vendredi 1 janvier 2016

Bonne année 2016


L'année 2015 est morte, il était temps ! Ce fut une année difficile sur de nombreux points, je ne vais pas refaire l'actualité, d'autres s'en chargent. Coté pêche, l'eau a manqué trop tôt dans la saison donc les sessions pêche ont été réduite à peau de chagrin ...

Je n'ai pas tenu mes engagements et vous m'en voyez désolé, j'aurais aimer publier un peu plus sur le blog mais je n'en ai rien fait. Cette année je remonterai peut-être le temps si j'en trouve, justement ...

Voilà, 2016 est arrivé et avec lui le temps des bonnes résolutions. J'ai décidé de ne rien changer dans mes façons de faire et cela me convient bien !


Chers amis lecteurs, je vous souhaite une belle année 2016 avec je l'espère de l'eau et des poissons tous plus jolis les uns que les autres ...

A la revoyotte ...

vendredi 30 octobre 2015

Brocante Pêche à Epinal


Lors du prochain Salon de la pêche d’Épinal, les 28 et 29 Novembre 2015, le club mouche "la Phrygane Spinalienne" organisateur de l'événement tiendra à nouveau le stand "Brocante". Lors des quatre dernières éditions, ce stand existait déjà. Devant le succès de ce dernier, l'opération est reconduite pour la huitième édition du salon des pêcheurs.


Retrouver les éléments nécessaire sur la page spécialement dédiée pour cette brocante. Cliquez ici 
Téléchargez les trois documents et préparez vos affaires ! Le 8° Salon des pêcheurs, c'est dans un mois désormais ...

A la revoyotte !







samedi 24 octobre 2015

Premier frimas automnal


Voilà bien longtemps que je n'avais pas raconté mes aventures sur le blog. Je ne vous oublie pas mes chers lecteurs donc aujourd'hui je m'en vais vous raconter ma dernière sortie sur ma si chère Moselle réalisée avec quelques membres du club mouche "la phrygane spinalienne".
Depuis le temps que nous rêvions de pouvoir faire cette sortie en arrière saison sur la moyenne Moselle, elle a enfin eu lieu. En effet, deux années de suite, elle fut annulée à cause du niveau d’eau trop élevé.Raisonnablement, je m’attendais à voir plus de monde sur cette sortie car au final nous n’étions que quatre au rendez-vous le matin. En début d’après midi nous sommes passés à cinq membres. Il est vrai que la météo était peu engageante, il faisait plutôt froid. Le niveau de la rivière extrêmement bas combiné au vent de nord-est depuis plusieurs jours avait sans aucun doute refroidi les ardeurs de certains adhérents.

C’est donc à quatre que la partie de pêche a débuté vers les étangs fédéraux de Nomexy et plus précisément juste derrière le « N°1 ». A peine arrivé au bord de la rivière, sans rentrer dans l’eau, je constate qu’un rond vient de se produire juste devant moi. J’informe mes trois comparses qui se tiennent juste derrière moi. Est-ce un Ombre ou un Hotu ? Gloups, un nouveau rond au même endroit puis un autre quelques secondes plus tard. C’est sûr, c’est bien "thymallus thymallus" qui vient crever la surface pour ramasser quelques mouches pour le moment invisibles à nos yeux.

Je demande qui veut l’attaquer mais chacun me laisse la priorité car il est vrai que je suis le mieux placé. Quelques faux lancers et deux dérives plus tard, le poisson se fait piéger par mon artificielle, la synthétique sur un hameçon de 18, taille courante pour les mouches à cette saison sur la Moselle. La matinée démarre plutôt bien mais je n’aime pas trop quand cela commence de la sorte. Après avoir traversé, nous allons tenter notre chance avec plus ou moins de succès. Ceci dit, tout le monde va réussir à prendre quelques poissons mais aucun de taille supérieure à 30 centimètres.


En fin de matinée, nous descendons la rivière de quelques centaines de mètres. Après le grand plat, je trouve une toute petite zone avec une grosse activité. Des poissons gobent de partout. J’ai beau m’escrimer et changer de mouche, les dérives sont compliquées et les poissons vraiment sélectifs. Je réussirai à en prendre seulement trois, alors qu’ils étaient beaucoup plus, et pas un avec la même imitation. Juste avant d’aller déjeuner, j’ai vu les mouches sombres et microscopiques dont les ombres se goinfraient. Il m’aurait fallu un hameçon de 42 pour avoir la bonne taille !

Le repas fut pris sur place au niveau des tables et une fois de plus les discussions allaient bon train. Un Ch’ti canon ? Qui veut du pâté ? Tu as gouté mon fromage ? Le dessert aussi fut partagé. Cette fois c’était Francine qui avait préparé une tarte à la poire et chocolat qui a remporté un franc succès. Une fois les ventres bien remplis, il fallait se remettre en selle.  Nous décidions de changer de secteur et de se diriger en amont de la déchetterie de Nomexy à la Héronnière.

C’est en arrivant sur place que Dominique nous a rejoints. Il avait aperçu nos voitures sur la route entre la voie ferrée et le canal. A quelques secondes près, il ne nous voyait pas passer et nous aurait sans doute cherchés un moment … Cela faisait un moment que je ne m’étais pas rendu sur le secteur. Quelle fut ma surprise de découvrir que l’endroit était devenu impossible à  accéder comme auparavant. Il a fallu parcourir un long bout de chemin à pied afin d’accéder aux meilleurs spots de pêche.

A peine arrivé, une éclosion de petit baétis se déroulait. Je me suis presque pincé afin de savoir si je ne rêvais pas. La cadence du défilé des petits voiliers est vite devenue infernale. Pour autant, la rivière ne s’est pas mise à bouillonner comme j’avais pu le voir par le passé. (Cela commence à dater) Il se produisait un gobage de temps en temps et il a fallu vraiment s’appliquer afin de réussir quelques captures. Aucun dragage ne fut toléré pas les "Thymallins" et autres poissons. 


En effet, lors de cette après- midi, nous avons capturé des ablettes, des chevesnes, des vandoises en plus de quelques ombres. Cela faisait longtemps que je n’avais pas pêché autant d’espèces dans une même journée : j’ai apprécié ! Peu à peu, moins d’éphémères défilaient sur la surface et les gobages disparurent. La température baissait : il était temps de rejoindre les voitures.

Visiblement, chacun des participants a apprécié le fait de voir une si grosse éclosion. Encore un peu et on se serait cru sur le vieux Rhin à la belle époque. Un brin de soleil aurait également apporté un peu de couleur dans ce paysage un peu trop gris pour faire de belles photos.

Seul ombre au tableau, si je peux dire, sur cet autre secteur aucun poisson dépassant les 30 Cm ne fut capturé. C’est plutôt étrange ... Autre constat fait en cours de matinée, cette mousse blanche visible que de l'eau est un peu brassée par le moindre courant. Ce n'est pas signe d'une grande qualité d'eau, ceci explique peut-être en partie la baisse du nombre de thymmalidés ...

A la revoyotte !

jeudi 1 janvier 2015

Bonne année 2015 !


En ce premier jour de l'an 2015, je vous présente tous mes vœux. J'espère que 2015 sera une bonne année halieutique. Je vais essayer de faire renaître de ses cendres le blog que j'ai un peu laissé à l'abandon en 2014. C'est ce que j'ai déjà fait hier en créant une nouvelle page pour le huitième salon des pêcheurs d’Épinal ou j'espère vous voir toujours aussi nombreux et même encore plus !


A la revoyotte ...

jeudi 10 juillet 2014

Week-end chez tonton la pêche


Au mois de mai dernier, je sais cela date un peu … J’avais la joie de recevoir, pour quelques jours, mon petit neveu âgé de 10 ans. Ce dernier, lorsqu’il était plus petit m’appelait « tonton la pêche ». Cela faisait longtemps que nous avions décidé d’organiser un petit séjour chez moi mais à chaque fois, cela tombait à l’eau, si je puis dire. Encore cette année, pour les grandes vacances, pas moyen de se voir. Le long week-end du 8 mai étant la seule possibilité: c’est à ce moment que Tobias est venu à la maison accompagné de Mamie.

Au départ je voulais lui faire découvrir la pêche de la carpe au coup en carpodrome mais cela fut impossible en raison de l’organisation d’un concours sur le lieu choisi. La solution de repli était de pêcher en étang des poissons un peu plus petits. L’ami Marc COLLINET, moniteur guide de pêche s’est chargé de toute la préparation pour cette après-midi de pêche au coup. Le matin, nous sommes allés récupérer une station Rive qui allait bientôt devenir mienne et un peu de barda. ( Et oui! je retourne parfois à mes premières amours. Il faut dire que j’en ai passé du temps au bord du canal de Marne au Rhin les fesses vissées sur mon panier. )

En tout début d’après-midi nous retrouvâmes Marc à l’étang. Ce fut une totale découverte pour Tobias qui pêche de temps en temps mais pas de cette façon. Pour cette première partie de pêche, nous allions pêcher à la grande canne à déboîter. Marc, l’expert, assistait Tobias si bien que rapidement, les premiers "poissonnets" tombèrent au fond de la bourriche. Plus tard, quelques tanches nous donnèrent du fil à retordre et cela nous amusa beaucoup. L’après-midi passa à une vitesse folle et je peux dire sans me tromper que Tobias s’est éclaté.


Le lendemain matin, nous sommes allés donner un coup de main aux membres du club mouche, la Phrygane spinalienne, qui s’employaient à nettoyer le parcours no-kill d’Epinal. Ceci dans le but de sensibiliser mon neveu un peu plus à l’environnement. Profiter de la pêche en achetant une carte, c’est bien mais respecter l’environnement, c’est mieux. ( Je profite de cette petite phrase pour dire qu’à mon sens chaque pêcheur devrait consacrer une journée de travail à l’AAPPMA dont il dépend en achetant sa carte. Ceci serait à mon sens une réelle avancée vers la prise de conscience qu’il faut préserver les rivières et autres plans d’eau. Cela permettrait peut-être d’éviter certains comportements inacceptables, comme par exemple ceux qui laissent leurs déchets sur place après une partie de pêche …)

L’après-midi, nouveau rendez-vous à l’étang avec Marc pour découvrir la pêche aux leurres des carnassiers. Que de merveilles dans les boîtes, même moi j’en prends plein les yeux à chaque fois. Après quelques explications, nous étions à pied d’œuvre. Malgré une belle technique pour une première fois, aucun carnassier n’est venu taper sur les leurres. Quel dommage! j’aurais tant aimé voir Tobias aux prises avec un brochet. Un jour peut être…
Pendant ces trois jours, Tobias a également fabriqué ses premières mouches artificielles sous l’œil bienveillant de « tonton la pêche » et Mamie qui jouait au reporter photographe. Ce fut une expérience différente pour moi qui ait l’habitude d’expliquer le montage des mouches à des adultes. Mon gaillard faisant preuve d’une concentration extraordinaire: le résultat fut excellent. L’expérience ayant plu à Tobias, elle fut renouvelée.

Dans la continuité, j’aurais aimé lui faire découvrir la pêche à la mouche mais ce n’était pas la bonne occasion. J’espère pouvoir faire cela prochainement depuis une barque au réservoir de la Moselotte. Il est vrai que depuis une embarcation, il n’est pas utile de savoir lancer bien loin pour prendre quelques poissons. Affaire à suivre …

Au moment de se dire au revoir, j’avais un peu « les goldens » car j’avais passé quelques jours vraiment formidables. Derrière la carapace, il y a un être humain. Merci à toi Maman d'être venu avec Tobias. En plus des souvenirs à jamais dans ma mémoire, il me reste le dessin représentant un " poisson chat mangeur de mouches " ! (MIAOUUUUU)


Avant de terminer cet article, je voudrais remercier Marc pour sa générosité et sa gentillesse car c’est aussi en grande partie grâce à lui que nous avons passé ces bons moments. 

MERCI et à la revoyotte …

jeudi 24 avril 2014

Difficile gestion


Aujourd’hui, pas de poisson ni de belle  image. Je souhaite apporter une réponse à un anonyme qui avait laissé un commentaire au sujet de "la réglementation de 2014". La lisibilité des commentaires n’étant pas optimale, je préfère carrément y consacrer un article.

Commentaire de l’anonyme :

Serait-il envisageable de faire une pétition pour la protection de l'ombre et l'absurdité de ce retour en arrière ?

Il faudrait aussi en faire une pour stopper tous les rejets d'égouts ou d'industrie dans la Moselle (a Épinal par exemple au niveau de l’hôtel ibis, ou encore vers la ZI de Chavelot où un industriel relâche une eau d'une couleur plus que dégueulasse et en toute impunité). L'ombre est un poisson fragile, très sensible à la pollution, et c'est par pour rien qu'il est considéré par les scientifiques comme un bio-indicateur de la qualité de l'eau.

C'est désespérant que les politiques ne comprennent pas l'intérêt de préserver les rivières (et trop de pêcheur aussi, ce qui se comprend encore moins). La pêche de loisir est pour beaucoup de pays un ressource économique très importante et c'est vrai seulement parce qu’ils ont donné une grande importance à leur milieu aquatique avec des règles strictes.

Je pense qu'en France, le système d'AAPPMA n'est pas efficace. Il nous faut une gestion plus harmonieuse et global de nos cours d'eau avec une vrai autorité compétente qui s'appuie sur des études scientifiques et non pas sur le désir des pêcheurs (et surtout des viandards). Une gestion à la patchwork n'a jamais été efficace.


Ma réponse :

Quand on connait l’investissement des pêcheurs et le poids des pétitions, ce serait gaspiller de l’énergie pour rien. Il suffit de voir ce qui s’est passé sur le Doubs, la Loue, la Bienne, pour en être convaincu.De plus,  cette mesure a été prise à titre expérimental pour une année. La période sélectionnée n’est pas la plus propice pour pêcher l’ombre donc il vaut mieux être patient pour le moment.

Concernant les pollutions, il y a en effet des rejets. Maintenant, sans mesure précise et juste avec notre simple regard de pêcheur cela peut choquer. Il faut tout de même savoir que les entreprises sont surveillées et ne peuvent rejeter en toute impunité, tout et n’importe quoi. Je suis convaincu qu’il y a un impact sur la rivière mais comment faire autrement ?  Personnellement, j’ai déjà œuvré pour faire stopper quelques rejets sur d'Épinal. La commune est réactive mais cela peut prendre de gros délais car il y a un coût financier et des études à faire. Le rejet en face l’hôtel Ibis est répertorié depuis un moment. Le problème n’est pas permanent d’où la difficulté de trouver son origine.
En accord avec le Maire d'Épinal, je compte faire le point des rejets sur la ville prochainement et les transmettre afin d’essayer d’en supprimer quelques-uns. Nous avons un Maire qui essaye de faire un maximum et prend en compte nos requêtes. C’est loin d’être le cas partout et pour cela je le remercie publiquement.


Au sujet des AAPPMA, il y a sans doute beaucoup à dire. L’efficacité de ces dernières est souvent liée à la participation des pêcheurs. Pour faire simple, sur une AAPPMA d'environ deux mille adhérents, comment seul un conseil d’administration pourrait tout gérer tout en  sachant qu’ils sont limités à 15 membres ? L’investissement des pêcheurs est quasi nul.  Il suffit de voir la moyenne d’âge des conseils d'administration pour se rendre compte que les jeunes ne s’investissent pas. En revanche les critiques et les donneurs de leçons sont très actifs sur les réseaux sociaux …

Je suis invité aux réunions de conseil de mon AAPPMA et je peux témoigner qu’ils abattent du boulot. Mais pour autant ils ne sont pas aidés par l’administration d’une manière générale. Un des problèmes récurrents à mon sens est que, de plus en plus, l’état se dégage de nombreuses responsabilités et compte sur le bénévolat. Un simple exemple: la garderie. Où est l’époque du CSP et des "gardes fédéraux" ? Les gardes-pêche particuliers, c’est bien. Mais il ne faut pas oublier qu’ils sont limités dans leurs actions et que surtout nombre d’entre eux travaillent. Ils ne peuvent pas remplacer des professionnels qui pourraient être sur le terrain tous les jours …

Je finirai ce sujet  en invitant les pêcheurs à se sentir concernés par la vie de leur AAPPMA et pour les plus concernés d’entre eux de demander à entrer dans les conseils d'administration afin d’apporter leurs idées.



J’ai essayé de répondre en étant le plus objectif possible mais il y a sans doute encore beaucoup à dire.
A la revoyotte …

mercredi 23 avril 2014

Visite de l'ami Helvète


Il y a déjà quelques années, bientôt dix ans, je rencontrais un personnage haut en couleur.  Sans faire durer le suspense plus longtemps, il s’agit de mon ami helvète, Daniel. J’ai déjà eu l’occasion de relater sur le blog quelques-unes de nos aventures. En cherchant un peu, vous les trouverez sans doute. Cette fois, Daniel m’avait passé un courriel pour m’expliquer qu’il souhaitait faire un petit séjour dans ma région vers le quinze avril. Après quelques échanges de courriels, j’ai réussi à me libérer un créneau sur une journée. A cette saison, il est bien difficile de trouver un bout de rivière où la pêche est possible sans déranger les ombres en pleine période de reproduction ou tout juste sorti du frai. Je ne fais pas partie de cette population de pêcheur qui se permet tout et n’importe quoi et qui plus tard dans la saison viendra se plaindre …

Ce seize avril, le "jeune padawan", Seb, est de la partie également. Une fois la rivière choisie, il ne nous reste plus qu’à trouver un ou deux poissons disponible. La rivière est très basse, très claire et le fond déjà colmaté ! Il n’y a pas d’éclosion, quelques truites sont visibles mais impossible à pêcher. Le vent du nord et aussi nord-est par moment ne favorise pas nos desseins. Au bilan, le matin, les trois comparses que nous sommes sont capots. Ce n’est pas un problème, le temps passé ensemble nous procure déjà une immense joie. Durant la matinée, je ferai un cliché bien sympathique que je suis heureux de vous présenter ci-dessous. Une toute petite truite de l’année qui, je l’espère, deviendra grande si elle ne croise pas un de ces "viandards" sur la longue route qui la mènera jusqu’à la reproduction …


Les truites se reproduisent sur certains secteurs : il s’agit de véritables sanctuaires qu’il faut absolument protéger. Voilà en partie pourquoi je ne dis plus grand-chose sur les endroits que je fréquente. Pendant une période, je pensais pouvoir partager: je me suis trompé ! Il y a trop de pêcheurs malhonnêtes pour donner les bons plans.
Dans l’après-midi, sur un secteur à l’abri du vent, la partie de pêche a vraiment commencé. Quelques timides gobages s’offraient à nos yeux. Je vais garder en souvenir le premier poisson possible à pêcher que nous avons laissé à notre ami helvète. Un gobage régulier se produisait sur un amorti de courant. L’approche de Daniel fut tellement parfaite que lors du posé de réglage, sur la droite de la truite en poste, une autre truite a sauté sur l’artificielle. Surpris, le ferrage de Daniel fut bien trop appuyé et la casse inévitable. Quelques minutes plus tard, la belle gobeuse de l’amorti prenait la pose avant de retourner à l’élément liquide.


Durant presque tout l’après-midi, nous avons eu la chance de trouver quelques poissons en poste. Aussi bien sur les courants que contre des roches ou encore le long des souches. Il a fallu par moment sortir toute notre science pour parvenir au but ultime: capturer une truite. Le vent ne nous a pas quittés un seul instant et cela nous a valu une situation plutôt amusante. Sur les vingt derniers mètres de rivière qu’il restait  à pêcher, c’était au tour de Sébastien de tenter sa chance. Malheureusement, sa mouche sèche s’est fichée dans une branche. Les poissons tant convoités continuaient à se saisir des derniers éphémères qui dérivaient. Il aurait été dommage de déranger tout ce petit monde bien à table et surtout de ne pas les tenter. Nous avons demandé à Sébastien de ne pas bouger. Il a juste relevé sa canne afin que nous puissions à notre tour essayer de capturer une belle. En deux temps, trois mouvements, Daniel et moi avons réussi à prendre chacun une truite ! Cela nous laissera à tous les trois un bon souvenir même s’il aurait été préférable que le jeune "padawan" capture un de ces poissons. N’est pas le roi de la branche qui veut …

Je reverrai mon ami Daniel dès ce week-end car le club mouche la phrygane de Fribourg fête ses vingt années d’existence au réservoir de la Moselotte et je suis cordialement invité pour le repas du soir. Nous partagerons donc la partie de pêche une fois de plus avec grand plaisir.

A la revoyotte …