avons observé que les truites se cachaient dans la foulée sous les cailloux ou dans les herbes mais aussi à l’abri du courant. Il faut dire que le transport dans les cuves de la camionnette de l’AAPPMA avait du quelque peu les perturber.


Maintenant, fini l’eau pure, il va falloir que ces nombreux poissons apprennent à vivre dans une rivière avec une eau de bien moins bonne qualité. Quoiqu’il en soit, il y a déjà des résidentes donc cela ne devrait pas poser de problèmes.  Il faudra aussi qu’elles évitent les pièges tendus par certains viandards qui n’hésitent pas à venir tremper le fil sur le parcours. J’en veux pour preuve le personnage que j’ai viré, manu militari, ce matin qui pêchait au lancé ! A savoir que le parcours n’est même pas ouvert et que c’est exclusivement réservé à la pêche à la mouche. Merci à « Momo » pour le coup de fil …



Il ne reste simplement qu’à espérer qu’il n’y aura pas de crue sur Épinal ces temps-ci. Il est annoncé un peu de pluie pour les jours prochains. Ces petites truites ont un petit mois pour trouver leur place avant que le parcours n'ouvre pour la saison 2013. Pour mémoire, l'ouverture aura lieu le Samedi 18 mai 2013. Je vous invite à lire le règlement sur le site du club mouche d’Épinal. (Règlement du parcours no-kill d’Epinal)

Pour information, le club mouche et la ville d’Épinal procédera à un nettoyage du parcours le vendredi 10 mai 2013. Amis moucheurs, vous pouvez vous joindre à nous et participer si le cœur vous en dit. Vous pouvez prendre contact sur cette page par l’intermédiaire du formulaire de contact ou encore sur le site du club mouche d’Épinal.

A la revoyotte

mardi 23 avril 2013

Quand cela ne veut pas ...


Tout est dans le titre, quand cela ne veut, cela ne veut pas !!! Depuis la fin de l’année dernière, c’est la catastrophe concernant les sorties pêche avec le club ainsi qu’à titre personnel. En effet, je vais faire un petit retour en arrière jusqu’en novembre 2012. Ce mois-là, une sortie était programmée au réservoir de Boismont, chez Yannick. La température extrêmement basse et l’absence de vent a rendu la pêche très délicate. En décembre la sortie au brochet sur la Moselle a été annulée pour cause de niveau trop élevé. En février, rendez-vous au réservoir de la Moselotte, un froid extrême nous attendait. La glace dans les anneaux empêchait le bon déroulement des opérations de lancer. Les poissons étaient quasi absents. Pour autant d’après le directeur de la base, quelques jours plus tôt, la pêche était bonne.

En mars, rendez-vous au réservoir de Sommedieue. Un rafraîchissement brutal la veille de notre venue a réduit nos espoirs à peau de chagrin. Un vent à décorner les bœufs et un vent du nord a fait baisser l’activité des poissons de façon drastique. Quelques poissons sont venus croquer nos mouches mais pas de quoi laisser un souvenir impérissable comme l’année précédente.


A la mi-avril, j’avais posé une semaine de congé en prévision du début d’activité sur la rivière. Quelques jours plus tôt un réchauffement et une vague pluvieuse est encore venu gâcher la fête. Résultat, une crue a eu lieu. Puis, grosse montée des températures en deux jours. La neige, encore présente sur les sommets Vosgiens, a continué à fondre. Ceci a eu pour effet de ne pas faire baisser le niveau d’eau. En fin de semaine la rivière semblait malgré tout vouloir se réveiller malgré un vent du nord persistant.

Le samedi 20 avril, la sortie mensuelle du club était programmée sur l’Ornain vers Ligny en Barrois. Une fois de plus la poisse était avec nous. Grosse baisse des températures, le thermomètre affichait avec bien du mal, huit degrés le matin et onze l’après-midi ! Le vent du nord a soufflé toute la journée, la rivière était trop haute de presque quarante centimètres. Autant dire que les espoirs de capture dans ces conditions étaient plutôt illusoires. Au total à dix pêcheurs, un seul poisson a été capturé ! Pour autant, l’après-midi, il y avait quelques éphémères qui défilaient sans pour autant attirer la curiosité des truites.


Cette semaine je reprends le travail, et devinez quoi ? Les températures deviennent clémentes, la neige a disparu, il n’y a plus de vent et le niveau d’eau est correct. Certains amis, comme Cyril, commence même à prendre de bien jolis poissons, pendant que j’enrage derrière mon bureau …

Je me dis que le week-end prochain, je vais enfin pouvoir assouvir ma passion. Eh bien, c’est sans compter sur la météo annoncée. Effectivement, toute cette semaine va être magnifique et à partir de vendredi, changement brutal. De la pluie et une grosse chute des températures est prévue pour le week-end !
Je commence à croire que je suis maudit par les dieux de la pêche … Il va falloir que les choses changent car depuis novembre dernier cela commence vraiment par faire long ! Les amis soyez sympa faîtes quelques incantations pour qu’à nouveau je puisse m’éclater avec mon passe-temps favori.

A la revoyotte …

lundi 15 avril 2013

Les truites d'Epinal - Partie 2


Aujourd'hui reprenons le cours de l'histoire des truites de l'AAPPMA d’Épinal. Lors du précédent article, les œufs venaient d'être fécondés et disposés dans les clayettes puis mis dans l'obscurité. Ci-dessous nous allons observer les œufs après 250 degrés jours. On voit très bien que l’œuf est embryonné. Le petit point noir à l’intérieur de ce dernier est le signe révélateur. Nous pouvons également constater qu'un léger dépôt s'est formé à la surface de l’œuf. Ce dépôt agit un peu comme un protecteur et n'est pas dangereux pour le futur alevin.

Œufs de truites à 250 degrés jours
Dans l'image suivante, nous observons que les oeufs commencent à éclore. Une petite queue sort de ce qu'il reste de l’œuf, à ce stade nous sommes à 330 degrès jours. C'est donc la naissance des futures truites que l'on dénomme à ce stade des alevins avec vésicules.

Les alevins se nourrissent de cette vésicule dans un premier temps. Plus tard ils se transformeront de manière définitive en petits poissons. Deux possibilités s'offrent, soit attendre la transformation complète de l'alevin, soit l'introduire dans le milieu naturel lorsqu'il reste encore un peu de vésicule à résorber. Cette deuxième solution semble la plus appropriée.  En effet avant la résorption complète, l'alevin peut commencer à se nourrir seul et devient autonome. Il arrivera mieux à survivre dans cette jungle qu'est le ruisseau ou la rivière.

Vésicules à 350 degrés jours
L'AAPPMA d’Épinal a fait le choix de ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier cette année, si je puis dire ! Grâce au contrôle journalier de l'état d'avancement des œufs, certains ont été placées dans des "boîtes Vibert" quelques jours avant leur éclosion. Les boîtes ont été placée sur des secteurs où la présence de quelques truites subsistent encore sur la Moselle. L'objectif de cette nouvelle façon de faire est d'essayer de booster la population de truites sur la Moselle. Depuis de nombreuses années les efforts étaient portés sur ses affluents et le constat est mitigé sur certains d'entre eux. Il est inutile de perdre de l'énergie à vouloir "installer" une population là où elle n'est pas viable. Pendant ce temps, sur les ruisseaux porteurs des alevins ont été déposés avec délicatesse. Désormais il faut laisser le temps faire son œuvre et peut être que nous retrouverons certaines de ces truites ...

Alevins disséminés dans un ruisseau à 440 degrés jours soit trente sept jours après l'éclosion
Ce programme est prévu pendant, au moins, trois années afin d'obtenir un minimum de résultat. L'affaire est donc à suivre. J'ai bon espoir que cela fonctionne car nous avons réussi à stabiliser une population d'ombre commun sur la Moselle, donc pourquoi pas les truites sur des secteurs bien ciblés. Autre source d'espoir, l'exemple du parcours no-kill d’Épinal, où depuis que nous ne relâchons plus de truites arc en ciel, les petites truites Fario colonisent à nouveau ce dernier.

Le but de l'écloserie d'Epinal n'est pas de vouloir produire des quantités industrielles et de déverser des truites n'importe où. C'est un simple soutien sur des secteurs très localisés. Reste à espérer que les pêcheurs se montreront respectueux de ces petites truites si toutefois ils en rencontrent lors de leurs pérégrinations halieutiques sur la fabuleuse Moselle !

A la revoyotte ...

lundi 8 avril 2013

Début de saison calamiteux


Les saisons de pêche se suivent et ne se ressemblent pas ! Je m'étais habitué aux printemps précoces et aux belles parties de pêche dès la fin du mois de mars. Cette année, retour à la réalité avec un début de saison plus que froid.

Hier, je m'étais programmé une sortie en petite rivière histoire d'étrenner une nouvelle canne de 7 pieds 4 pour soie de 4 et ce fut un fiasco complet. La météo annoncée, du soleil, m'avait fait sortir de la torpeur hivernale. Arrivé sur place en fin de matinée, c'est un froid glacial et le vent de nord-est qui m'accueillait. Pas un insecte n'était sorti donc aucune activité ne venait troubler la quiétude de la rivière. Le niveau d'eau m'a semblé étrangement bas compte tenu de la saison et de l'hiver que nous avons subi. La neige est tombée en suffisance tout l'hiver depuis novembre jusqu'à fin mars. J'entends dire que les nappes phréatiques sont pleines, j'avoue avoir du mal à y croire car si c'était vraiment le cas, il y aurait de l'eau dans les rivières. Actuellement, on se croirait sur des niveaux de début juillet ! Pour autant il faut bien savoir que la végétation est encore en léthargie ce qui ne laisse rien présager de bon, en effet dès lors que les arbres vont commencer à sortir leurs feuilles, ils vont avoir besoin de beaucoup d'eau.


En début d'après midi, le soleil tentait une percée avec bien du mal. Et avec l'ami Michel nous avons prospecté encore un long moment sans rien apercevoir. Seules les jonquilles donnaient un air bucolique au paysage. A partir de seize heures, le soleil arrivait enfin et aussitôt quelques éphémères et perles noires s'extirpaient de l'onde. Dans mon esprit cela présageait enfin le début de la partie de pêche mais c'était sans compter sur les promeneurs du dimanche qui eux aussi, voyant le soleil, avaient décidé de prendre l'air afin de faire la cueillette des jolies fleurs jaunes.

A cet instant, toutes les conditions étaient réunies pour empêcher toute capture, comble de tout, sur un poste prometteur où j'étais posté en retrait, un gamin est venu jeter des morceaux de bois dans l'eau. Bilan de cette journée, un gobage aperçu et pas moyen de lancer sur la zone. Concernant la canne de 7 pieds 4, il va sans doute me falloir quelques heures de pratique et surtout de meilleures conditions pour en tirer toute la quintessence. Merci à guillaume pour le travail réalisé.


Un sacré chantier en arrière plan, les castors se font les dents sur de très gros arbres ! Il ne reste qu'à espérer que celui-ci ne tombe pas dans la rivière car elle ne sera pas capable de l'évacuer. Pour conclure, vivement des jours meilleurs, il y en a marre de ce vent du nord, nord-est et de ce froid glacial. J'espère que le temps va enfin changer comme l'a annoncé la météo et que la saison va enfin véritablement commencer ...

jeudi 4 avril 2013

La Phrygane Spinalienne fait peau neuve


Vous devez me trouver hyper silencieux sur le blog depuis un long moment ? Ne vous inquiétez pas, je vais revenir en force très bientôt avec plein de choses à vous raconter. Pour le moment je suis assez occupé: d'une part avec la préparation du 7eme Salon des pêcheurs d’Épinal, et d'autre part avec la refonte complète du site Internet du club mouche.

Aussi je vous invite à venir découvrir ce dernier dès à présent sur sa toute nouvelle adresse : 


Nous avons décidé d'acheter un nom de domaine afin d'être plus visible sur "la toile". Nous serons ainsi bien plus visibles par les Internautes. Par ailleurs, cela va nous permettre de faciliter la communication pour les salons des pêcheurs.


Je vous souhaite une agréable visite sur ce tout nouveau site et n'hésitez pas à commenter afin de donner vos impressions.

A la revoyotte ...


PS : Merci à François pour sa collaboration à la réalisation et sa patience car je suis loin de tout maîtriser ...

vendredi 22 février 2013

Mortalité au réservoir de Socourt


Aujourd’hui je reprends l'écriture sur le blog après un long moment de silence. Malheureusement ce n'est pas pour annoncer une bonne nouvelle. En effet le réservoir de SOCOURT vient de subir une maladie ayant entraîné sa fermeture temporaire. Ci-dessous vous pourrez lire à titre d'information le communiqué réalisé par les gestionnaires du plan d'eau que je remercie de leur transparence envers les pêcheurs que nous sommes.

Communiqué :

Vous n’êtes pas sans savoir j’imagine les difficultés que rencontre actuellement le réservoir de pêche à la mouche de SOCOURT. Celui-ci est en effet fermé provisoirement suite à une forte mortalité de truites arc-en-ciel. Si ce triste épisode est désormais derrière nous, il faut savoir que près de 200 poissons ont été retrouvés morts et évacués.

Dans le but de faire la transparence sur ces événements, la Commune a fait procéder à une analyse d’eau et à une analyse de sept truites par le Laboratoire Départemental d’Analyses du Jura à Poligny (39), (qui dépend du Conseil Général), l’un des sept laboratoires agréés en France pour les analyses de poissons. Après deux semaines d’investigations, les scientifiques ont fini par identifier avec certitude l’origine de la mortalité : SHV, autrement dit « septicémie hémorragique virale ». Sans danger pour l’homme, y compris pour celui qui consomme le poisson, la SHV est l’équivalent de la grippe chez l’homme. Mais personne ne sait aujourd’hui traiter le virus chez le poisson. Les truites qui n’ont pas succombé, et elles sont nombreuses, sont désormais immunisées mais sont devenues des porteurs sains. Dès la publication des résultats, la Direction Départementale de la Cohésion Sociale et de la Protection des Populations des Vosges (ancienne DDASS) s’est emparée du dossier (jeudi 31 janvier). L’un de ses responsables est venu sur site dès le lendemain dans le but d’obtenir notamment une copie des factures de nos fournisseurs. En l’occurrence d’un seul pisciculteur, puisque depuis l’ouverture du réservoir en 2004, la Commune de SOCOURT est restée fidèle à la même pisciculture. La visite de la DDCSPP du Doubs chez ce pisciculteur a permis d’établir la liste des plans d’eau et réservoirs alevinés depuis la fin de l’été. Conséquence, toutes les eaux closes concernées seront suivies par les services sanitaires de la même manière et avec la même nécessité de détruire le virus et les poissons qui en sont porteurs.

Pour ce qui concerne SOCOURT, car c’est sur ce plan d’eau que porte toute notre attention vous l’imaginez bien, la pêche aurait pu rouvrir à condition de contraindre nos amis moucheurs à éviscérer sur place les truites conservées et à désinfecter l’ensemble de leur équipement avant et après la partie de pêche, car le virus se propage aussi par l’eau. Bien qu’envisageable, cette solution ne correspondait pas à notre vision des choses. En accord avec la DDCSPP, la commune a décidé de maintenir le plan fermé, le temps pour elle de mettre en oeuvre les préconisations des services sanitaires pour une éradication complète du virus. La mesure la plus spectaculaire porte sur la destruction des poissons encore présents dans le plan d’eau : salmonidés bien-sûr, mais aussi carnassiers, poissons blancs et crustacés car eux aussi sont peut-être devenus des porteurs sains du virus, même s’ils sont moins sujets à la SHV. Il n’était pas question pour nous en effet de laisser planer le moindre doute.

S’agissant d’une eau close non vidangeable, plusieurs solutions opérationnelles ont été imaginées (pêche au filet maillant, utilisation d’un produit biodégradable) jusqu’au début de cette semaine. La DDCSPP, suivant en cela les recommandations de son référent national, nous orientait jusqu’à aujourd’hui encore vers l’utilisation d’eau de javel, purement et simplement, pour à la fois éradiquer les poissons et le virus (sur les poissons qui ne pourraient pas ensuite être récupérés). L’eau de javel ne présente aucun danger pour l’environnement, ses effets se seront dissipés au bout de quelques jours si elle est introduite en quantité raisonnable. Bien que brutale, cette solution nous paraissait conduire au meilleur résultat. Un résultat qui devait nous permettre d’envisager la réouverture du plan d’eau début avril avec toutes les garanties sur le plan sanitaire. Pour ce faire, la Commune a d’ores et déjà noué des liens avec un nouveau pisciculteur, détenteur d’un agrément sanitaire européen. Un professionnel basé dans le territoire de Belfort et qui travaille de longue date avec plusieurs pays européens : Suisse, Danemark …

Problème, le référent national aquacole de la DDCSPP vient d’estimer à 10.000 litres concentrés à 48 % la quantité d’eau de javel nécessaire. Une solution qui, d’un commun accord, vient d’être abandonnée. Le risque était trop grand pour les plans d’eau voisins. Nous sommes dans l’attente de nouvelles propositions, mais devons désormais nous résoudre à n’envisager la réouverture pour le premier week-end d’octobre. Dans l’attente, la Commune indemnisera tous les pêcheurs qui ont subi, bien malgré nous, un préjudice au cours de l’automne. Avant l’épisode de mortalité, durant plusieurs semaines, les poissons malades ne mordaient plus. Alors même que depuis l’ouverture du réservoir de SOCOURT, la commune a fait le choix de basé sa stratégie de développement sur une pêche de qualité : qualité du poisson, qualité de l’empoissonnement (+ de 250 kg /hectare), qualité du site, qualité de l’accueil. Nous avons ces valeurs chevillées au corps et n’entendons pas en changer. Au cours des prochaines semaines, nous informerons les intéressés des mesures qui auront été adoptées. Pour l’heure, nous sommes affairés à d’autres taches. Enfin, la Commune vient de confier la défense de ses intérêts à un avocat Nancéen afin d’obtenir la réparation du préjudice subi. A l’amiable d’abord et s’il le faut devant la juridiction compétente.

J’espère que ces informations seront de nature à vous rassurer. Bientôt, cet épisode malheureux dont nous tirerons tous les enseignements ne sera plus qu’un mauvais souvenir.

Fin du communiqué.

 Depuis ce communiqué un arrêté préfectoral à été prononcé, ci dessous vous trouverez le contenu de cet arrêté.
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Article 1er : L ’étang de pêche des salmonidés, situé sur le territoire de la commune de SOCOURT est déclaré atteint de SHV. Il est placé sous la surveillance de la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.

Article 2 : Une zone de confinement, comprenant un périmètre de protection dudit étang et un périmètre de surveillance des 3 étangs de pêche, est mise en place.

Article 3 : La présente déclaration d’infection entraîne l’application des mesures suivantes  :

  • Les poissons morts ou présentant des signes cliniques et tous les déchets sont détruits sans délai sous le contrôle de la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
  • Aucun poisson ne peut entrer dans la zone de confinement sans autorisation de la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
  • La sortie des animaux aquatiques de la zone de confinement est interdite, excepté pour la commercialisation ou la transformation en vue de la consommation humaine, sous contrôle de la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations.
  • Les poissons du site infecté peuvent être remis directement au consommateur final, dans le respect des règles sanitaires et après éviscération. Les viscères et sous produits seront éliminés au titre des déchets mentionnés au premier alinéa.
  • Il est strictement interdit d’utiliser les poissons ou leurs gamètes provenant de la zone de confinement pour rempoissonner ou réensemencer un autre site (cours d’eau, étangs, lacs…). La remise à l’eau du poisson pêché dans l’étang du site de confinement est également interdite.
  • Des moyens appropriés de désinfection doivent être utilisés aux entrées et sorties de l’étang et toutes les autres mesures propres à éviter la propagation de l’agent pathogène sont mises en œuvre à la diligence de l’exploitant.
  • Toute matière et tout déchet susceptible d’être contaminés, y compris le matériel, sont soumis à un traitement assurant la destruction des agents responsables de l’apparition des maladies réputées contagieuses des animaux aquatiques.
Article 4 : Dans l’étang, toute hausse de mortalité inexpliquée ou manifestation de la maladie chez des animaux aquatiques doit être immédiatement notifiée au Préfet ou au vétérinaire chargé du suivi des animaux.

Article 5 : La directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations ou son représentant et le Docteur Lautraite effectuent un recensement du cheptel infecté et une enquête épidémiologique basée sur une analyse de risque, afin de déterminer les sources possibles de l’infection.

Article 6 : La levée de l’arrêté portant déclaration d’infection ne pourra intervenir qu’après la mise en place d’un programme d’éradication approuvé par la directrice départementale de la cohésion sociale de la protection des populations en accord avec la Direction Générale de l’Alimentation.

Pour être approuvé, ce programme devra préciser à minima :
  • Une description de la situation épidémiologique de la maladie avant la date du programme.
  • La durée prévue du programme ainsi que le but à atteindre à son échéance.
  • La nécessité de pêches visant à éliminer les espèces sensibles : truites et brochets.
  • La mise en place de truitelles sentinelles en cages et leur maintien en place pendant au moins 6 semaines dans une eau inférieure à 14°C.
  • L’inspection clinique et l’analyse virologique pratiquée à terme sur ces truitelles.
  • La description et la délimitation de la zone géographique et administrative dans laquelle le programme sera appliqué.
Article 7 : Les infractions aux dispositions du présent arrêté seront constatées et poursuivies conformément aux textes en vigueur.

Article 8 : L’arrêté préfectoral de mise sous surveillance  n° 06/2013 du 4 février 2013 est abrogé.

Article 9 : Le présent arrêté est susceptible de recours auprès du Tribunal Administratif de NANCY sous un délai de deux mois à compter de sa notification.

Article 10 : Le secrétaire général de la préfecture des Vosges, le maire de la commune de SOCOURT, le commandant du groupement de gendarmerie des Vosges, et la directrice départementale de la cohésion sociale et de la protection des populations sont chargés chacun en ce qui les concerne de l’exécution du présent arrêté.

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A l'heure où j'écris ces quelques lignes j'ai appris que d'autres réservoirs semblent touchés par le même phénomène. En l’occurrence les réservoirs "Oxylane" et "St Louis" (Haut-Rhin). Il est donc recommandé de faire très attention de ne pas  favoriser la propagation du virus en désinfectant le matériel.

J'espère sincèrement que ces problèmes s’arrangeront au plus tôt afin de pouvoir à nouveau pratiquer notre loisir favoris sur ces plans d'eau. Je ne manquerai pas de vous tenir informé dés lors que j'aurai d'autres nouvelles que j'espère meilleure.

A bientôt pour de nouvelles aventures halieutiques ...