mercredi 20 avril 2011

Journée de poisse sur l’Ornain !


Cela faisait bien longtemps que la poisse ne m’avait pas poursuivie aussi longtemps. L’histoire débute samedi 16 Avril au petit matin pour la sortie mensuelle de pêche programmée de longue date avec le club de pêche à la mouche d'Épinal. Rendez vous à sept heures tapantes sur le parking habituel, en face de chez Renault route de Saint-Dié, le département de la Meuse sera notre point de chute, plus précisément l’Ornain près de Ligny en Barrois. Délai de route, environ une heure et trente minutes d’où ce rendez vous matinal. Nous sommes sept participants répartis dans deux voitures, petite halte pour un passage éclair à la boulangerie et un peu avant neuf heures, nous sommes au Bar le Terminus afin de se procurer les cartes journalières mais aussi de prendre un petit café.

Comme nous sommes peu nombreux, je décide de changer un peu de parcours au moins pour le matin et c’est à Naix aux Forges que nous nous rendrons, dans un premier temps au centre du village et là, c’est la stupeur, il n’y a pas d’eau, la rivière ne coule pas sous le pont car elle est déviée au niveau d’un barrage dans un bras qui passe au sein du village !

Déplacement un peu plus en amont cette fois il y a bien plus d’eau, impossible même de rentrer dans cette dernière du moins sur la partie où nous sommes stationnés. J’explique le parcours brièvement afin que chacun puisse se répartir comme il l’entend. Nous formons trois groupes, Michel et un Dominique vers l’amont, Laurette, Yves et un autre Dominique dans le parc où nous sommes stationnés, avec Sébastien je décide de prendre la direction aval non sans m’être équipé de cuissarde auparavant. Je me souviens qu’il y a un barrage avec une espèce de dérivation qu’il va falloir traverser mais je suis loin de me douter de ce qui va m’arriver, l’endroit parait un peu envasé donc nous passerons quelques mettre plus loin. Séb passe en éclaireur avec son waders sans encombre, j’observe jusqu’où le niveau monte et comme je suis plus grand, cela passera forcement pour moi, même en cuissarde. Seulement j’ai oublié un détail de poids si je puis dire, j’ai oublié que quelques kilos nous séparent et donc en cours de traversée, je me rends compte que je m’enfonce bien plus que mon prédécesseur et qu’au final l’eau monte de telle sorte que je commence par remplir les deux cuissardes et je vais tremper jusqu’à la dynamo ! Je peux vous dire que l’eau n’est pas spécialement chaude en ce milieu avril. Après cette épique traversée nous découvrons le secteur aval un peu plus tourmenté mais aucun gobages à l’horizon. Quelques centaines de mètres plus en aval, nous commençons à pêcher juste au dessus du dernier radier avant le gros plein du barrage du village, Séb a repéré le déplacement d’un poisson, il le tente et réussi à lui faire prendre la mouche sèche mais il se décroche, le bougre !


En cours de matinée, nous montons une bordure quand mon padawan aperçoit à nouveau un poisson, la truite est de belle taille et je n’avais rien vu, après quelques lancés avec sa sèche qui visiblement n’intéresse pas le poisson, mon padawan fait fuir la truite de quelques mètres vers l’amont au moment où le fil passe sur cette dernière. Je scrute le fond et je retrouve le poisson, cette fois je vais le tenter à mon tour. Compte tenu de l’épisode précédent, je relie une nymphe « buillon d’olive » à mon bas de ligne et pendant que je procède à ce changement, la truite vient chercher un insecte en surface. Le spectacle est aussi soudain qu’imprévisible, la truite se décale de plus d’un mètre vers nous et en aval, gobe et vient se replacer, le tout à la vitesse de l’éclair. Je ne changerais pas de décision, je pêcherai en N.A.V. Le temps que je calcule l’endroit où je vais devoir poser ma nymphe, je vois cette truite qui nymphe par deux fois, je me dis, à ce moment là, qu’elle ne va pas avoir le choix, elle est à table donc d’ici peu elle devrait faire ma rencontre. Caché comme nous sommes, la truite ne voit pas le piège arriver et après quelques lancers, j’exécute la dérive parfaite, la fario se décale à très grande vitesse, elle prend, je ferre, j’ai bien senti qu’il y a eu contact mais elle n’est pas pendue ! Elle monte plus en amont, j’ai raté l’immanquable ! J’ai un semblant d’explication, à midi en rangeant ma canne je me suis rendu compte que le fil était passé autour du blank entre l’ anneau de pointe et son précédent.. Peut-être que cela a joué au moment du ferrage ? Impossible à savoir, plus tard je tenterais un autre poisson mais sans véritablement être convaincu de pouvoir le prendre. Je laisse mon padawan un peu seul pour me rendre sur le barrage où je vais observer des barbeaux gigantesques en train de frayer. Je montrerai cela à Sébastien avant de quitter le secteur car il est plutôt rare de voir des poissons de cette taille là, plus de quatre-vingts centimètres, c’est certain. Je connais certains pêcheurs vosgiens qui pour gagner le concours de la plus grosse prise avec le journal Vosges Matin se feraient un plaisir de pêcher ces poissons là. Pour la traversée de la dérivation nous contournerons un peu plus loin et cette fois je ne prendrais pas l’eau. Au pire cela n’aurait pas été un drame car je n’avais pas séché, à peine le haut du pantalon.

Arrivé aux voitures, la matinée a été plutôt calme, peu de prises mais une est à signaler, sur le plein un des Dominique a capturé une truite arc en ciel ! Je ne comprends pas ce que cette espèce de poisson fait dans l’Ornain et visiblement elle n’est pas seule car après le repas, une autre arc en ciel sera décrochée. Je suis inquiet de voir que ces truites soient introduites dans des rivières de ce type. Je ne vais pas m’étendre sur le sujet ne connaissant pas assez les motivations des dirigeants de l’AAPPMA la Linéenne. Le repas pris sous le soleil m’a permis de sécher un peu même si parfois le soleil jouait à cache cache avec les nuages. En guise de dessert, Laurette, nous avait préparé des cakes aux brimbelles, ils étaient excellents et je crois ne pas avoir été le seul à les apprécier … A l’inverse des truites, les gourmands étaient de sortie !


Après ce grand moment de convivialité, nous avons repris les autos pour se diriger vers l’aval du parcours à Nançois sur Ornain, parcours de mes nombreuses heures à découvrir la pêche à la mouche. Une fois sur place j’explique le secteur à ceux qui ne connaissent pas et c’est reparti pour une après midi de fly-fishing attitude. Cette fois je m’équipe du waders plutôt sombre de chez décathlon car je suis sûr d’en avoir besoin au moins tout en aval du parcours dans le secteur calme. Tout en expliquant la façon dont nous allons aborder ce secteur, je demande à Séb de s’arrêter, je viens de repérer une truite en poste. Je suis en train d’attacher une petite nymphe lorsque mon padawan Domi arrive, malheureusement le soleil transperce les arbres de ses rayons et mon padawan avec son waders beige se retrouve éclairé, la truite prend peur et disparaît, je ne la reverrais pas. Décidément rien ne se passe comme il faudrait, c’est la dure réalité de cette journée et ce n’est pas fini !

Nous allons essayer de rester planqué derrière les arbres à attendre qu’une truite ou deux se manifestent, sans succès, afin de tenter la pêche en N.A.V. Ensuite, tentative de repérage sur la bordure d’en face au cas où un poisson serait à table, rien non plus de ce coté là ! Plus tard, je tente un secteur plus mouvementé où j’ai de vieux souvenirs qui me reviennent, notamment un après midi pluvieux où j’avais touché plus d’une vingtaine de truites dans ce secteur uniquement, comme si tout les poissons de la rivière s’étaient donné rendez vous pour tâter de ma mouche, une émergente de grande éphémère. Que de souvenirs car aujourd’hui, rien, à peine une toute petite riquette que je vais brillamment décrocher, une fois de plus. Pendant ce temps là, les membres du groupe se déplacent sur les différents secteurs et ce n’est pas la panacée, il n’y a pas grand poisson à prendre. Séb va avoir le bonheur d’apercevoir quelques gobages et le loisir de toucher à nouveau une truite, il faut dire que le secteur est propice, seulement un sanglier qui ne va pas le faire exprès va passer par là et stopper l’activité des poissons, c’est moche !


Moi je suis un peu démotivé mais après une petite pose, je reprends des forces et me dirige vers le virage derrière chez ‘rhovyl’ la aussi j’ai le souvenir de quelques moments extraordinaire. Je me poste juste en amont de Domi qui pêche la rive d’en face sur le radier. J’observe pendant un long moment et rien ne se passe, je décide de pêcher l’eau, quelques petits postes sont présents sur la fin du pool. Tout en me déplaçant au ralenti et surtout sans faire la moindre vague, j’aperçois enfin ce que je suis venu chercher. Un gobage presque imperceptible sur la rive en face perce la surface de façon très régulière, si le franc était toujours d’actualité, je dirais que la taille du gobage correspondait à un diamètre légèrement supérieur à celui d’une pièce de cinq francs. L’affaire parait compliquée pour présenter une mouche sur le chemin du poisson mais après une approche digne d’un sioux, je pense que je vais réussir ce coup. Il va falloir pêcher en travers de la rivière, le courant est bien plus fort devant moi que là où se trouve la truite, elle est postée le long des racines d’un arbre à proximité d’un amoncellement de branches, la partie va être serrée. Derrière moi, une bordure et des arbres partout m’empêchent de faire un lancer classique, je tente un lancer à l’horizontale à distance respectable du gobage pour ne pas effrayer le poisson en poste. Je constate que la dérive sera forcément très courte à cause de l’eau qui tire plus fort devant moi.

Allez, maintenant il faut tenter le coup, je sors plus de soie, je fais le même lancer que le coup précédent, l’artificielle arrive un peu trop loin du poisson qui ne se déplacera pas. J’attends afin d’être sûr de ne pas l’avoir effrayée et bingo, la truite gobe à nouveau. La tension est à son comble, je veux ce poisson, je sais que je suis capable d’arriver à poser mon petit éphémère émergent juste où il faut. Je rajoute encore quelques centimètres de soie, je m’applique et suis dans ma bulle, rien ne peux m’arriver, je fais le lancer parfait que je termine par un poser zigzag afin de retarder le dragage au maximum, la mouche dérive à moins de dix centimètres du bord, elle arrive dans l’axe du poisson, exactement comme les vraies mouches que la goulue intercepte régulièrement. Tout à coup le moment magique se produit, la truite gobe l’artificielle, cette fois le rond est plus marqué que tout à l’heure, un ferrage plutôt appuyé s’en suit car j’ai peur que la truite se réfugie dans les morceaux de bois devant la souche de l’arbre. Ouf, elle vient vers moi, c’est un joli poisson, le combat semble bien engagé, mon padawan qui n’est pas très loin a entendu qu’il se passait un truc, il a tourné la tête au moment du ferrage. La truite se défend comme une diablesse, elle est de fort belle taille comme prévu, elle ne se laisse pas faire et finie par se décrocher ! Je pousse un cri de rage accompagné de noms d’oiseaux. Je n’en crois pas mes yeux et comme me le dira Domi quelques secondes plus tard, j’avais pourtant bien fait le plus difficile.

Le double rond symbolise le poste de la truite
Après cet épisode supplémentaire, je commençais sérieusement à penser que cette journée n’était pas faîtes pour moi et j’étais maudit par les cieux, Saint-Pierre m’avait abandonné. Pris dans cette spirale négative, j’ai encore loupé quelques petits poissons au ferrage plus en amont en remontant vers les voitures mais ceux là n’avaient que peu d’importance par rapport aux précédents. Sébastien à un moment a capturé sur le même secteur trois truites dont une valait la photo, donc j’ai abandonné mon poste pour venir la faire.

Ensuite, je remonte vers l’amont afin de pêcher les deux derniers postes ou l’an dernier même j’avais secoué quelques poissons. (cf. l'article de l'an dernier). Soudainement j’entends au loin un cri, que je reconnaîtrais parmi des centaines, mon padawan vient de hurler pendu !!! Domi s’était amusé, à défaut de truites, sur un banc de barbeaux et un de ces derniers venait de croquer dans sa nymphe. La bagarre dura un moment et le poisson se laissa mener à l’épuisette. Bravo Domi, jolie prise ! C’est juste dommage pour la photo elle aurait put être plus jolie si quelqu’un était à coté de toi pour la prendre. Une autre foi, sans doute.


Après tout ces bons moments l’heure était déjà bien avancée, quasiment dix neuf heures, il fallait prendre une décision, soit rentrer, soit essayer un hypothétique coup du soir … Finalement, tout le monde était vanné et nous avons repris la direction d’Epinal. De toutes façons vu le peu de poissons aperçus et les quelques mouches éclosent en journée, il aurait fallu avoir une sacrée dose d’optimisme pour croire à un dantesque coup du soir. Ainsi s’achève cette sortie sur la rivière Ornain avec pour moi le sentiment d’avoir déjoué de malchance depuis le départ. Maintenant il faut positiver et passer à autre chose, la prochaine fois, ça ira mieux voilà tout. Avant de conclure cette news, je voudrais faire un petit clin d’œil à Laurette et Yves qui, eux aussi comme moi, n’ont pas eu la chance de capturer le moindre poisson durant de cette journée. Ne perdez pas confiance, vous avez fait d’énormes progrès et cela va finir par payer. Ci-après une phrase issue de leur mail de cette semaine, cela n’est-il pas la finalité de notre club, se faire plaisir ?

Nous avons bien apprécié la sortie de samedi même si nous sommes rentrés bredouilles.
L'essentiel étant de s'être fait plaisir.

mercredi 13 avril 2011

Mortalité sur la Haute Moselle


Pour une fois, je ne vais pas vous dire que tout est rose, il est révolu le temps du monde des bisounours où tout le monde est beau tout le monde est gentil ! Cet après midi j’avais envie de prendre l’air et j’ai suivi comme souvent le chemin de la rivière, plus particulièrement la haute Moselle. Sachant les ombres en train de frayer ou venant de terminer, j’avais espéré pêcher à la nymphe à vue ou en sèche à vue afin de pouvoir taquiner une truite ou deux ! Et bien voilà, rien de tout cela, j’ai repéré une seule truite qui a fui toutes nageoires dehors en m’apercevant. Il faut dire que le fond de la rivière est rempli de mousse, la visibilité est amoindrie, et sur ce coup là, les truites ont l’avantage !

J’ai bien repéré quelques ombres mais il est encore bien trop tôt pour les pêcher, la trace de leurs ébats est à peine visible sur les quelques gravières, la mousse à déjà presque tout recouvert. Je me demande ce que la reproduction va bien pouvoir donner cette année ?
Le truc qui est déjà sûr c’est qu’il y a eu une certaine mortalité, voir la photo ci-dessous.


Sans vouloir comparer avec les rivières franc-comtoises, qui comme chacun le sait subissent des mortalités désastreuses pour la survie même des espèces, je m’étonne d’avoir trouvé sur un parcours d’un kilomètre pas moins de six poissons sur le dos ! Je suis parfaitement au courant que le frai des ombres provoque toujours un peu de mortalité. Cette année avec les eaux bien trop basses de ce début de saison peut-être que les pertes sont plus conséquentes ? Je me pose de nombreuses questions, plus les années passent moins il y a d’eau, les renoncules et autres callitriches apparaissent de plus en plus tôt dans la saison. Le fond se colmate de plus en plus, l’été dernier j’avais pris des photos du fond de la Moselle vers Rupt sur Moselle que j’avais transmises à la fédération de pêche des Vosges tellement cela m’avais paru étrange. Lire cet article pour plus de précisions.
Serait-ce enfin le moment d’annoncer la mort prochaine de la rivière Moselle ? En attendant, elle agonise, preuve en est, cette truite morte elle aussi.


Je ne comprends rien à la mort de ce poisson, à croire qu’il a été coupé à la gorge en deux endroits différents. Pêcheur irrespectueux ? Problème sur la rivière ? A suivre …


J'espère ne pas avoir à refaire ce genre de post trop souvent, je préfère de loin vous montrer des choses plus agréables que ces poissons morts, mais il faut dire aussi les choses quand cela ne va pas. Donc ça, c'est fait !
Maintenant il devient urgent que de la pluie arrive pour redonner un peu d’air, ou devrais-je dire d’eau, à tout ce petit monde aquatique !

dimanche 10 avril 2011

Protection contre les rongeurs


Encore un petit coup de pouce pour notre formidable terrain de jeu au coeur de la cité des images. Ce samedi avec l’aide de deux padawans, Domi et Séb, nous avons mis en place des grillages de protection pour tenter de sauver les quelques saules sur la rive gauche de la moselle. Il faut dire qu’un ou plusieurs castors voir peut être même des ragondins viennent se faire les dents sur ces arbres plutôt tendres de temps à autres. La preuve en image sur l’arbre ci-dessous qui est à moitié rongé, il revient de loin !



Depuis notre dernier élagage une entreprise semble t-il mandaté par VNF est venue enlever les deux arbres tombés en travers du chemin en rive gauche. Elle en a profité pour couper de nombreux arbres et il n’en reste plus guère. Il est grand temps de sauver les arbres qui peuvent encore l’être. L’année dernière j’avais essayé de replanter quelques arbres, il n’en reste que quelques uns, j’espère que cette intervention les sauvera, d’une part des castors et autres rongeurs mais aussi de nos outils quand il sera temps de couper la renouée du japon. Nous avons profité qu’il nous restait un peu de temps en fin de matinée pour casser les premières pousses de fallopia, il semble que si le polygonome est coupé plusieurs fois à hauteur de 40 à 50 cm cela épuise le rhizome, test en cours …


Merci les padawans ! Que la force soit avec nous ...

lundi 4 avril 2011

NAV et Bagarre à Sommedieue


Flashback sur la sortie au réservoir de Sommedieue du 26 Février dernier, je vous avais parlé de m’être fait piéger comme un gamin sur une île par une truite géante, padawan Domi m’a envoyé une vidéo où l’on voit un morceau du combat. Pour mémoire j’ai touché cette truite à mes pieds et le temps de le dire j’étais sur la backing !

Dans ce montage vidéo retraçant quelques bons moments de la journée vous verrez les conditions météorologiques, le peu de lumière et les poissons retords ...

Dans un premier temps la fausse rivière où je n’ai pas réussi à prendre le moindre poisson en début de journée, je me suis rendu compte de la force du courant en revenant sur le secteur dans l’après midi. A l’aide de nymphes légèrement plombées j’ai capturé de jolis poissons dont la fine mouchetée en photo. Sur le même secteur, mon padawan capture une fario, dommage mais aucune image de la bête. Elle était un peu maigre de corps et nous pensions en capturer d’autres mais il n’en a rien été. Ça sera sans doute pour une prochaine fois au domaine de Sommedieue …

samedi 2 avril 2011

Nymphe à Vue au réservoir de la Moselotte


La dernière sortie du club mouche d'Épinal s’est déroulée en ce début de printemps au réservoir de la Moselotte, samedi 26 Mars, et c’est une sortie où de nombreux membres étaient présents. Quasiment une vingtaine de participants se sont donc retrouvés à la fraîche pour certains et plus tard pour d’autres sur les bords du réservoir de la Moselotte.

Comme nous étions quelques uns arrivés très tôt, il ne restait plus qu’à s’équiper en attendant que la base de loisir ouvre ses portes. Pour moi, c’était sûr, j’attaquerais en N.A.V, donc j’avais sorti ma canne Orvis Hélios 9’ # 5 - 4 brins avec action tip flex 9.5, un long bas de ligne de plus de six mètres avec une pointe en fluorocarbonne (Rio fluoroflex plus) de 12.7 de diamètre avec une longueur de 2.20 mètres. Une petit nymphe non lestée en guise de leurre et hop, il ne restait plus qu’à filer à la pêche non sans s’être inscrit au préalable et avoir bu le traditionnel café au bar de la base de loisir.

Qui est ce pêcheur ?
Quelques padawans commencent à pêcher à vue et c’était aussi l’occasion pour eux de se mesurer aux poissons du lac. Les conditions de pêche ne sont pas optimales pour la pêche en N.A.V mais restent acceptables malgré tout. A peine que la pêche avait débuté qu’un padawan, petit Séb, s’écrie pendu, un premier poisson avait croqué dans une petite nymphe en faisant.

Ensuite bien d’autres membres du club ont pris leur premier poisson de la journée, certains en sèche, d’autres au streamer, chacun en fonction de son niveau technique à réussi à extirper des eaux, un voir plusieurs poissons durant la matinée. Un peu avant midi j’ai changé de technique, j’ai noué un "chirolastic" à la place de la nymphe, en raison du vent qui ridait la surface de l’eau et m’empêchait de pêcher en N.A.V. Pendant un bon moment, les prises se sont succédées les unes aux autres au point d’excéder mes compères les plus proches … Il était désormais temps d’aller se restaurer avant que quelques padawan mettent leur menace à exécution, me noyer !

Le repas pris sous l’abri à coté du bar fût comme toujours gargantuesque et surtout un grand moment de partage. Pour changer j’avais apporté un petit blanc, Pouilly-Fuissé ou pas, conservé au frais dans la glacière, un pur régal. Il en reste encore 5 bouteilles … Laurette nous a une fois de plus gâtés avec la confection du dessert. Et c’est le ventre plein que la partie de pêche a pu reprendre.

Crédit photo: Djeanco
Avec bien du mal j’ai tenté d’expliquer à deux vieilles mains la pratique de la N.A.V et après quelques déboires, eu égard au vent principalement, j’ai enfin réussi à leur faire voir quelques prises de nymphes avec soit le blanc de la gueule soit un déplacement du poisson. L’objectif était atteint, désormais il ne leur reste plus qu’à mettre en application l’exercice. Un autre Séb a eu besoin de refaire le point avec la technique, apparemment ce fût concluant, puisque après il a enchaîné les prises. Après ce bon moment, j’ai terminé le tour du lac en croisant de-ci de-là quelques amis du club, chacun a pris du poisson et c’est bien là l’essentiel. Je crois que sur cette journée je me suis à nouveau fait un bon copain, le vent qui m’a poursuivi dans les moindre de mes déplacements. Quel pénible !!!

Nous avons fini très tard avec encore quelques poissons mais cette fois à l’aide d’un chiro sur la plage qu’il fallait lancer à très grande distance. Puis l’obscurité nous a obligés à abandonner la partie, la fatigue nous gagnait aussi, et de toute façon les poissons n’étaient plus très actifs.

La prochaine sortie aura lieu en rivière et j’ai déjà hâte d’y être...

jeudi 17 mars 2011

Une cure de jouvence pour le parcours No-Kill d'Epinal


Nous sommes mi Mars, la nature sort doucement de sa léthargie, les premiers insectes commencent à éclore et la pêche de la truite vient d’ouvrir, le temps me semble encore long pour aller jusqu’au mois de Mai et l’ouverture de la pêche de l’ombre mais plus particulièrement celle du parcours sans tuer d'Épinal. Aussi en cette période il était temps de faire une petite cure de jouvence à ce parcours. En plus du traditionnel nettoyage qui précède l’ouverture, cette année nous avons décidé de rafraîchir quelques saules. Autant le faire nous même proprement plutôt que de voir certains arbres massacrés en cours de saison par des riverains peu scrupuleux sous prétexte que les arbres leurs gênent la vue ! Pour cette opération nous avons concentré nos efforts sur la partie en rive gauche aussi bien sur l’amont que sur l’aval du parcours ce qui permettra à n’en pas douter, de mieux pêcher la partie plus dédiée aux carnassiers.

Crédit photo: Laurette

De nombreux membres du Club Mouche la Phrygane Spinalienne avaient fait le déplacement pour cette opération, qu’ils soient remerciés pour leur action. Il faut dépenser beaucoup d’énergie pour faire un nettoyage de la sorte, la benne ne peut être stockée qu’au niveau du chalet des pêcheurs et le parcours en rive gauche et assez long mais surtout scabreux par endroit ! Donc encore une fois bravo à tous.

Merci également à la fédération de pêche des Vosges pour sa participation avec la présence de l’agent de développement garderie. Arnaud, merci !
Enfin, merci aussi à la ville d’Épinal pour son soutien et la mise à disposition de bennes à déchets verts, à savoir que trois bennes ont été remplies.

Crédit photo: Laurette

Rendez-vous à la prochaine séance de nettoyage le vendredi 13 Mai 2011, où cette fois il y aura la renouée du japon et les ronces à éliminer. Si une crue ne survient pas d’ici là, du bois sera à enlever sur les îles en rive droite ainsi que des caddies qui sont arrivés avec la dernière crue en décembre 2010. Pour le moment, le parcours a subit une belle cure de jouvence, il ne reste plus qu'a laisser nos chers thymallus se reproduire tout en espérant qu'il n'y aura pas trop de perte pendant le frai.

lundi 7 mars 2011

Fly fishing à Sommedieue ou le temple de la N.A.V


En cette fin d’hiver, le "club mouche la phrygane spinalienne" organisait sa sortie mensuelle dans le département de la Meuse sur le superbe terrain de jeu qu’est le domaine de Sommedieue. Dés notre arrivé, le temps semblait être avec nous contrairement à l’an passé où le temps était resté pluvieux tout le long de la sainte journée. Ce matin 26 février 2011, un léger vent soufflait et le fond de l’air était plutôt frais mais avec nos vêtements spécialement adaptés pour les conditions hivernales, aucun problème. Chacun s’équipe, qui, va pêcher comment ? Je mets quoi ? Une nymphe, un chiro, une émergente … Pour ma part j’ai ma petite idée sur la question, connaissant le lieu réputé pour la clarté de ses eaux, il serait dommage de ne pas pêcher en nymphe à vue si la luminosité le permet. Voilà, tout le monde est prêt et s’affaire déjà à trouver sa petite place, sur le domaine. Le premier plan d’eau, en face du lodge, a été pêché d’une manière très rapide par une équipe inconnue, donc je décide de commencer par celui-ci, je relie une petite nymphe en faisant et une tête en fil de montage noir cerclé de fil de cuivre. Je tente deux ou trois poissons mais la lumière est telle qu’il m’est bien difficile de ferrer au bon moment.


En cette période la rivière " la Dieue" n’est pas encore ouverte, donc il faut pêcher exclusivement les plans d’eau ou les petits canaux qui les relient entre eux. C’est dans un de ces derniers appelé " la fausse rivière" que je retrouve mon padawan en train de pêcher en N.A.V sur une truite qui apparaît plus sombre que les autres et très proche de la surface. Après quelques réglages et encouragements appuyés, la truite viendra tout bonnement engloutir la petite nymphe et finir dans l’épuisette. C’était bien une fario, pensant en reprendre d’autre dans la journée, nous n’avons pas réalisé de photos, dommage …
A mon tour j’ai bien tenté quelques truites dans ce petit canal mais rien n’y a fait, entre le manque de précision, une visibilité plus que moyenne, et peut être un petit problème de profondeur de pêche, je me suis arraché les cheveux un moment pour finalement capituler et aller plus en amont du domaine. Durant le déplacement vers le plan d’eau le plus en amont appelé la source, j’ai touché quelques poissons mais cela n’était pas simple car toujours ce problème de luminosité, le ciel était d’un blanc laiteux et cela ne favorisait pas mes desseins.

Cet endroit du domaine est le plus extraordinaire par la clarté de l’eau, la végétation y est très particulière, à priori de la famille des "characea" qui aurait la propriété d'assimiler le carbonate de calcium autrement appelé calcaire. Un vol de grue et venu perturber la tranquillité relative du moment, je ne saurais dire le nombre mais il y avait un grand nombre de ces oiseaux. La source, l’eau est cristalline et les poissons aussi visibles que le nez au milieu de la figure, le vent redouble d’intensité et il faut composer avec. Je ferai deux fois le tour du plan d’eau et changerai au moins cinq fois de nymphe avant de prendre un poisson, il est mérité le bougre. Seulement à partir de ce moment je décide d’aller rejoindre les amis du club pour voir si tout se passe bien, tout le monde ou presque a pris du poisson dans la matinée, d’autres on eu leur chance mais le poisson fut plus malin …


Juste après midi, la cloche sonnait afin de battre le rappel pour rejoindre la bonne table. Mais avant ça, un petit whiskey Irlandais derrière la cravate je me suis glissé, un petit Jameson ne peut pas faire de mal, celui là m’a un peu réchauffé ! Le repas étant compris dans le prix de la journée, c’est bien sympa pour une fois de se faire servir et de ne pas avoir trente six gamelles à sortir. Après ce bon repas au moment du café, Laurette nous a sorti les macarons à la framboise et les petits gâteaux, nous étions aux anges. Seulement, une fois le nez dehors, ce n’était plus la même histoire, la pluie avait pris ses quartiers sur le domaine et elle tombera quasiment tout l’après midi. C’est vraiment dommage car cela fait deux fois que je me rends sur le domaine et cela fait deux fois qu’il pleut, j’espère qu’un jour j’aurais la chance de pêcher dans de vraies bonnes conditions. Il faut dire que le choix de la saison y est pour beaucoup, je reste persuadé que les conditions sont plus facile après le 15 avril, probabilité de trouver plus de poissons à table, une eau plus chaude et des poissons qui arrêtent de se courir après, bref, nous avons fait le choix de nous y rendre à cette saison car le coût est moins élevé, soixante deux €uros à la place de quatre vingt dix. La probabilité de trouver un temps plus clément est également bien plus grande, peut être qu’un jour je me déciderai à y aller au bon moment, affaire à suivre…


Durant l’après midi, quelques poissons ont été pris dont quelques uns avec de petites oreilles de lièvre dans la pellicule, j’en connais qui vont garder un bon souvenir de ces moments là.
Les acharnés de la N.A.V aussi ont réalisé quelques coup de ligne fameux avec aussi tout de même quelques beaux échecs. Je me suis fais piéger comme un gamin par une splendide bête de 60 + comme on lira sur certains forums, sur une île j’avais repéré une truite géante qui était à l’arrêt mais ne semblait pas s’alimenter quand soudain je l’ai vu ouvrir doucement la gueule pour aspirer quelque chose. Je me suis donc mis dans l’idée de la tenter, mais un arbre me gênait pour lui faire la présentation convenable, après bien des déboires et quelques changements de nymphes, j’ai finalement vu cette truite avancer tout doucement vers la petite nymphe, en quill de paon et dubbing de lama imitant un chironome, à peine ouvrir la gueule et la refermer, j’ai levé le bras et c’était pendu ! C’est après que cela s’est gâté, j’avais au bout de la ligne un monstre de puissance que je n’ai pas réussi à contrôler. Dés le départ, il a fallu que je passe la canne derrière l’arbre qui me gênait au début et la truite en a bien profité le temps que je ne pouvais rien faire pour prendre le large. Ensuite comme j’étais sur une île la truite avait plus de facilité que moi pour se déplacer et elle en a profité pour partir comme une furie sur ma gauche, j’ai bien tenté de la renverser par deux fois en inclinant la canne très rapidement mais compte tenu de la distance à laquelle elle était, le truite n’a pas senti ma tentative de retournement. Ensuite la maligne, s’est réfugiée sous une racine où j’ai réussi à me rendre rapidement, je sentais les coups de boutoir du poisson dans la canne, soudainement la truite tire à nouveau très fort, j’arrive à libérer la soie de la racine mais quelques dixièmes de secondes plus tard, c’est la casse …

Nul doute que le bas de ligne a souffert au moment du passage dans les racines donc je n’avais aucune chance après cela. Quel dommage, ce poisson valait vraiment la photo et aussi je suis triste de lui avoir laissé un hameçon dans la gueule, même si je sais que cela ne sera bientôt qu’un mauvais souvenir pour elle, un abcès se formera et l’hameçon de vingt disparaîtra. Après ce grand moment, je décide d’aller refaire un tour sur le secteur du matin, le petit canal entre les plans d’eau " la fausse rivière" et cette fois, je vais utiliser une nymphe légèrement plombée et cela va payer par deux fois sur de splendides poissons, des fines mouchetées.


Ensuite je finirai sur le plan d’eau de départ, la luminosité et la pluie ne permettant plus la pêche à vue, je ferai quelques essais avec un chiro qui ne seront pas concluant. Petit à petit chacun est revenu au point de départ et la journée a pris fin. Avant de quitter les lieux, nous sommes allés faire un tour au lodge où je me suis procuré une reproduction d’une œuvre de Victor Nowakowski représentant une truite Fario dans son élément que l’auteur a bien voulu dédicacer car il était présent ce soir là au domaine. Après cette bonne journée il ne nous restait qu’à retourner dans les Vosges avec encore deux heures trente de route avec des souvenirs pleins la tête ! Vivement la prochaine sortie au "Domaine de Sommedieue" qui est  à mon avis ce qui se fait de mieux pour la pêche en nymphe à vue d'où le nom donné par mon padawan, le temple de la N.A.V  ...