mercredi 13 avril 2011

Mortalité sur la Haute Moselle


Pour une fois, je ne vais pas vous dire que tout est rose, il est révolu le temps du monde des bisounours où tout le monde est beau tout le monde est gentil ! Cet après midi j’avais envie de prendre l’air et j’ai suivi comme souvent le chemin de la rivière, plus particulièrement la haute Moselle. Sachant les ombres en train de frayer ou venant de terminer, j’avais espéré pêcher à la nymphe à vue ou en sèche à vue afin de pouvoir taquiner une truite ou deux ! Et bien voilà, rien de tout cela, j’ai repéré une seule truite qui a fui toutes nageoires dehors en m’apercevant. Il faut dire que le fond de la rivière est rempli de mousse, la visibilité est amoindrie, et sur ce coup là, les truites ont l’avantage !

J’ai bien repéré quelques ombres mais il est encore bien trop tôt pour les pêcher, la trace de leurs ébats est à peine visible sur les quelques gravières, la mousse à déjà presque tout recouvert. Je me demande ce que la reproduction va bien pouvoir donner cette année ?
Le truc qui est déjà sûr c’est qu’il y a eu une certaine mortalité, voir la photo ci-dessous.


Sans vouloir comparer avec les rivières franc-comtoises, qui comme chacun le sait subissent des mortalités désastreuses pour la survie même des espèces, je m’étonne d’avoir trouvé sur un parcours d’un kilomètre pas moins de six poissons sur le dos ! Je suis parfaitement au courant que le frai des ombres provoque toujours un peu de mortalité. Cette année avec les eaux bien trop basses de ce début de saison peut-être que les pertes sont plus conséquentes ? Je me pose de nombreuses questions, plus les années passent moins il y a d’eau, les renoncules et autres callitriches apparaissent de plus en plus tôt dans la saison. Le fond se colmate de plus en plus, l’été dernier j’avais pris des photos du fond de la Moselle vers Rupt sur Moselle que j’avais transmises à la fédération de pêche des Vosges tellement cela m’avais paru étrange. Lire cet article pour plus de précisions.
Serait-ce enfin le moment d’annoncer la mort prochaine de la rivière Moselle ? En attendant, elle agonise, preuve en est, cette truite morte elle aussi.


Je ne comprends rien à la mort de ce poisson, à croire qu’il a été coupé à la gorge en deux endroits différents. Pêcheur irrespectueux ? Problème sur la rivière ? A suivre …


J'espère ne pas avoir à refaire ce genre de post trop souvent, je préfère de loin vous montrer des choses plus agréables que ces poissons morts, mais il faut dire aussi les choses quand cela ne va pas. Donc ça, c'est fait !
Maintenant il devient urgent que de la pluie arrive pour redonner un peu d’air, ou devrais-je dire d’eau, à tout ce petit monde aquatique !

5 commentaires:

La Chambre Noire a dit…

Salut Manu,

Un constat malheureusement général sur l'Est ...

On ne m'enlèvera pas de l'idée qu'il y'a une pollution latente des sols qui sort au fur et à mesure que les débits baissent ... un manque de dilution?

Si la pluie n'arrive pas, la saison s'annonce courte et lourde en mauvaises nouvelles.

@+ Hervé

christophe a dit…

Salut camarade, je t'ai rencontré ce jours là, j'étais avec un clients et son épouse. Ils ont été choqué des 8 poissons morts que nous avons croisé. Je pense qu'effectivement la concentration de "polluants" divers et variés n'est pas une utopie. Cependant,les poissons présentants des tâches blanches sont nombreux et ne me rassure pas!

Pascal DOMENECH a dit…

Salut Manu,

Je suis allé au toc Jeudi soir sur la Moselotte et observé le même problème: mortalité de quelques ombres et j'ai vu une truite posté avec des tâches blanches!
Donc à surveiller, c'est inquiétant!surtout si il y a le même souci sur la Moselle!
A+ Pascal

Marc COLLINET a dit…

Salut Manu,
Tout à fait d'accord avec Hervé, une pollution latente des sols due à plus d'un siècle d'industrialisation mais ce qui est également inquiétant, c'est le peu d'intérêt que portent les autorités sur ce problème récurant. Et il en va de même pour les plantes invasives...

Dark Vaders a dit…

Et oui les amis, à force de jouer aux apprentis sorciers, la nature se vengera ...
Nous ne sommes pas au bout de nos peines !